Résumé

Charles Dodeman Le Secret du livre d'heures

Fuyons! regagnons l'Europe !
— Plus tard.
— Non, de suite!
— Et pour quoi faire ?
— Pour réparer notre crime, répliqua l'espion d'une voix sourde.
— Quel crime? fit le prophète en tressaillant, de quel crime parles-tu ?
— Tu le sais bien ! Songe à l'orfèvre ! Songe à Michel Cornaro ! Le prince!... Coccoz!... Et les femmes!... Lucia!... Nella!... La rebouteuse !... Et le moine !... Le moine dont le regard avait pénétré mon cœur!... Il avait prévu le crime... Et... il m'a reçu en confession... Il m'a pardonné... Méric, partons!... Qui sait?... On les a peut-être jugés...
Source : Gallica

Charles Dodeman Le Secret du livre d'heures

Un espion, lui? Mon neveu, un espion?
— Comment! cet homme est votre neveu? Où est-il?
— Mais chez moi,... c'est-à-dire chez Lucia Cornaro... Il ne sort jamais... Peut-être sa conscience n'est-elle pas tranquille, il craint de vous rencontrer.
— Pourquoi?
— Non. N'insistez pas, je vous en prie!
— Méric, vous êtes mon ami, n'est-ce pas? Eh bien, dites-moi ce que Marchaggi a pu faire.
— Oh! je n'en sais rien... Du moins, je n'en suis pas assez sûr.
Diable! vous iriez lui donner un coup d'épée.
— J'irais de ce pas, s'il a fait ce que je crois deviner : qu'il est l'auteur de la trahison!
Source : Gallica

Charles Dodeman Le Secret du livre d'heures

« A mort! à mort!
— Il a été envoyé par le duc pour se venger de la défaite de Chillon !
— Et pour tuer le prisonnier évadé !
— La haine des papistes ne se désiste jamais !
— A bas les papistes!
— Mort au moine assassin!
— A mort! à mort! »
Casaubon entendait cela sans rien perdre de son impassibilité. Il était sûr, en son for intérieur, de l'innocence de frère Benoît; mais il se sentait dominé par lui, par la grandeur simple de son mutisme, par l'influence qu'il avait sur les esprits, sans le secours d'aucune action matérielle.
Source : Gallica

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