Résumé

Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Par mer et par terre : le batard

Dieu soit loué ! ce crime épouvantable sera donc vengé !
— Je vous le promets, monseigneur, répondit don Sylvio Carvajal d’un accent glacé.
Le marquis de Palmarès tressaillit ; mais, se raidissant par un effort suprême :
— Quel affreux malheur, mon cher don Carlos ! Comme vous devez souffrir, vous aussi ! s’écria-t-il d’une voix larmoyante en se frappant le front d’un air navré.
— Comme vous, mon frère, répondit Olivier qui avait peine à retenir ses larmes, j’espère que justice sera faite de l’assassin, dussé-je, pour obtenir cette justice, aller jusqu’à la reine régente elle-même !
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Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Par mer et par terre : le batard

Ce fut le duc qui le rompit.
— Mon fils, dit-il d’une voix faible comme un souffle et qu’une vive émotion intérieure faisait trembler, approchez-vous de moi ; plus près, plus près encore ; mes forces m’abandonnent, je sens que la mort étend sa main sur moi.
— Mon père !...
— Ne m’interrompez pas, mon fils, mes instants sont comptés, je vais mourir. Après m’être confessé à Dieu, je dois vous demander, à cette heure suprême, pardon, à vous dont j’ai rendu la vie si misérable.
— Mon père ! s’écria Olivier, dont le cœur se brisait.
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Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Par mer et par terre : le batard

Votre femme est un ange, vous savez combien elle vous aime ; elle est jalouse : elle souffre de ces bruits, qui arrivent jusqu’à elle.
— C’est vrai, monsieur le duc ; moi-même j’en ai souffert. Je suis chevalier d’honneur de l’infante ; mes charges me retiennent à la cour ; je m’échappe aussi souvent que je le puis ; le bonheur est pour moi à Balmarina, près de la marquise.
— Je vous crois, je veux vous croire, marquis ; je vous sais bon, vous ne voudriez pas rendre malheureuse votre femme, ma bien-aimée fille.
— Dieu m’en garde, monseigneur et père !
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