Gustave Aimard,
Les Francs-tireurs
“ Il était facile de découvrir que chacun d’eux soutenait un combat intérieur ; enfin le Jaguar parvint à apaiser l’orage qui grondait dans son cœur, et il reprit d’une voix ferme : — Merci de votre réponse loyale, capitaine ; en aimant Carméla vous usez de votre droit comme j’use du mien en l’aimant aussi ; que cet amour, au lieu de nous séparer, soit un lien plus fort entre nous. Carméla est digne de l’amour d’un galant homme. Aimons-la chacun de notre côté, faisons-nous une guerre franche, sans trahisons ni fourberies ; tant mieux pour celui qu’elle préférera. ”
