Gabriel Ferry,
Revue des Deux Mondes
“ Le héron blanc, l’oiseau de la solitude, se tient immobile le long de ces cours d’eau, où le daim, qui vient d’échapper haletant au loup des prairies, court rafraîchir ses flancs baignés de sueur, où le cheval sauvage, l’œil inquiet, les naseaux fumans, vient étancher sa soif. Plus loin, ce sont d’immenses solitudes dont le vent courbe les hautes herbes et que sillonnent les bisons effrayés ou les rapides coursiers des éclaireurs indiens. Cependant la marche se continue à travers mille obstacles. Carlos le Mexicain est devenu le guide de la caravane. ”
