Gabriel Ferry

Gabriel Ferry

Résumé

Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry Le Coureur des bois

« Seigneur comte de Mediana, reprit Fabian, qui voulait tenter une dernière chance, dans cinq minutes le poignard ne projettera plus d’ombre.
– Je n’ai rien à dire du passé, répondit don Antonio, je n’ai plus qu’à m’occuper de l’avenir de mon nom. Maintenant, ne vous méprenez pas sur le sens de mes paroles que vous allez entendre : sous quelque forme qu’elle se présente à moi, la mort n’a rien qui m’épouvante.
– J’écoute, dit doucement Fabian.
– Vous êtes bien jeune, Fabian, reprit Mediana ; le sang versé n’en pèsera que plus longtemps sur vous. »
Source : Wikisource

Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry Le Coureur des bois

Seul de tous les guerriers, l’Oiseau-Noir n’avait pas fermé les yeux. Les guetteurs étaient à leur poste, immobiles comme des statues de bronze florentin.
Le premier, interrogé sur les événements de la nuit, répondit :
« Le brouillard n’est pas plus silencieux que la rivière, les guerriers blancs qui ont échappé au feu n’auraient pu s’enfuir à la nage, à moins d’être muets et silencieux comme les poissons sous l’eau. »
Tous les autres répondirent dans le même sens.
« C’est bien, » dit l’Indien dont l’œil brilla d’une joie farouche.
Source : Wikisource

Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry Le Coureur des bois

« Mais ce secret, s’écria Tiburcio, je dois seul le connaître, m’a-t-on dit. Ah ! don Estévan le possède aussi !... Ah ! don Estévan alors pourra me dire qui est l’assassin de mon père ! je le haïssais déjà tant... Oh ! mon Dieu ! s’écria-t-il en frappant du pied, faites que ce soit lui-même !
— Prie Dieu plutôt qu’il te fasse grâce ! » s’écria une voix dont le son arracha à Rosarita un cri d’effroi, tandis qu’une forme noire traversait comme un trait l’espace qui séparait Tiburcio de ses deux espions.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature