Gabriel Ferry,
Le Coureur des bois
“ « Seigneur comte de Mediana, reprit Fabian, qui voulait tenter une dernière chance, dans cinq minutes le poignard ne projettera plus d’ombre. – Je n’ai rien à dire du passé, répondit don Antonio, je n’ai plus qu’à m’occuper de l’avenir de mon nom. Maintenant, ne vous méprenez pas sur le sens de mes paroles que vous allez entendre : sous quelque forme qu’elle se présente à moi, la mort n’a rien qui m’épouvante. – J’écoute, dit doucement Fabian. – Vous êtes bien jeune, Fabian, reprit Mediana ; le sang versé n’en pèsera que plus longtemps sur vous. » ”
