Diaz

Définition et enjeux

Jeanne Thilda,  Impressions d’une femme au salon de 1859

“ C’est l’écueil de certains partis pris que la facilité avec laquelle les imitateurs en saisissent le secret. Il y a plusieurs peintres qui font des Diaz avec assez d’habileté. Diaz charme, étourdit avec ses étincelantes pochades ; il vous prend les yeux et les sens comme on prend les alouettes au miroir ; on voudrait vivre toujours à l’ombre de ses forêts, au milieu de ses femmes kaléidoscopiques. On se passionne pour sa verve, pour sa fantaisie, jusqu’au moment où les lourdes et grossières imitations qu’on en fait vous agacent au point de vous indisposer contre Diaz lui-même. ”
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Portrait de Philippe Burty Philippe Burty,  Maîtres et petits maîtres (1877)

“ Pendant toute une période, Diaz s'éprit aussi de Prud'hon. Il crut avoir saisi son attrait secret, sa volupté contenue. Dans des couchers de soleil vénitiens et dans des clairs de lune romantiques, il évoqua des Magiciennes, des Délaissées, des Folles amoureuses, assises dans des bois solitaires, cachant leur visage dans leurs mains, baignant de leurs larmes les fruits de leurs amours coupables. Faire sangloter la beauté est un problème délicat. Diaz l'a résolu avec goût et avec grâce. ”
Source : Gallica

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie,  Peintres et sculpteurs contemporains… (1874)

“ M. Diaz a obtenu une troisième médaille en 1844, une deuxième en 1846, une première en 1848 et il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1851.
mence à jeter sa poudre blanche sur ces cheveux, ces sourcils épais, ces mâles moustaches, qui donnaient à la physionomie du peintre — étrangement noire, avec deux grands yeux embrasés — quelque chose de fantastique. Mais, sous ses cheveux grisonnants, Diaz n'a rien perdu de son énergie et de sa vivacité espagnoles. Il marche avec ardeur, malgré sa jambe de bois qu'il appelle en riant: Mon pilon!
”
Source : Gallica

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