Horace Vernet

Définition et enjeux

Amédée Durande Joseph, Carle et Horace Vernet… (1864)

Horace Vernet avait pris cette fière devise : « Malgré tout! » Mais ce défi lancé au destin était inutile; jamais carrière d'artiste ne fut plus constamment heureuse.
Il serait injuste, disons plus, il serait puéril de vouloir juger d'après les principes éternels du Beau l'œuvre d'un homme qui, toute sa vie, a fait profession de ne rien comprendre aux spéculations plus ou moins profondes de l'esthétique. Ce qu'Horace Vernet recherchait avant tout dans les arts, c'était la vérité, non pas la reproduction brutale de ce qui est laid et repoussant, mais l'image d'objets choisis avec goût.
Source : Gallica

Amédée Durande Joseph, Carle et Horace Vernet… (1864)

Moi, Horace Vernet, je suis heureux d'avoir osé présenter ma poitrine, en remplissant un devoir et en payant une dette de reconnaissance au public, devant lequel on n'ose pas encore attaquer ma peinture. Tant que ce même public voudra de moi, je serai sur la brèche. Quand je serai vieux, pourquoi me respecterait-il moins qu'un Invalide?
Source : Gallica

Portrait de Théophile Silvestre Théophile Silvestre Les artistes français : études d'après nature (1926)

M. Horace Vernet est l'homme le plus sensible de la terre aux hommages; il n'en sera jamais rassasié; il boit les louanges, les yeux fermés, comme des élixirs, et personne mieux que lui ne peut dire après le peintre anglais Northcote : « J'avale tout ce qui est doux ! » Ses façons, qui mettent tout le monde à l'aise, lui ont fait beaucoup d'amis, des amis comme lui, passagers et volages, car il n'est trempé ni pour l'amour ni pour la haine. Aucune passion glorieuse ou funeste n'a jamais pris racine en cet homme inconstant, qui change de goûts et de relations comme de chemises.
Source : Gallica

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