Charles Ernest Beulé,
Éloge de M. Horace Vernet : prononcé dans la séance publique du 3 octobre 1863
(1863)
“ Il sentait que le peintre de batailles doit autant qu'un autre chercher son idéal, qu'il doit jeter un voile sur les atrocités de la guerre, en choisir les côtés éclatants et généreux ; car ce que l'histoire admire, ce n'est pas le sang répandu à flots, c'est la gloire achetée par le sacrifice et purifiée par l'humanité. Prodiguer sa propre vie, épargner celle de l'ennemi qui fléchit, voilà l'honneur des armées françaises ; Vernet ne s'y est jamais mépris, et son exemple oblige ceux qui aspirent à lui succéder. ”
