Résumé

Portrait de Charles Ernest Beulé Charles Ernest Beulé Éloge de M. Horace Vernet : prononcé dans la séance publique du 3 octobre 1863 (1863)

Il sentait que le peintre de batailles doit autant qu'un autre chercher son idéal, qu'il doit jeter un voile sur les atrocités de la guerre, en choisir les côtés éclatants et généreux ; car ce que l'histoire admire, ce n'est pas le sang répandu à flots, c'est la gloire achetée par le sacrifice et purifiée par l'humanité. Prodiguer sa propre vie, épargner celle de l'ennemi qui fléchit, voilà l'honneur des armées françaises ; Vernet ne s'y est jamais mépris, et son exemple oblige ceux qui aspirent à lui succéder.
Source : Gallica

Portrait de Charles Ernest Beulé Charles Ernest Beulé Éloge de M. Horace Vernet : prononcé dans la séance publique du 3 octobre 1863 (1863)

Il est français par l'originalité et l'improvisation ; français par l'audace, la légèreté, le tact; français par la clarté et le bon sens ; français par l'allure brillante, belliqueuse, un peu brusque, avec une teinte de sensibilité ; il est français surtout parce que son cœur a battu avec le cœur de la France, parce que son pinceau la consolait dans ses revers et l'exaltait dans ses jours de triomphe. C'est pourquoi sa gloire est entrelacée à notre propre gloire ; après avoir été, pendant sa vie, un peintre si populaire, il reste, après sa mort, notre peintre
national.
Source : Gallica

Portrait de Charles Ernest Beulé Charles Ernest Beulé Éloge de M. Horace Vernet : prononcé dans la séance publique du 3 octobre 1863 (1863)

Vernet, enfant de 89, ne flatte pas les grands de la terre; pour lui, les héros, ce sont les soldats. Une révolution a brisé devant eux les barrières ; ils commandent à leur tour et s'assoient sur les trônes. Les soldats occupent donc le premier plan ; ils remplissent le tableau, comme ils couvrent le champ de bataille. Plus de fictions dans la peinture non plus que dans l'histoire, et l'honneur dè la victoire est rapporté à
cette armée intelligente, patiente, enflammée, qui n'est pas seulement la force vive du pays, mais qui en est l'expression.
Source : Gallica

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