Résumé

Portrait de Henry Houssaye Henry Houssaye La Peinture de batailles. — Le nouveau tableau de M. Meissonier et l’exposition des œuvres de Pils

Au second plan, dans la neige, sous un ciel gris et bas, chemine avec le froid au corps et le froid au cœur, une longue colonne d’infanterie, qui tient plus d’un troupeau que d’une armée. L’effet est sinistre, l’impression poignante. De même pour l’apothéose, M. Meissonier n’a pas peint la bataille, il a peint la veille de la bataille, qui est gagnée d’avance. Il a montré Napoléon voyant défiler devant lui les soldats enthousiastes de cette immense et magnifique armée qui aime son empereur comme un père, l’adore comme un dieu et est prête, s’il lui plaît, à poursuivre la conquête du monde.
Source : Wikisource

Portrait de Henry Houssaye Henry Houssaye La Peinture de batailles. — Le nouveau tableau de M. Meissonier et l’exposition des œuvres de Pils

Cette longue colonne perdue dans l’immensité de la steppe blanche, marchant à l’aventure sous un ciel gros de neige et semant sa route incertaine de cadavres et de moribonds, est comme une vision de cette tragique retraite. Ces soldats, grenadiers, chasseurs, vélites, cuirassiers et dragons démontés, dont le visage qu’ont pâli la souffrance, la fatigue, la faim, conserve encore un caractère de farouche résolution, sont pris sur le vif par la double vue du poète et de l’artiste.
Horace Vernet a livré autant de batailles sur la toile que Napoléon en a gagné sur le terrain.
Source : Wikisource

Portrait de Henry Houssaye Henry Houssaye La Peinture de batailles. — Le nouveau tableau de M. Meissonier et l’exposition des œuvres de Pils

Solides à cheval, ne faisant qu’un avec leur monture, portant orgueilleusement leur bel uniforme : dolman et culotte vert foncé, pelisse rouge et épais kolback dont les poils retombent jusque sur les yeux, ces hommes ont une attitude aisée et martiale, une mine farouche et débonnaire. On voit qu’ils sont fiers d’être l’avant-garde de l’escorte impériale, de marcher devant leur empereur ! Le cheval de l’un d’eux, qui, vu en raccourci, de face, s’encapuchonné sous la main rigide de son cavalier, est vraiment admirable.
Les cuirassiers du premier plan sont loin d’atteindre à cette perfection.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature