Henry Houssaye,
La Peinture de batailles. — Le nouveau tableau de M. Meissonier et l’exposition des œuvres de Pils
“ Au second plan, dans la neige, sous un ciel gris et bas, chemine avec le froid au corps et le froid au cœur, une longue colonne d’infanterie, qui tient plus d’un troupeau que d’une armée. L’effet est sinistre, l’impression poignante. De même pour l’apothéose, M. Meissonier n’a pas peint la bataille, il a peint la veille de la bataille, qui est gagnée d’avance. Il a montré Napoléon voyant défiler devant lui les soldats enthousiastes de cette immense et magnifique armée qui aime son empereur comme un père, l’adore comme un dieu et est prête, s’il lui plaît, à poursuivre la conquête du monde. ”
