Résumé

Géricault... : huit reproductions fac-simile en couleurs (1913)

Gros pouvait être un chef de file, pas un modèle.
Ces modèles, Géricault les chercha tout naturellement où ils sont, dans le passé. Son carton sous le bras, on le vit tous les jours se rendre au Louvre et s'abîmer dans un travail forcené de copie. Mais, là encore, c'est le tempérament, l'inclination naturelle qui guident le choix du jeune artiste. Certes, il a l'âme assez haute, l'esprit assez large pour admirer tous les maîtres, mais pour beaucoup d'entre eux, l'admiration ne va pas jusqu'à l'amour.
Source : Gallica

Géricault... : huit reproductions fac-simile en couleurs (1913)

Géricault, de retour à Paris, semble oublier un peu qu'il est peintre. Tenté par des amis mal inspirés, poussé par cet impérieux besoin de richesse qui le torture toujours, l'artiste néglige la peinture pour se livrer à la spéculation. La fièvre de l'or le harcèle sans cesse. Il met dix mille francs dans une banque qui tourne mal, et il perd son argent. Loin de se rebuter, il s'obstine et met des fonds dans une entreprise de pierres artificielles. Dans ces affaires, il perd son argent et son temps ; il finit par y perdre la vie.
Source : Gallica

Géricault... : huit reproductions fac-simile en couleurs (1913)

Malgré ce minutieux besoin de vérité documentaire, il y avait trop de fougue, de vigueur chez Géricault, pour que le naufrage de la Méduse demeurât un simple procès-verbal illustré de la catastrophe ; il y a introduit l'immensité du désespoir, l'horreur de la mort et aussi cette énergie sauvage qui rattache l'homme à la vie et lui fait avidement scruter cet horizon mouvant où, tout d'un coup, peut surgir le salut. Quand il s'agit de fixer la composition, Géricault hésita longuement.
Source : Gallica

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