Théodore Géricault

Définition et enjeux

Portrait de Georges Bell Georges Bell Pradier ; par Georges Bell (1852)

Pendant que tant de beaux génies tombaient prématurément, il portait juvénilement le poids de ses soixante années, et, au milieu de nous, lui, le contemporain de Géricault, qui déjà nous paraît si loin, était bien plus de notre âge que tant d'artistes descendus après lui dans l'arène et qu'une vieillesse précoce ronge chaque jour sous nos yeux.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Planche Gustave Planche Revue des Deux Mondes

J’insiste sans hésiter sur les études de Géricault, parce qu’il serait impossible d’expliquer autrement la prodigieuse habileté qui éclate dans ses œuvres. Si je négligeais d’examiner les épreuves de toute nature auxquelles il s’est résigné avant d’aborder la conception et l’exécution d’une œuvre originale, son talent ne serait plus qu’un effet sans cause, ou du moins l’admiration, qu’on ne pourrait lui refuser, ne s’adresserait pas aux facultés qui ont marqué sa place. On aurait tort, en effet, de croire que Géricault soit un talent spontané.
Source : Wikisource

Charles Clément Géricault, étude biographique et critique… (1879)

« Et d'ailleurs, voulez-vous que je vous le dise? ce que vous faites-là est le travail d'un insensé. » — « Et il avait bien raison, ajoutait Géricault, car, vous comprenez, je copiais bien le tableau exactement, mais j'avais imaginé d'y mettre de l'énergie, et vous pouvez juger quelle belle chose cela devait faire. » Telle est l'histoire qu'on a tant brodée. Géricault ne travailla plus désormais dans l'atelier personnel de Guérin,
mais il resta dans celui des élèves, où le maître continua à lui donner des leçons.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature