Gustave Planche,
Revue des Deux Mondes
“ C’est dans la sincérité du poète que nous devons chercher l’origine et la vie des images que nous admirons, ingénieux et discret, s’il n’eût pas éprouvé les émotions qu’il essaie de peindre, tous ses efforts viendraient échouer contre la parole rebelle ; ému, passionné, les mots s’échappent de sa bouche comme l’eau jaillit d’une source vive. La poésie ainsi comprise n’est plus une œuvre de l’esprit, mais un cri de l’ame ; l’art disparaît tout entier dans la spontanéité de la pensée, ou plutôt n’est-ce pas là le comble de l’art ? ”
