René Doumic,
Revue des Deux Mondes
“ Je vous l’ai dit assez, cher ami, que je n’étais qu’une bonne femme et qu’il ne fallait m’aimer que parce que je vous aime. Mais quand on aime comme moi, quand on aime comme Elvire et moi jusques à en mourir — n’est-on donc qu’une femme pleine de cœur ? Mais pourquoi mal interpréter ce mot ? Ce n’est pas vous, mon amour, qui l’avez dit et peut-être devrais-je l’entendre autrement. Combien avec autant d’amour n’a-t-on pas de cœur en effet ! Comme le mien bat dans ma poitrine ! Comme il brûle ! Comme il est à la fois dans mon esprit, dans mon imagination et dans l’amour ardent qui m’enflamme ! ”
