“ La mer ! partout la mer ! des flots, des flots encor. L’oiseau fatigue en vain son inégal essor. Ici les flots, là-bas les ondes ; Toujours des flots sans fin par des flots repoussés ; L’œil ne voit que des flots dans l’abîme entassés Rouler sous les vagues profondes. Parfois de grands poissons, à fleur d’eau voyageant, Font reluire au soleil leurs nageoires d’argent, Ou l’azur de leurs larges queues. La mer semble un troupeau secouant sa toison : Mais un cercle d’airain ferme au loin l’horizon ; Le ciel bleu se mêle aux eaux bleues. * — Faut-il sécher ces mers ? ”
Mer
Définition et enjeux
La mer désigne une vaste étendue d’eau salée, couvrant 71 % de la surface terrestre, et englobe océans, mers ouvertes ou fermées ainsi que certains lacs salins. Contrairement aux océans, les mers sont souvent partiellement encadrées par des masses terrestres, comme la Méditerranée.
Dans la littérature, elle inspire à la fois admiration et mélancolie : Victor Hugo la décrit comme une force infinie et indomptable, tandis que Jean Richepin en fait un symbole de fragilité et de cycles naturels. Son rôle dans le droit international, sa salinité variable et ses mouvements complexes en font un élément central de la géographie, de la climatologie et de l’écologie.
Citations sur la mer
Auguste Barbier,
Iambes et Poèmes
(1898)
“ Qui tient dans ses bras l'univers, Qui le ventre au soleil, comme la nymphe antique, Livre à qui veut ses flancs ouverts ! C'est la mer ! c'est la mer ! — d'abord calme et sereine, La mer, aux premiers feux du jour, Chantant et souriant comme une jeune reine, La mer blonde et pleine d'amour ; La mer baisant le sable, et parfumant la rive Du baume enivrant de ses flots, Et berçant sur sa gorge ondoyante et lascive Son peuple brun de matelots ; Puis la mer furieuse et tombée en démence, Et de son lit silencieux Se redressant géante, et de sa tête immense Allant frapper les sombres cieux ”
“ Ô mer prodigue, apprends à ton cœur l’avarice. Ne souffle pas si fort vers les avides cieux Ces vivantes vapeurs qu’un jour nos tristes races Y chercheront en vain pour rafraîchir leurs yeux. Ne dilapide plus le trésor de tes grâces À l’espace, au soleil, au vent, au sol voleur Qui le boivent sans fin de leurs lèvres voraces. Ô mer, que ton printemps se garde dans sa fleur ! Ô mer, ne hâte point l’heure du noir mystère Où dans l’exhalaison de ton suprême pleur S’envoleront notre être et l’âme de la terre ! ”
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