Alfred Moquin-Tandon,
Le monde de la mer
(1866)
“ Cependant son règne est limité; elle s’affaiblit graduellement avec l’âge, et finit par s’éteindre avec le temps: alors les lois physiques et chimiques reprennent le dessus et détruisent l’organisation. Mais les éléments de cette dernière, d’abord inertes, sont bientôt ressaisis et remis en œuvre par une nouvelle vie. Ainsi, chaque plante, chaque animal se lie avec le passé et se confond avec l’avenir; car toute génération qui surgit n’est que le corollaire de celle qui expire et le prélude d’une autre qui va naître. La vie est le séminaire de la mort. La mort est la nourrice de la vie. ”
