Henri Coupin

Résumé

Henri Coupin Les animaux excentriques (1912)

A la nage, ce cygne est fort élégant ; mais il ne montre toute sa beauté que lorsque, prenant son essor, il étale ses rémiges, dont la blancheur éclatante tranché superbement avec le noir du reste de son plumage. Lorsque plusieurs de ces oiseaux volent de conserve, ils forment une ligne oblique. En volant, ils étendent loin devant eux leur long cou, et le bruissement de leurs ailes se mêle aux cris qu'ils poussent, et qui, de loin, paraissent sonores et harmonieux. Par le clair de lune, ils volent souvent d'un lac à un autre, en s'appelant sans cesse.
Source : Gallica

Henri Coupin Les animaux excentriques (1903)

Ceux-là sont, entre tous, les favoris du ciel ; ils ont reçu en partage, au degré le plus élevé, les qualités dont l'ensemble constitue le charme suprême du chant, et qui se trouvent si rarement réunies chez l'homme : l'agilité, la grâce et le pathétique. Le chant dominateur du rossignol parcourt toute l'échelle des sentiments que la musique peut exprimer, depuis l'ode jusqu'au drame ; tandis que la grive va sans effet du simple cri d'appel au dithyrambe, l'alouette passe de l'idylle champêtre aux plus vifs élans du lyrisme.
Source : Gallica

Henri Coupin Les animaux excentriques (1903)

Le reptile surpris, s'il est loin de son trou, s'arrête, se redresse et cherche à intimider l'oiseau, par le gonflement extraordinaire de sa tête et par son sifflement aigu. C'est dans cet instant que l'oiseau de proie, développant l'une de ses ailes, la ramène devant lui et en couvre, comme d'une égide, ses jambes, ainsi que la partie inférieure de son corps.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature