George Sand,
Lettres d’un voyageur
“ Le rossignol a envoyé une si belle modulation jusqu’à mon oreille, que j’ai quitté le Malgache et toi, pour aller l’écouter dans le jardin. Il fait une nuit singulièrement mélancolique ; un ciel gris, des étoiles faibles et voilées, pas un souffle dans les plantes, une impénétrable obscurité sur la terre. Les grands sapins élèvent leurs masses noires et vagues dans l’air grisâtre. La nature n’est pas belle ainsi, mais elle est solennelle et parle à un seul de nos sens, celui dont le rossignol parle si éloquemment à un être semblable à lui. Tout est silence, mystère, ténèbres ”
