L'insomnie, trouble du sommeil marqué par une difficulté à s'endormir, à maintenir le sommeil ou à se sentir reposé après un sommeil incomplet, a longtemps été considérée comme un simple manque de repos. Cependant, des auteurs comme Edward Pepper l'ont analysée comme un phénomène physiologique et psychologique complexe, liant son intensité à une altération du sang ou à des troubles cérébraux. Tristan Corbière, quant à lui, en fait une métaphore existentielle, illustrant l'agitation mentale qui accompagne un état de veille prolongée.
Jules Dejerine souligne, dans un cadre médical, la nécessité de distinguer l'insomnie subjective de celle qui relève d'une véritable perturbation du cycle veille-sommeil. Ces approches, mêlant science et réflexion philosophique, révèlent une réalité multidimensionnelle : l'insomnie, classée dans la Classification Internationale des Troubles du Sommeil, est non seulement un symptôme de pathologies comme la dépression ou l'anxiété, mais aussi un facteur de risque pour des maladies chroniques, comme le diabète ou certains cancers, selon des études récentes.