Résumé

Edward Pepper Contribution à l'étude de l'insomnie (1877)

Là où un adulte ne rencontre que des conditions impropres au repos, l'enfant s'endort d'un sommeil profond. Partout et toujours il prend la somme de sommeil dont la nature détermine la nécessité; et chacun sait combien ce sommeil de l'enfance résiste aux influences extérieures.
N'est-ce point une leçon dont l'observateur doit faire son profit? La vie naissante est largement favorisée par les périodes de sommeil ; l'anémie soporifique et comparative où est le cerveau, en limite l'usure; ce calme remplace l'activité fonctionnelle de l'état de veille.
Source : Gallica

Edward Pepper Contribution à l'étude de l'insomnie (1877)

L'insomnie tient à la faiblesse, autant qu'à l'altération du sang;
Dans l'ictère grave, l'insomnie est constante. Elle aide à épuiser les forces du malade. « Concurremment avec les autres symptômes graves et les précédents, souvent apparaissent des accidents cérébraux, surtout du délire, calme d'abord, puis violent, furieux, alternant avec de la somnolence et du coma. La maladie se termine dans un état de prostration croissante ; les malades tombent dans le coma, se cyanosent, s'éteignent lentement ou disparaissent tout à coup. »
Source : Gallica

Edward Pepper Contribution à l'étude de l'insomnie (1877)

L'insomnie au contraire, comme le dit Fouquet (2) , est déprimante, elle affaiblit nos forces vitales, fatigue notre intelligence, nous fait reconnaître toute notre fragilité ; elle provoque une sorte d'éréthisme nerveux qui laisse à sa suite les maux de tête, les vertiges, l'épuisement, les névroses, la folie; sa continuité en traîne l'insomnie opiniâtre, invincible, et le malade tombe dans une obtusion des facultés, une hébétude physique et morale qui indique assez quelle atteinte l'insomnie porte à nos facultés mentales, et combien elle menace l'existence elle-même.
Source : Gallica

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