“ Ô juste, subtil et puissant opium ! Toi qui, au cœur du pauvre comme du riche, pour les blessures qui ne se cicatriseront jamais et pour les angoisses qui induisent l’esprit en rébellion, apportes un baume adoucissant ; éloquent opium ! toi qui, par ta puissante rhétorique, désarmes les résolutions de la rage, et qui, pour une nuit, rends à l’homme coupable les espérances de sa jeunesse et ses anciennes mains pures de sang ”
Opium
Définition et enjeux
L'opium, latex du pavot somnifère, est une substance psychotrope aux propriétés analgésiques et sédatives, dont les effets ont fasciné et inquiété penseurs, artistes et médecins depuis l'Antiquité.
Des auteurs comme Arvède Barine le décrivent comme un « baume apaisant » pour les souffrances insurmontables, tandis que Paul Bonnetain souligne ses risques de dépendance et de « cauchemar ». Historiquement lié aux guerres de l'opium et réglementé aujourd'hui par des conventions internationales, il incarne un enjeu médical, culturel et politique transversal.
Citations sur l'opium
Paul Bonnetain,
L'Opium
(1886)
“ Il en était ainsi de toutes ses sensations : l'opium les mélancolisait en les exagérant ; de tous ses rappels du passé : l'opium les exhumait des heures amères; de tous ses songes : l'opium les conduisait au cauchemar. ”
“ Contre l'opium de tout temps déchaîné, Saigne du nez ; mais plus il en murmure, Plus après lui son fils est acharné : Déjà trois fois la coupe salutaire A chancelé dans sa tremblante main ; Déjà trois fois sa bouche sur le verre S'est imprimée et recule soudain. — Monsieur, dit-il, souffrez que je diffère; Bien crois l'opium salutaire et divin Contre mon mal, mais je connais un homme Qui, sans savoir le grec ni le latin, A néanmoins un remède certain ; Et si ce soir je ne dors pas un somme, J'aurai recours à vous demain matin. ”
Delphi Fabrice, L'Opium à Paris (1907)
“ Alors l'opium, de votre propre aveu, peut rendre barbare, sanguinaire ? L'opium rend triste et las, et la tristesse et la lassitude poussent aux mille extravagances. Il y a les voluptueux de l'atrocité comme il y a ceux de l'amour. ”
Auguste Debay, Histoire des sciences occultes depuis l'antiquité jusqu'à nos jours… (1860)
“ L' opium uni à la bangue ( chanvre indien ) , étant pris à l' intérieur ou fumé , appesantit les paupières , procure un heureux sommeil et des songes ravissants . Un mélange d' opium et d' ambre musqué plonge dans une voluptueuse extase , durant laquelle tout est amour , tout est plaisir . Bu avec le café , l' opium excite à la joie , à la gaieté : le front du mélancolique se déride un instant , et les bouches silencieuses d' habitude laissent passer des flots de paroles ; c' est un véritable breuvage exhilarant . ”
Madame Bonifas-Guizot, Leçons de botanique à l'usage des jeunes gens des deux sexes ou Instructions sur le règne végétal… (1840)
“ Les Persans et les Turcs font un grand usage de l'opium pour s'arracher momentanément à cette invincible indolence apathique dans laquelle ils sont plongés. L'opium leur donne une ivresse de quelques heures, une certaine énergie physique et morale ; ils deviennent gais, belliqueux , se repaissent de brillants tableaux et d'images riantes. L'effet de l'opium passé, ils sont plus faibles , plus énervés, plus apathiques qu'auparavant ; mais bientôt ils reprennent de nouveau cette dangereuse substance. ”
Paul Bonnetain,
L'Opium
(1886)
“ L'opium se compose de substances acides sans importance, et somnifères, de substances neutres auxquelles il doit le parfum que vous aimez tant, de sels minéraux, et surtout, surtout, en forte proportion, d'alcaloïdes, — plus d'une vingtaine, qui constituent son danger et son utilité. Je ne vous dirai pas leurs noms, des noms en ine qui vous ennuieraient; du reste vous connaissez les principaux : morphine, codéïne, narcéïne, papavérine, thébaïne, etc., etc. Ils ont des propriétés multiples, sinon antagonistes, et on les connaît bien, n'en déplaise à Herthol. ”
Jules Dumont d'Urville,
Histoire générale des voyages. 1-2…
(1859)
“ On le recueille et on en fait l'opium en larmes, le plus pur, le plus estimé de tous, moins amer et moins vireux que celui qu'on livre au commerce. Cet opium ne sort pas du pays où il se récolte ; il y sert aux consommateurs riches et raffinés. ”
Jean Rambosson, Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses… (1871)
“ On falsifie l'opium avec un grand nombre de substances, entre autres la bouse de vache, la terre, le plomb, le cachou, la fécule, les feuilles de pavot hachées, etc. L'opium est brun, dur; sa saveur est âcre et amère; son odeur nauséabonde et caractéristique. Il se ramollit à une douce chaleur; celle de la main suffit. Lorsqu'on le chauffe au contact de l'air, il s'enflamme promptement. ”
Delphi Fabrice, L'Opium à Paris (1907)
“ Vos observations, judicieuses et justes pour les phénomènes de la vie terrestre, ne sauraient s'appliquer à l'Au-Delà. Nous croyons au contraire fermement que tous les excitants cérébraux, et l'opium au premier rang, sont de merveilleux extériorisateurs de la pensée. Le fumeur d'opium, après quelques pipes, entre dans un état de tranquillité parfaite. La vie d'ici-bas n'existe plus pour lui. ”
“ Chaque homme porte en lui sa dose d’opium naturel, incessamment secrétée et renouvelée, et, de la naissance à la mort, combien comptons-nous d’heures remplies par la jouissance positive, par l’action réussie et décidée ? ”
Paul Bonnetain,
L'Opium
(1886)
“ Il fuma. L'opium lui rendant avec l'énergie du mouvement le désir de chercher dans le voyage des aliments à son rêve, il fuma partout. On le vit à Macao, clans les mornes ruches de la ville morte, dans le jardin du Camoëns ; à Canton devant les porcs sacrés du temple d'Honan, au pied d'une niche où rôtissait, empuanti, le corps d'un bonze; puis dans les bateauxfleurs, et dans les bouges où des femmes à face de lune, trop fardées, dansaient au son des guitares; et dans le Temple de la Fécondité où des ménages stériles s'accouplaient sur les dalles avec une pieuse impudeur ”
Delphi Fabrice, L'Opium à Paris (1907)
“ Dans l'a vau-l'eau de leur vie aujourd'hui calme, après tous les aléas, tous les hasards de la vingtième année par Montmartre ou le quartier Latin, l'opium s'est présenté à elles comme une véritable occupation pour tromper leur ennui, leur veulerie et, aussi et surtout, leur tristesse de femmes blasées, revenues de toutes les noces et toutes les orgies même les plus coupables. ”
Mathieu-Joseph-Bonaventure Orfila, Éléments de chimie. Tome 2 (1851)
“ L'opium est ordinairement sous forme de masses assez dures, d'un brun rougeâtre, d'une odeur vireuse particulière, et d'une saveur amère, chaude et nauséabonde ; la chaleur de la main suffit pour le ramollir. ”
M. le marquis de Moges, Le Tour du monde
“ Chaque pipe donne d’abord une sorte de vertige, puis une extase pleine de charme, à ce qu’il paraît. Les fumeurs sont ensuite déposés dans une grande salle de repos, et couchés côte à côte sur le dos et sur des nattes. Le sommeil provoqué par l’opium est de quatre ou cinq heures ; après quoi le fumeur reste deux à trois heures dans l’abattement et l’énervation. L’usage de l’opium abrutit. Ceux qui s’y livrent sont reconnaissables à leur air hébété et à leur maigreur. On fume d’abord l’opium à l’insu de ses parents, de sa famille. ”
Thomas de Quincey,
L'Anglais mangeur d'opium
(1878)
“ Le vin couvrant la pensée de nuages, grandit l’admiration ou le dédain, l’amour ou la colère ; l’opium, au contraire, introduit la tranquillité et l’équilibre dans toutes les facultés de l’homme, actives ou passives ; et, respectant le caractère et le jugement habituels, leur ajoute seulement cette chaleur vivifiante qu’approuve la raison, et qui devrait probablement accompagner une santé éternelle et antédiluvienne. Ainsi, par exemple, l’opium comme le vin donne de l’expansion au cœur et aux affections bienveillantes ”
Madame Bonifas-Guizot, Leçons de botanique à l'usage des jeunes gens des deux sexes ou Instructions sur le règne végétal… (1840)
“ L'opium pris à dose convenable jouit de l'heureux privilége de guérir quelques maladies et de calmer les douleurs de toutes les autres ; ainsi on l'emploie dans ces affections organiques qu'aucun art humain ne saurait guérir, qui font souffrir aux malades des douleurs insupportables, et qui sont calmées et adoucies par l'opium. ”
“ Car outre que l’opium ne pénétreroit pas aisément à travers l’épaisseur d’un vaisseau d’une telle matière, mon sentiment est que si l’opium et les autres substances analogues repoussent et chassent les esprits, c’est plutôt en vertu d’un certain caractère de malignité, que par leur extrême froideur. ”
Edmond About,
Lettres d'un bon jeune homme à sa cousine Madeleine
“ Avait-il besoin de démontrer que l’opium réveille les endormis, — opium facit vigilare, — lorsqu’il administre à son malade des frottements en globule et des secousses en bouteille, sans aucun atome d’opium ? Le père de l’homœopathie ressemble fort à un entrepreneur qui jetterait en terre des fondations énormes et bâtirait sa maison à côté. ”
Oscar Réveil, Formulaire raisonné des médicaments nouveaux et des médications nouvelles… (1864)
“ Vouloir garantir un opium juste à 10 pour 100, c'est vouloir encourager la fraude par des mélanges de divers opiums, la soustraction ou l'addition d'alcaloïdes ; il faut selon M.Guibourt, et nous partageons complétement son avis, n'employer pour les préparations pharmaceutiques que de l'opium renfermant de 10 à 13 pour 100 de morphine ; une foule de causes peuvent influer sur la composition de l'opium. La culture du pavot au point de vue exclusif de l'extraction de l'opium est industriellement et économiquement impossible : mais il y a bénéfice à recueillir à la fois les graines et l'opium ”
J. J. Grandville, Les fleurs animées - Tome 2
“ C’est de cette espèce, ainsi que nous l’avons dit dans la Botanique, que l’on tire l’opium, poison d’un grand prix, et dont les effets sont si singuliers ou si terribles, selon les doses qu’on en absorbe. Pris à dose modérée, l’opium exalte au plus haut degré toutes les facultés intellectuelles: sous l’influence de cette substance, on vit en quelque sorte dans un monde nouveau et tout rempli de prodiges dont, à l’état normal, il serait impossible de se faire l’idée; l’homme d’une élocution difficile devient éloquent; le plus illettré est poète ”
Delphi Fabrice, L'Opium à Paris (1907)
“ Je suis seul dans mon univers, d'ailleurs ainsi que les camarades que vous voyez étendus autour de moi. En effet, risquais-je, vous avez l'air très étranger les uns aux autres. C'est l'opium qui est cause de cela, répliquait R. en prenant au bout de sa longue aiguille une goutte de la drogue et en la faisant cuire au-dessus de sa lampe. Chaque fumeur se concentre dans son bonheur et ne s'intéresse pas à autre chose, je viens de vous le dire il y a un instant. ”
Antoine Roche, Lettres tonkinoises, par Antoine Roche… (1895)
“ La première fois qu'il goûte à l'opium, cinq ou six pipes lui suffisent, mais peu à peu son corps, se faisant à ce poison, devient plus exigeant et pour obtenir les mêmes effets, il lui faut tous lés jours augmenter la dose, de sorte qu'il arrive à fumer 60 ou 80 pipes dans une nuit. Puis, ces rêves, qui lui représentent la vie sous des couleurs si brillantes, font que, dès que l'opium à fini son effet et qu'il revoit l'existence sous son jour véritable, il en est dégoûté plus encore, et qu'il s'empresse de se replonger dans l'ivresse néfaste que lui procure le suc du pavot. ”
Pierre-Alexandre Charvet, De l'action comparée de l'opium et de ses principes constituans sur l'économie animale… (1826)
“ Si nous comparons l'action de l'extrait d'opium à celle de l'acétate de morphine , surtout en nous appuyant des observations de M. Bailly , nous voyons que ce sel n'agit pas tout-à-fait sur l'homme comme l'extrait d'opium. Il détermine bien l'excitation cérébrale , quelques signes de congestion , l'affaiblissement du tissu musculaire, la diminution dans la vivacité des sensations , etc. ”
Thomas de Quincey,
Confessions d’un mangeur d’opium
(1822)
“ Cette apologie à l’égard de l’erreur, de l’illusion et de la mauvaise foi serait nécessaire aujourd’hui encore, car l’opium est resté l’objet d’une aversion avouée, publique, d’autant plus bruyante, qu’elle sert à dissimuler l’usage qu’on fait de cette substance. Il est difficile de persuader qu’on s’y abandonne par la seule impossibilité de faire autrement. ”
Paul Bonnetain,
L'Opium
(1886)
“ Cependant, ce n'est point dans les verres, ni sur les dents des maîtresses, que tu te livres entier, — oubli, plus traître que la femme, plus lâche que le vin, oubli menteur, ô dupeur d'hommes ! Et l'on dirait que tu méprises comme un enfant celui dont te recherche là le trop naïf espoir. Pareil aux prostituées, tu ne te donnes bien qu'à un seul, celui qui te prend et te mate, — dans l'opium ! Et lu es l'opium même, juste, divin, subtil! La fumée bleue, c'est toi ! l'odeur âpre et douce, c'est toi! la lampe agonisante qui met du clair-obscur aux rêves, c'est toi, toujours toi ! ”
Delphi Fabrice, L'Opium à Paris (1907)
“ « Or, pour des fumeurs d'opium, ne pas s'énerver est une chose essentielle, l'énervement, la fébrilité étant contraire au nirvana, point suprême à quoi aboutissent toutes les visions, tous les rêves. » ”
Thomas de Quincey,
Confessions d’un mangeur d’opium
(1822)
“ C’est la un phénomène physiologique : nous savons que la plupart des agents produisent par leur abus ou leur long usage l’effet même qu’ils étaient destinés à combattre. Il n’est donc pas étonnant que ce bel équilibre que l’opium produisait soit détruit par l’opium lui-même, que les fresques majestueuses et calmes, devant lesquelles on se promenait en dilettante charmé, soient remplacée par des courses haletantes à travers un enfer aux cercles bien autrement nombreux que l’enfer dantesque. ”
Delphi Fabrice, L'Opium à Paris (1907)
“ Il faut avoir des nerfs saxons pour résister à son influence, pour ne pas subir l'espèce d'envoûtement qui vient autant de l'odeur de l'opium que des musiques jouées par les damnés tziganes. Ah ! toutes les pipes et toutes ces czardàs alternant avec des valses lentes de Goublier qui vous râclent et vous endorment tour à tour la cervelle ! ”
Jules Simon,
Introduction
(1880)
“ L'opium est un produit qui fait dormir, parce qu'il a, dit Molière, une vertu dormitive; il a aussi, par malheur, une vertu stupéfiante. La Chine est le pays qui consomme le plus d'opium ; elle est en outre, avec les Indes anglaises, le pays qui en produit le plus. ”
Paul Bonnetain,
L'Opium
(1886)
“ Son aberration cérébrale déformait encore les idées perçues ; mais cette déformation servait son seul spleen. Enfin, si son atmosphère demeurait exceptionnelle, son exception venait surtout de son accablement et l'intensité d'intérêt qu'il portait au monde extérieur cherchait de préférence les choses auxquelles se caressait son désenchantement. Et il comprit que l'opium ne pouvait ni consoler, ni guérir. Miroir, il reflétait, en grossissant, mais il reflétait, et la réfraction seule de ses images était anormale. ”
Charles de Ribelle, Voyages à travers le monde et l'industrie des nations… (1863)
“ Chez nous, jusqu'à présent, son emploi n'a été usité que pour traiter certaines maladies; mais en Orient il n'en est pas de même : l'opium, dans plusieurs contrées, est devenu d'un usage assez ordinaire; beaucoup d'individus avalent ce poison avec une certaine avidité, malgré qu'il soit bien constaté que son emploi interne produise des effets désastreux sur tous nos organes, sans compter la folie et la mort; eh bien! il se rencontre des malheureux qui bravent tout cela pour s'enivrer avec de l'opium. ”
Jules Verne,
Magasin d’Éducation et de Récréation
“ L’opium est une substance dure, de couleur brune, de saveur âcre et amère. Il est considéré comme un calmant d’une grande efficacité, en ce sens qu’il atténue l’excitation du système nerveux, grâce aux divers alcalis qu’il renferme, tels que la morphine, la codéine, la nicotine, la méconine, combinées avec une proportion variable d’acide sulfurique. Tous les infortunés affligés de douleurs névralgiques connaissent, par expérience, la préparation opiacée appelée laudanum, dont l’emploi s’est généralisé, mais dont l’abus devient si rapidement néfaste. ”
Paul Bonnetain,
L'Opium
(1886)
“ Les médecins avouent eux-mêmes que la médecine ne sait rien, ou si peu de chose qu'autant vaut n'en point parler. Et puis ne méprisez pas tant notre opium, car c'est un des vôtres, Sydenham, qui l'a dit: « Entre tous les remèdes dont le Dieu tout-puissant, qui est la source L'OPIUM 253 de tous les biens, a fait présent aux hommes pour adoucir leurs maux, il n'en est point de plus universel ni de plus efficace que l'opium ! » — Opium, me Hercle, non sedat ! s'écria Chalon avec un éclat de rire. ”
Edgar Allan Poe,
Histoires extraordinaires
“ Cependant, l'opium avait produit son effet accoutumé, qui est de revêtir tout le monde extérieur d'une intensité d'intérêt. Dans le tremblement d'une feuille,—dans la couleur d'un brin d'herbe,—dans la forme d'un trèfle,—dans le bourdonnement d'une abeille,—dans l'éclat d'une goutte de rosée,—dans le soupir du vent,—dans les vagues odeurs qui venaient de la forêt,—se produisait tout un monde d'inspirations,—une procession magnifique et bigarrée de pensées désordonnées et rapsodiques. ”
Delphi Fabrice, L'Opium à Paris (1907)
“ Pour nous, nation européenne; pour nous, Français, qui possédons en Orient des colonies où nos nationaux peuvent rapporter la manie de l'opium, le devoir est tout tracé : punir sans pitié les fonctionnaires, civils et militaires, qui se livrent à la fée brune ; traquer et fermer les fumeries de la métropole; faire contre les détenteurs d'opium des lois plus sévères. ”
