Tabac

Définition et enjeux

Georges Duhamel,  Confession de Minuit: Roman

“ Je fumais chez moi, dans le fond de mon canapé, l'après-midi, un jour de semaine. En vérité, c'était extraordinaire, admirable. Le tabac avait un goût d'autant plus miraculeux que l'on ne peut jamais fumer au bureau dans la journée. Je ne parle pas du dimanche, ce jour vénéneux! Le tabac avait donc un goût de liberté, et la vie avait le goût même du tabac. ”
Source : Gutenberg

Elie Pécaut,  Petit cours d'hygiène en 10 leçons… (1883)

“ S'il y a au monde une chose stupide et ridicule, c'est bien celle-ci : transformer notre bouche et nos poumons en tuyaux de poêle et y faire circuler la fumée âcre et irritante du tabac !
— Oui, pensez-vous, c'est vraiment bizarre et sot; mais enfin, tout le monde le fait, et, après tout, on s'y habitue vite; cela ne peut faire grand mal.
Détrompez-vous, mes enfants. Le tabac n'est point du tout une drogue innocente. Il renferme un poison violent, la nicotine, dont une seule goutte, quand elle est pure, suffit pour tuer !
”
Source : Gallica

Charles Fermond,  Monographie du tabac : comprenant l'historique… (1857)

“ Ce mot, je l'avoue, est tant soit peu ambitieux; le tabac, qui n'est pas plus fier que le grand homme dont j'ai promis de ne pas parler, l'accepte, et, en dépit des aristocrates de Maryland, de Virginie, de Varinas, de Porto-Rico, du Levant, etc., le caporal est le roi de tous les tabacs. Il ne sent pas le musc, c'est vrai, mais il sent le tabac, tandis que ses frères bâtards exhalent une odeur de convention; il parfume nos corps de garde, et fait la force de notre milice citoyenne. ”
Source : Gallica

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