Laurence Sterne,
Voyage sentimental
“ Il avoit une tabatière de corne à la main, et il me la présenta ouverte avec beaucoup de franchise... Vous goûterez de mon tabac, lui dis-je, en tirant de ma poche une petite tabatière d’écaille que je mis dans sa main... Il est excellent, dit-il. Hé bien, lui dis-je, faites-moi donc la grâce de garder le tabac et la tabatière..., et lorsque vous en prendrez une prise, souvenez-vous quelquefois que c’est l’offrande de paix d’un homme qui vous a traité brusquement... mais qui n’en avoit pas l’intention dans le cœur. Le pauvre moine devint rouge comme de l’écarlate... Mon Dieu ! ”
