Judith Gautier,
Le Collier des jours
“ Le chœur des patriciens qui conspirent est aussi fort beau. On sent à travers les sourds murmures les révoltes de l'orgueil froissé et les grondements de la haine encore impuissante. L'entrée et la douleur d'Adriano, s'expriment dans l'orchestre par deux notes de hautbois qui ressemblent au soupir d'un cœur blessé. Ce pur et charmant détail fait prévoir le Wagner futur dont l'orchestre sait tout dire et tout faire éprouver. Le septuor et le chœur final sont des morceaux d'une puissance et d'une grandeur étonnantes et qui vous soulèvent comme sur des ailes. ”
