Judith Gautier

Judith Gautier

Résumé

Portrait de Judith Gautier Judith Gautier Le Collier des jours

Le chœur des patriciens qui conspirent est aussi fort beau. On sent à travers les sourds murmures les révoltes de l'orgueil froissé et les grondements de la haine encore impuissante. L'entrée et la douleur d'Adriano, s'expriment dans l'orchestre par deux notes de hautbois qui ressemblent au soupir d'un cœur blessé. Ce pur et charmant détail fait prévoir le Wagner futur dont l'orchestre sait tout dire et tout faire éprouver. Le septuor et le chœur final sont des morceaux d'une puissance et d'une grandeur étonnantes et qui vous soulèvent comme sur des ailes.
Source : Gutenberg

Portrait de Judith Gautier Judith Gautier Le Collier des jours

On avait dressé un petit lit pour moi dans la chambre de ma mère, où ma sœur avait le sien, que l’on plaçait, le soir, tout contre le grand.
Sous la lumière opaline et douce de la veilleuse, je m’endormis bientôt, la tête bourdonnante d’une journée si pleine d’événements.
Pour la première fois, j’eus, la nuit, une légère crise de somnambulisme. Ma mère, éveillée par le bruit, me vit me promenant dans la chambre, d’une allure bizarre, cherchant sur les tables en tâtonnant, ouvrant les tiroirs, avec les gestes lents et en regardant ailleurs.
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Portrait de Judith Gautier Judith Gautier Le Collier des jours

Je vis la sœur Sainte-Barbe, toujours si florissante et si gaie. Elle s’attrista un instant à l’idée que j’allais affronter le monde et courir tous les risques de la vie ; tandis que sous le voile, on était si bien protégée, si à l’abri de tout.
— Nous pensions que vous resteriez au couvent et, qu’à la longue, la vocation vous viendrait, dit-elle.
Cette fois, je ne me retins pas de rire, c’était encore plus extraordinaire que mes dispositions pour la musique.
Source : Wikisource

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