Émile Zola,
Nouveaux contes à Ninon
“ Ce n’est pas Lili qui irait gâter sa belle toilette ; elle préfère ne pas jouer ; elle se tient bien droite dans ses jupes empesées, mettant sa joie à être regardée, à entendre dire autour d’elle : « Ah ! la charmante enfant ! » Cependant, Lili saluait toujours le tronc du vieux marronnier. Brusquement, je la vis se redresser et se mettre sous les armes : l’ombrelle penchée, le sourire aux lèvres, l’air un peu fou. Je compris bientôt. Une autre petite fille, une brune en jupe verte, venait par la grande allée. ”
