“ De longues écharpes en dentelles, de riches tissus brochés d’or et d’argent, des châles de l’Inde, des plumes d’autruche, des fourrures de martre ou d’hermine retombent autour ; c’est un somptueux autel à la vanité conjugale. Le trousseau, moins éclatant, est de la part des femmes l’objet d’un examen plus sérieux. ”
Trousseau
Définition et enjeux
Le trousseau désigne à la fois un ensemble d'objets personnels ou un symbole de statut social, notamment dans le contexte du mariage. Les auteurs l'ont abordé sous divers angles : Marie d’Agoult le présente comme un objet de vanité conjugale, tandis qu’Édouard Le Héricher en trace une origine étymologique liée au bagage.
Diderot et ses contemporains mentionnent le trousseau dans le cadre technique de la fonderie, et Frédéric Gaillardet en évoque la valeur monétaire. Louise Boyeldieu d'Auvigny insiste sur son aspect pratique, et Mary Eliza Rogers le décrit comme un élément rituel dans les mariages. Ces approches révèlent une diversité de significations, allant du vêtement au symbole culturel.
Citations sur “trousseau”
Édouard Le Héricher,
Normandie scandinave, ou Glossaire des éléments scandinaves du patois normand…
(1861)
“ «Porter trousse » se dit du cheval qui ne refuse pas une personne sur sa croupe. TROBSSET, TROUSSIAU, trousseau, de l'isl. Truss, bagage, qui est l'all. Trosse, faisceau de plusieurs choses. Le V.f. Trousser, vêtir, est encore dans La Fontaine : « Notre bergère ainsi troussée » (La laitière, elle pot au lait) ; le fr. a gardé dans ce sens Détrousser ; en n. DETROUSSIER. Le fr.Trousser, Retrousser sign. litt. relever son bagage, l'ensemble de ses vêtements. En v. fr. Estrousses, vêtements,, en a. provincial, Strowssers (Halliwell) , d'où l'a. Trousers, pantalons, culottes de matelot. Le fr. ”
Frédéric Gaillardet,
Mémoires sur la chevalière d'Eon…
(1866)
“ Croyez-vous, de bonne foi, que je pourrai acheter à Londres et même à Paris, un beau trousseau de fille avec 250 guinées? Mes habits d'homme et mes armes, que je dois rendre à Londres même, suivant la transaction, valent deux fois cette somme. Le plus petit marchand de la Cité, qui a plusieurs filles à marier, leur donne à chacune un trousseau trois fuis plus fort que celui que vous avez stipulé pour moi. ”
Louise Boyeldieu d'Auvigny, Deux Ménages d'ouvriers (1852)
“ Occupons-nous, ma fille, de la layette de votre cher enfant... Que ce petit trousseau soit aussi abondant que vous le pourrez faire ; proprement cousu, taillé avec intelligence; mais point de luxe, de vainc recherche, rien au-delà de vos moyens. Prenez de préférence pour vos couches, vos brassières, etc., du vieux linge qui sera beaucoup plus doux. ”
Diderot, Mallet, d’Alembert, Rousseau, Le Blond, J.-B. Le Roy, d’Argenville, L’Encyclopédie, 1re éd.
“ I. Fonderie des canons, figure 1. Le trousseau de bois A sur les chantiers BB. La partie C du trousseau s’appelle le moulinet : ce moulinet sert à tourner le trousseau, lorsqu’on y met la natte, & que l’on applique la terre qui doit former par son enduit le moule ou la chape. On graisse le trousseau avec du vieux oing ; on roule par-dessus, & l’on attache avec deux clous une natte de paille qui couvre le trousseau, & qui lui donne une grosseur relative à celle que doit avoir la piece de canon. Voyez, même figure, cette natte sur le trousseau. ”
Mary Eliza Rogers, La Vie domestique en Palestine… (1865)
“ Avant que l'épouse ne sorte, une troupe d'hommes et de femmes porte son trousseau dans sa nouvelle maison, à la lueur des torches. Un berceau de bois peint en rouge, un coffre rouge en sont toujours les objets les plus remarquables. Quelquefois on étale avec orgueil un petit miroir dans un cadre doré. ”
Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ C’est retirer du milieu du moule d’une pièce de canon, le trousseau ou morceau de bois qui a servi d’abord à le former étant couvert de natte ; & nettoyer toute cette terre que le noyau de fer ou de métal doivent remplir. ”
Just-Jean-Étienne Roy, Périne, par Marie-Ange de B*** (1864)
“ Je me rendis à l'heure dite chez ma maîtresse, qui vérifia toutes les pièces de mon ouvrage, les trouva trèsbien, et me donna le reste du trousseau, composé de pièces encore plus belles que les premières. J'y travaillai pendant trois jours de suite et une partie des nuits. Enfin, quand tout fut terminé, je réunis les.différentes pièces dans une corbeille pour les reporter. Mais quel fut mon étonnement et ma stupeur quand je m'aperçus qu'il me manquait plusieurs objets ! Je cherchai partout, je retournai tous mes meubles, je fouillai jusqu'à la paillasse de mon lit; ce fut inutilement. ”
Georges Musset, Les Ports francs, étude historique (1904)
“ Cette ordonnance reproduit ainsi qu'il suit, les devoirs et coutumes qui figuraient au tableau, comme dus au havre du Plomb, qui était de la dépendance du seigneur de Laleu. (1) Le trousseau des draps lenges venanz par mer doit quatre deniers ; — au partir du lieu, un denier ; — changeant de seigneurie ou chargeant pour aller à la mer doit cinq deniers ; — fardeaux de draps cordés, quatre deniers; — fardeaux plus grands que trousseaux, à l'issir, doit deux sols ; — drap large lié en riorte, deux deniers; — la seulle pièce de drap lange non liée, deux deniers ”
Auguste Cook, Études coloniales. Les colonies françaises… (1889)
“ A leur sortie des établissements, ils reçoivent un trousseau : aux garçons, on donne des outils tels que haches, couteaux, instruments aratoires; les filles reçoivent une batterie de cuisine, des ciseaux, du fil, des aiguilles, etc. ”
Hector Jean Baptiste Ducamp, Du Cowpox spontané, d'après les deux récentes découvertes d'Eysines et de Cérons (1884)
“ « Ses amis et ses voisins, dit Trousseau, qui jusque-là » l'avaient tenu en grande considération en raison de son » intelligence supérieure et de son honorable caractère, » commencèrent à le regarder comme une brute sans » cœur qui avait osé faire sur les membres de sa famille » une expérience dont le résultat devait être, pensaient- » ils, de les changer en bêtes à cornes. » Trousseau cite ensuite un rapport adressé à la Lancette anglaise par M. Davis. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1885)
“ L'affection que vous avez pour un maître que vous écoutez depuis longtemps vous porte à croire trop volontiers à sa parole. Je fais tout ce qui est en moi pour vous apprendre ce que je crois être la vérité. ”
F. Génin, Des variations du langage français depuis le XIIe siècle
“ Porter en trousse, trousser en malle, c'est charger comme une trousse qu'on mettait derrière soi sur le cheval, ou comme une malle; trousser un vêtement, c'est le lever comme si l'on voulait le charger sur un cheval ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1861-1862)
“ Je veux bien qu'il existe un tremblement sénile, un tremblement mercuriel, et combien d'autres ! Mais classer ainsi les tremblements comme autant d'unités réelles, c'est être plus près de l'ontologie que de la réalité. La vérité est que la sénilité a parmi ses signes le tremblement, aussi bien que l'intoxication mercurielle, aussi bien que l'alcoolisme. A lui seul le tremblement m'est pas un phénomène pathognomonique ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1861-1862)
“ Le délire ébrieux est inquiet, perplexe, jusque dans ses violences extrêmes. L'agitation y naît de la peur, car la frayeur elle-même a ses audaces. Le malade, poursuivi par des hallucinations prédominantes de la vue, menacé par des assassins, attaqué par des voleurs, est en proie à mille angoisses. Il veut fuir, il est prêt à partir pour n'importe quel voyage, comme s'il cherchait a se soustraire à lui-même; il plie ses hardes, il s'échappe par toutes les issues qu'on n'a pas interdites à son impulsion vagabonde. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1861-1862)
“ Si, d'une autre part, nous remarquons que la saillie du globe oculaire peut se manifester avec rapidité et disparaître après un paroxysme, ne sommes-nous pas conduits à attribuer cette saillie des globes oculaires à une congestion violente, active? Ne vovons-nous pas chaque jour les phénomènes nerveux être accompagnés de congestions vasculaires qui durent autant que la cause qui les a produites? ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1885)
“ Si l'on était sur d'arriver constamment à un aussi heureux résultat, l'inoculation devrait être la règle, car elle serait évidemment sans péril, et ses avantages resteraient seuls incontestables. Elle serait sans péril pour l'individu chez lequel on la pratiquerait ; elle serait sans péril pour ceux avec lesquels il se trouverait en contact. Cette variole localisée, sans éruption générale, sans symptômes graves, ne serait peut-être pas plus contagieuse que ne l'est la vaccine. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1861-1862)
“ MESSIEURS, Dans leurs applications à la pathologie, et plus encore dans leurs applications à la thérapeutique, à la médecine, à l'art de guérir, la chimie et le microscope sont le plus souvent d'une utilité fort contestable. Malgré les progrès qu'ils font chaque jour l'une et l'autre, malgré les efforts des hommes éminents, qui en font leur occupation spéciale, nous constatons trop fréquemment au lit du malade leur impuissance et leur inanité. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1861-1862)
“ Si, par malheur, il demeure dans une rue pavée, et si son appartement est situé aux étages supérieurs, où l'ébranlement du dehors retentit beaucoup plus que dans les étages qui sont plus près du sol, le misérable goutteux rugit de rage, quand, au passage d'une grosse voiture sur la voie publique, sa maison entre dans des vibrations qui se communiquent à son lit ! ”
Armand Trousseau,
Conférences sur l'empirisme, faites à la Faculté de médecine de Paris…
(1862)
“ Si, chez vous, qui gagnez noblement votre vie par le travail, la maladie vient s'asseoir au foyer domestique, adieu les plaisirs légitimes, récompense du passé, espoir de l'avenir! Chaque jour, vous voyez le mobilier s'abîmer dans le gouffre béant de l'usure; chaque jour, votre femme se dépouille d'un de ses atours pour aller chercher le remède qu'il vous faut et payer le charlatan qui le vend au poids de l'or. Ah ! messieurs, n'attendez pas que l'empirique avide ait pris le dernier joyau de l'artisan, l'anneau des fiançailles, en échange d'un médicament menteur et dangereux ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1861-1862)
“ On pourrait dire que le propre du diabète fugace est d'être irritatif ; c'est en effet la loi commune pour tous les irritants, d'épuiser bientôt leur action ; l'irritabilité s'émousse vite et s'épuise. ”
Armand Trousseau,
Conférences sur l'empirisme, faites à la Faculté de médecine de Paris…
(1862)
“ Le chien ne devine pas le lapin caché sous un buisson, il le voit avec ses narines ; il le sent là où nous ne le sentons pas. Ce n'est pas un acte de divination, c'est une perfection plus grande d'un sens, et rien de plus. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1885)
“ Je peux voir, je peux isoler la mucédinée du muguet, le trichophylon de l'herpès tonsurant, l'acarus de la gale, je peux les placer sous le champ du microscope pour les étudier et décrire leurs caractères; cela ne m'est plus possible pour le germe morbifique de la variole, de la rougeole, de la scarlatine : ce germe n'a pas une vie indépendante comme les parasites, il a besoin d'un substratum organique et vivant, non seulement pour exister, mais encore pour manifester son existence. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1861-1862)
“ Quand le fœtus vient au monde vivant et destiné à vivre dans la mesure de son âge, quand la précipitation de l'accouchement est toute du fait de la mère, il n'y a pas lieu de réserver une place à la syphilis parmi les conditions encore si obscures qui ont abrégé la grossesse. La syphilis maternelle ne paraît pas, jusqu'à plus ample informé, étendre son action sur la vitalité du placenta, et je ne sache pas une lésion placentaire entre celles qui nous sont connues qui offre un caractère dûment spécifique. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1861-1862)
“ Je n'ai pas besoin de vous rappeler la distinction à établir entre l'asthme thymique et l'asthme aigu de Millar : celui-ci est la laryngite striduleuse, dans laquelle le spasme du larynx qui la caractérise se lie à une inflammation des organes respiratoires. L'asthme thymique peut être précédé ou accompagné des autres accidents de l'éclampsie ; mais il peut en être aussi la seule manifestation. Il peut survenir tout à coup, au milieu de la plus belle santé en apparence, sans cause appréciable ; plus souvent il survient à l'occasion d'une émotion morale, d'une peur, d'un accès de colère. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1885)
“ Au moment où va commener la fièvre de maturation, le sixième ou le septième jour, il n'est pas rare, même dans la variole discrète, de voir souvent le délire, lequel dure un ou deux jours; on l'observe surtout la nuit, et quelquefois il a une certaine violence. Cet accident nerveux, qui m'épouvantait beaucoup naguère, ne m'inspire plus de craintes aujourd'hui. Il cède sans l'intervention de l'art, et ne modifie en rien les allures ni le pronostic de la variole discrète. ”
Armand Trousseau,
Conférences sur l'empirisme, faites à la Faculté de médecine de Paris…
(1862)
“ Il n'y a pas que la médecine qui ait ses incertitudes et ses défaillances ; les arts, ceux-là même qui paraissent le plus faciles, ont leurs défaillances et leurs incertitudes. L'agriculteur, qui pratique un art considéré à tort, il est vrai, comme si vulgaire, se trompe aussi et se trompe tous les jours. En un mot, les arts dont je parle, aussi bien que la médecine, sont des arts tout d'expérience, tout d'expérimentation ; ils se résument tous dans l'empirisme. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1861-1862)
“ Tandis que dans les deux premières formes il y avait perte de connaissance, dans celle-ci, au contraire, l'enfant, tout en s'agitant dans les convulsions, semble n'avoir pas perdu tout à fait la conscience de lui-même, et il ne reste pas complètement étranger à ce qui se passe autour de lui. Il crie pour exprimer un besoin ou pour se plaindre d'une douleur; il retire quelquefois avec assez de vivacité la main que l'on pince, le pied que l'on chatouille, et pourtant la convulsion persiste dans le membre même où la volonté n'a pas encore cessé d'exercer son empire. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1861-1862)
“ Vous comprenez dès lors comment, en ne considérant que la convulsion, la terminaison fatale est bien plus souvent la conséquence immédiate de l'éclampsie que de l'épilepsie. Il est rare, en effet, de voir un épileptique enlevé dans une attaque, en dehors des cas où il succombe accidentellement, comme lorsque, dans sa chute, il s'est fait des blessures graves et mortelles ; il n'est que trop fréquent, au contraire, de voir mourir des femmes dans des attaques d'éclampsie, et il est encore plus commun que des enfants soient emportés dans les convulsions. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1885)
“ L'éruption de la varicelle est enfin complète ; la fièvre tombe tout à fait; les élevures roses qui se sont transformées après sept, huit ou dix heures, en bulles parfaitement arrondies, brillantes, tendues par la sérosité lactescente, après vingt-quatre ou trente-six heures encore, s'agrandissent, deviennent irrégulières comme certaines pustules d'ecthyma ; leur sérosité est opaline, et elles s'entourent d'une aréole inflammatoire. Cela dure trois jours environ, et vers, le troisième jour la sérosité a fait place à du pus; la pustule se crève ; large et irrégulière, elle est douloureuse. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1861-1862)
“ Dans cette forme, la plus terrible peut-être et la plus douloureuse pour les familles, le pauvre enfant n'a pas un instant de sommeil, il se jette à droite, à gauche, se roule dans son lit, n'est calmé ni par les caresses ni par les menaces, et l'on s'étonne que cette frêle organisation puisse résister à une agitation aussi prodigieuse, aussi incessante. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1861-1862)
“ Il l'est à ce point que l'on a toutes les peines du monde à la réveiller. On a beau l'appeler, on a beau la secouer, elle n'entend et ne sent rien, et lorsqu'on la fait lever de force, elle semble encore dormir debout. ”
Armand Trousseau,
Conférences sur l'empirisme, faites à la Faculté de médecine de Paris…
(1862)
“ L'expérimentation n'est permise que si déjà le hasard dont j'ai parlé nous a mis sur la voie de cette expérimentation, et lorsque nous avons la certitude que le médicament ne peut produire aucun péril. L'expérimentation nous est permise encore dans des dangers solennels et lorsque dans quelques instants la vie va s'éteindre. C'est alors que tout devient du domaine du médecin, et que les choses les plus hasardeuses peuvent et doivent être tentées; la mort est là, votre devoir est de l'éloigner. ”
Armand Trousseau,
Conférences sur l'empirisme, faites à la Faculté de médecine de Paris…
(1862)
“ Il ne voit que la maladie et qu'un malade, jamais deux malades ; il ne saisit aucune différence; le remède, il l'applique d'une manière inflexible : rien ne pourra le changer, parce qu'il n'a pas en lui les connaissances nécessaires pour cela, et parce que, faisant appliquer presque toujours le remède par des mains étrangères, il sera à tout jamais incapable de juger du bien ou du mal qu'il fait. En un mot l'empirique, je ne saurais trop le répéter, est bien plus dangereux que le dogmatiste le plus violent. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1861-1862)
“ Tout à coup, sans aucun signe prémonitoire, le malade pousse un grand cri et tombe ordinairement la face en avant : c'est là déjà un fait capital, un fait caractéristique, car le faux épileptique se garde bien de se jeter ainsi, ou s'il le fait, il a bien soin de porter ses mains en avant de manière à se protéger dans sa chute. L'épileptique n'a pas le temps de prendre de semblables précautions ; il est précipité avec une telle violence, que, sans que rien puisse le garantir, sa tête va frapper sur les obstacles qu'il rencontre. ”
