Just-Jean-Étienne Roy

Résumé

Just-Jean-Étienne Roy Périne, par Marie-Ange de B*** (1864)

Le même jour, ta soeur se mariera avec le fils, et ton frère Gaspard avec la fille Michaud ; ainsi maintenant tu auras une mère, une soeur et un frère pour remplacer ceux que tu as perdus. Eh bien, qu'en dis-tu, ma petite Permette? »
J'étais à mille lieues de m'attendre à une pareille conclusion, et je me trouvai fort embarrassée de répondre à la question de mon père. Je baissai les yeux en gardant le silence, et mon père réitéra sa question en ajoutant : « Ne seras-tu pas bien aise d'avoir une maman ainsi qu'un frère et une soeur de plus? »
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Périne, par Marie-Ange de B*** (1864)

PERINE. 59
Au lieu de reconnaître mes torts, j'avais la sottise de croire qu'on l'avait monté contre moi, et d'accuser ma belle-mère de m'avoir calomniée auprès de lui. C'est la ressource ordinaire des gens aveuglés par l'amour-propre; ils se posent en victimes de la calomnie d'ennemis imaginaires, tandis qu'ils n'ont de véritable ennemi qu'euxmêmes.
Source : Gallica

Just-Jean-Étienne Roy Périne, par Marie-Ange de B*** (1864)

C'était triste, à côté de ma chambre de la ferme de Jalandrey, dont la croisée était garnie de chèvrefeuille et de clématite, et d'où j'entendais chanter le rossignol.
Annette me quitta, après m'a voir installée dans ma chambrette, et me laissa arranger mes effets dans une petite armoire, dont j'ai oublié de parler en faisant l'inventaire de mon mobilier. Quand je me trouvai seule, je m'assis sur mon unique chaise, l'âme en proie à un indéfinissable malaise.
Source : Gallica

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