“ Agathe?... Pourquoi donc Agathe?... Ah! oui, il est certain que mademoiselle Agathe est charmante. Elle est belle, elle est bonne, elle a de l'intelligence et du coeur. Oui, oui, je l'aime bien tendrement, permettez-moi de vous dire cela. Je voudrais être son frère! Si j'avais âge d'homme, je voudrais être son mari. Mais à l'heure qu'il est, ce n'est pas elle que je vous préfère, c'est une autre... c'est ma mère!Il a dit cela avec tant d'effusion, et il y avait quelque chose de si angélique en lui, que j'ai senti mes yeux se remplir de larmes. ”
Agathe
Définition et enjeux
Agathe, figure souvent liée à la vertu, à la beauté et à la spiritualité, a inspiré de nombreuses réflexions à travers les siècles. Dès les œuvres de George Sand, qui la dépeint comme une jeune fille douce et méditative, jusqu’aux vers lyriques de Remy de Gourmont ou aux récits dramatiques de Hugues Rebell, Agathe incarne des facettes variées : celle d’une muse, d’une héroïne ou d’une martyre.
Les textes révèlent une silhouette à la fois humaine et symbolique, oscillant entre l'idéalisation religieuse (comme dans La légende dorée) et les détails de la vie quotidienne. Cette diversité d’approches met en lumière la richesse du thème, qui traverse les genres et les époques.
Citations sur “Agathe”
Remy de Gourmont,
Divertissements : poèmes en vers
(1914)
“ Agathe, victorieuse des colliers et des bagues, Des sept rubis magiques et des trois pierres de lune, Agathe, réjouie par le feu des fers rouges, Comme un amandier par les douces pluies d'automne, Agathe, embaumée par un jeune ange vêtu de pourpre, Agathe, pierre et fer, Agathe, or et argent, Agathe, chevalière de Malte, Sainte Agathe, mettez du feu dans notre sang. ”
Hugues Rebell,
Les nuits chaudes du Cap français
“ Aussitôt Agathe, Antoinette, toutes, nous nous précipitons pour le lui ramasser. Quand c’est une jeune fille qui arrive la première, il lui donne une tape sur la joue, et pousse au fond de lui-même un grognement sourd, mais où l’on devine de la reconnaissance ; quand c’est une de ces dames ou moi, du bout des dents et avec une rage contenue, il se contente de dire : « Je n’avais pas besoin de vous ». ”
Hugues Rebell,
Les nuits chaudes du Cap français
“ Vous répétez un mot d’Agathe ; maintenant vous jugez tout le monde d’après les impressions de votre amie. Agathe de Létang est une de ces enfants dont l’aveugle tendresse d’une mère fait des révoltées, des envieuses ou des despotes. Habituées au plaisir comme à leur esclave, elle voudraient que tout pliât sous leurs caprices, jusqu’à la nature, jusqu’à l’existence. Agathe ne s’explique pas que Montouroy ait pu, au dernier bal de Mme Du Plantier, la faire danser toute une nuit sans aussitôt s’éprendre d’amour pour elle. ”
Jean-François Regnard,
''Œuvres complètes de Regnard''
“ Eraste Ne te mets point en peine ; Agathe, en mariage, A trente mille écus de bon bien en partage : Quand elle n’auroit rien, je l’aime cent fois mieux Qu’une autre avec tout l’or qui séduiroit tes yeux. Dès ses plus tendres ans chez ma mère élevée, Son image en mon cœur est tellement gravée, Que rien ne pourra plus en effacer les traits. Nos deux cœurs, qui sembloient l’un pour l’autre être faits, Goûtoient de cet amour l’heureuse intelligence, Quand ma mère mourut. Dans cette décadence, Albert, ce vieux jaloux, que l’enfer confondra, Par avis de parents d’Agathe s’empara. ”
“ Alors Agathe, levant vers le ciel ses beaux yeux humides, pâle au clair de la lune, et comme ravie dans une divine extase, s’écria avec transport : « Ô mon Dieu ! que je te remercie ! Voici le premier moment de bonheur que tu me donnes ; mais je ne me plains pas de l’avoir attendu si longtemps : car il est si grand, si pur, si complet, qu’il efface et rachète toutes les douleurs de ma vie ! » Elle était si belle, elle parlait avec un enthousiasme si sincère, que Michel crut voir une sainte des anciens jours. ”
“ D'autres jeunes filles ont plus de beauté, une intelligence plus vive et plus brillante, un sentiment des arts plus chaud et plus prononcé. Agathe ne ressemble pas à une statue grecque. C'est la vierge italienne dans toute sa douceur, vierge sans extase et sans transport, accueillant le monde extérieur sans l'embrasser, attentive, douce et un peu froide à force de candeur, telle enfin que Raphaël l'eût placée sur l'autel, le regard fixé sur le pécheur, et semblant ne pas comprendre la confession qu'elle écoute. ”
Louis Reybaud,
Le dernier des commis voyageurs
“ Je ne sais si Agathe gagnait à ce contraste, mais, à sa vue, Beaupertuis, je fus ébloui; il me sembla voir un ange. Vous ne pouvez rien vous figurer de plus pur, de plus virginal: le pinceau de l'Albane en eût été jaloux. Ce qui éclatait surtout dans sa physionomie, c'étaient la candeur et la grâce. Peut-être avez-vous remarqué, Édouard, le sentiment naïf que les peintres des grandes écoles ont jeté sur la figure de la Vierge, étonnée pour ainsi dire d'avoir un enfant entre ses bras. Ce sentiment d'innocence dominait chez Agathe. ”
“ Agathe comprend le Dante, Mozart et le Titien. Et pourtant elle comprend sa poule et son chevreau! Il faut bien que le chevreau et la poule en vaillent la peine. Je me dis cela, et je la suis à la bergerie et au poulailler avec une complaisance qui arrive à me faire du bien, à me distraire, à me charmer... sans que véritablement je puisse m'en rendre compte! Je me sens devenir naïve avec un enfant naïf, et je ne saurais dire où est le beau et le bon de cette naïveté, à mon âge. Cela m'arrive: je me transforme, un enfant me gouverne, et j'ai du bonheur à me laisser aller! ”
de Voragine Jacobus, La légende dorée (1902)
“ IV. Quatre jours après, le consul la fit comparaître -149- devant lui, et, de nouveau, lui ordonna d’adorer les dieux. Et Agathe : « Tes paroles ne sont que du vent ; comment veux-tu, insensé, que j’adore les pierres, et que je renie le Dieu du ciel qui m’a guérie ? » Et le consul : « Qui t’a guérie ? » Et Agathe : « Le Christ, fils de Dieu ! » Et Quintien : « Oses-tu citer de nouveau ce nom que je ne veux pas entendre ? » Et Agathe : « Tant que je vivrai, mon cœur et mes lèvres invoqueront le Christ ! » Et Quintien : « Nous allons bien voir si ton Christ te guérit une seconde fois ! » ”
“ Agathe avait touché fort juste. Les vues infâmes de l’abbé, qui jusque-là n’avaient excité que le mépris ironique du jeune bandit, se présentèrent à ses yeux comme un outrage personnel et allumèrent en lui la soif de la vengeance. Tant il est vrai que l’amour, même dans une âme sauvage et sans frein, réveille le sentiment de la dignité humaine. ”
Xavier Marmier,
Nouvelles du Nord : traduites du russe…
(1882)
“ Attendez. Ne voulez-vous pas manger quelque chose? Varvara, va dire à l'office qu'on prépare une collation. Quand la jeune fille fut sortie, Agathe se tournant vers son hôte, lui dit : — Pourquoi donc êtes-vous si taciturne? Que vous est-il arrivé? Etes-vous mécontent? - Moi, mécontent! Et de quoi, grand Dieu? - Je ne sais. Vous avez une physionomie singulière. Est-ce que ma sœur vous aurait dit quelque chose de désagréable? — Votre sœur est un ange. — Bravo! quelle aimable expression. — De ma vie je n'ai rencontré une créature pareille ! — Vous êtes amoureux ! s'écria Agathe en riant. ”
Anonyme, Lettres galantes et philosophiques de deux nones (1777)
“ Ses propos étaient assortis ; on découvrait dans ses yeux les plus aimables assassins ; ils commençaient à parler un langage non équivoque : une vive peinture de la lassiveté y retraçait déjà l’image du plaisir. Sa gorge n’était pas encore fournie, mais elle était blanche comme un lys, ferme et bien placée. Je ne te dirai rien, ma chère Agathe, de ses appas secrets ; ils étaient inexprimables, et par conséquent au-dessus de mon pinceau. Avant de décrire les beautés d’un art, il faut auparavant se sonder, pour savoir si on peut y atteindre. ”
non signé, Revue des Deux Mondes
“ Quant à Mme Walker, c’est bien encore Agathe si l’on veut, mais Agathe ayant quinze ans de mariage, Agathe attendant Max, non plus en jeune fille qui rêve au clair de lune et qu’un bruit dans l’herbe effarouche, mais en digne mère de famille qui peigne ses enfans et leur prépare des tartines de beurre, de ces larges tartines auxquelles on ne pense pas sans que le souvenir de Werther et de Lolotte se réveille. Cependant, si de la personne vous passez au talent, alors toute prévention défavorable disparaît, et vous retrouvez l’Agathe du poète. ”
Honoré de Balzac,
Œuvres complètes de H. de Balzac…
(1842)
“ Devenue pour l'artiste une espèce de sœur grise dévouée, Agathe ne se sentait mère que pour l'audacieux aide-de-camp de Son Altesse Royale Monseigneur le Dauphin ! Fière de Philippe, elle lui devrait bientôt l'aisance, en oubliant que le bureau de loterie dont elle vivait, lui venait de Joseph. Un jour, Agathe vit son pauvre artiste si tourmenté par le total du mémoire de son marchand de couleurs que, tout en maudissant les Arts, elle voulut le libérer de ses dettes. ”
Anonyme, Lettres galantes et philosophiques de deux nones (1777)
“ Peut-être monsieur le chapelain n’oublie-t-il exprès son bréviaire, que pour s’occuper de tes charmes, et pour fourrager tes appas ! Assurément la victime est digne du sacrificateur. Tout ce qu’on peut imaginer de divin ; tout ce qu’on peut concevoir de parfait, se trouve, ma chère Agathe, réuni dans ta personne. Oh ! que la guimpe et le bandeau inspirent de désirs ! Je me rappelle qu’après la mort du père Anselme (dieu lui fasse miséricorde) j’eus pour ami de cœur, l’espace de deux ans, un étalon du sacerdoce ; mais chère Agathe, qu’il était vigoureux ! ”
de Voragine Jacobus, La légende dorée (1902)
“ « Renie le Christ et adore les dieux ! » Puis, sur son refus, il la fit attacher à un chevalet pour être torturée. Et Agathe dit : « J’éprouve, parmi ces souffrances, la joie qu’éprouve un homme qui apprend une bonne nouvelle, ou qui voit ce qu’il a longtemps désiré voir, ou qui reçoit un immense trésor ! » Le consul, furieux, lui fit tordre les seins, et ordonna ensuite de les lui arracher. ”
Joseph Lallier,
Le spectre menaçant
“ Jurez-moi que votre refus n’était pas calculé, et que vous n’aimez pas Agathe pour sa dot ! — Je vous le jure sur mon âme ! répondit André, inquiet d’une telle entrée en matière. Aucun sentiment sordide ne me guide dans mes fréquentations chez vous. Agathe est belle, bonne, et nous avons les mêmes idées. Si elle a de la fortune, ce n’est pas de ma faute ni de la sienne, et je l’aime pour elle-même. Sauver la vie à quelqu’un, c’est un peu comme la lui donner. ”
Anonyme, La Messaline française (1789)
“ Le lendemain, Agathe vint se mêler à nos plaisirs : nous imaginâmes une autre posture que voici : après nous être mis nus tous les trois, j’étendis Agathe sur le lit, de manière que ses fesses posaient sur le pied et que ses jambes étaient soutenues sur deux chaises écartées l’une de l’autre, ce qui lui tenait les cuisses très-ouvertes ; de cette manière sa tête n’allait que vers la moitié du lit ; la duchesse occupait l’autre moitié, ses fesses étaient appuyées contre la tête d’Agathe, et sa toison lui formait une couronne : elle avait également les cuisses très-écartées. ”
Alphonse Karr,
Agathe et Cécile, par Alphonse Karr
(1853)
“ Il prit rendez-vous avec son frère pour le soir. Agathe, rentrée chez elle, s'enferma dans sa chambre, et, se jetant à genoux, remercia Dieu dans une fervente prière. Pendant le dîner, Rodolphe fit une riante description de la chaumière qu'ils habiteraient : il parla du jardin, de la rivière, du petit bois. C'était un magnifique rêve pour Agathe et pour son père : vivre à la campagne dans une maison à eux ! quatre mille francs de rente! ”
“ Si vous voulez me gronder, miss Agathe, vous avez le champ libre; mais n'abusez pas de la permission. Une jolie moue peut avoir son charme, la grognerie enlaidit toujours un visage. Grondez-moi donc avec grâce et belle humeur. Surtout n'allez pas dire au loup-garou que je vous écris; ce vilain homme vous empêcherait de me répondre, et je veux avoir de vos nouvelles. Quant aux siennes, donnez-m'en, ne m'en donnez pas, cela m'est égal. Miss Agathe, miss Agathe, après maman et les poissons, vous êtes sûrement ce que j'aime le plus au monde. ”
Anonyme, Lettres galantes et philosophiques de deux nones (1777)
“ Mais hélas ! pourquoi ne sont-ils plus, ces tems de délices, où mon âme se confondait avec celle du père Anselme ! où nos cœurs éprouvaient des sensations qui ne peuvent être rendues que par le pinceau de la jouissance ! Agathe, ma chère Agathe, que de pertes libidineuses ! que de sacrifices expiés sur l’autel de la volupté ! Si je me pâmai mille fois dans les bras de mon consolateur, mille fois aussi je partageai son existence : te le dirai-je enfin ; il eut les prémices de ma virginité, et content de sa victoire, il ne se montra jamais ingrat à mon égard. ”
Eugène Scribe,
La camaraderie, ou La courte échelle…
“ AGATHE. Quel bonheur ! zoÉ. Mon mari est en grande affaire ; il se rend à Saint-Denis pour cette élection, où la manufacture, dont il est un des principaux propriétaires, lui donne une grande influence. AGATHE, vivement. Est-ce qu'il voudrait se faire nommer ? ZOÉ. Je l'ai cru d'abord. mais je me trompais. Il porte, ainsi que ses amis, monsieur Oscar Rigaut. AGATHE. Et eux aussi!. Tout le monde est donc pour lui?. un homme qui est la nullité même! ZOÉ. C'est peut-être pour cela!. personne ne le craint ! AGATHE. Et notre pauvre Edmond? ”
Jules Gabriel Janin,
L'âne mort
“ Cependant Agathe, qui était à quelques pas plus loin, arrivait lentement, majestueusement, comme une femme qui s'encanaille et qui a des gants. Je la saluai profondément:—Pourriez-vous m'indiquer la demeure de madame de Saint-Phar, Mademoiselle, si tant est, comme l'assure le caporal, que vous la connaissiez?—Si je connais la Saint-Phar! reprit mademoiselle Agathe ”
“ Cette fille si sage et si sensée aurait-elle l’imprévoyance d’un enfant ? ou bien son courage est-il si bien trempé, son enthousiasme si caché et si profond, qu’elle soit invulnérable au doute et à la souffrance ? Moi, qui aime ce jeune homme pour elle, et à cause d’elle, je suis mille fois plus agitée. Et ne doit-il pas en être ainsi ? Agathe est un enfant gâté, à qui le bien est venu en dormant, et qui se repose sur ma prudence et ma tendresse. ”
Xavier Marmier,
Nouvelles du Nord : traduites du russe…
(1882)
“ Trois jours de suite, Agathe se condamna à ne pas sortir. Dès qu'elle avait dîné, elle se mettait près de la fenêtre et y restait jusqu'au soir, observant avec attention chaque passant. Le quatrième jour, fatiguée de sa séquestration, et doutant peut-être de la justesse du rapport qui lui avait été fait, elle recommanda de nouveau sa sœur à l'active surveillance d'Anisia, et sortit. Le ciel était clair, la soirée calme et tiède. A peine Agathe était-elle à quelque distance de sa demeure, sur la route de Moscou, qu'elle rencontra un élégant cabriolet attelé d'un cheval fringant. ”
Eugène Labiche Marc Michel, Le Mystère de la rue Rousselet comédie en un acte…
“ Agathe, vivement. Duplantoir ! Il n’a pas dit un autre nom ? Nazaire. Est-ce que monsieur en a plusieurs ? Agathe. C’est bien... Ensuite ? Nazaire. Ensuite, il m’a tourné les talons... en regardant les fenêtres... Agathe. Ah ! mon Dieu !... Et, comment était ce monsieur ? Nazaire. Oh ! c’est un homme avec des gants, des souliers, un pantalon et un paletot. Agathe. Mais sa figure ! Nazaire. Je n’ai pas eu l’indiscrétion de la regarder... Je suis le tombeau des secrets, moi ! Agathe, contrariée. Ah ! maladroit ! Scène III Les mêmes, Guérineau. ”
Alphonse Momas, Débauchées précoces
“ Tu ne l’aurais pas fait, si j’avais été ta femme et si j’eusse été vraiment en âge de l’être ! — L’âge de l’être, nigaude, on l’a toujours ; Agathe désirait ce qui t’a si fort épouvantée ! — Agathe ! Tu le lui aurais fait, et si tu ne l’as pas fait, c’est que tu avais une raison qui te retenait ! Tandis que moi, une marchandise, une fille achetée, tu t’es cru le maître, tu n’avais pas à te gêner. Cela, ce n’est pas bien. Tu as été le plus fort, je me suis soumise. Je crains de ne pas être ce que tu cherchais. ”
Joseph Lallier,
Le spectre menaçant
“ La danse finit au moment où Madame Wolfe, rompant la conversation avec Madame Rancourt, alla s’asseoir près de Madame Duprix. André et Agathe se dirigèrent vers la salle à manger que l’on avait commencé à préparer pour le réveillon. Un bouquet de reines-marguerites ornait le milieu de la table d’honneur. Agathe en prit une dans ses mains et commença à en arracher les pétales un à un. — Il m’aime, il ne m’aime pas, il m’aime, il ne m’aime pas, il m’aime, il ne m’aime pas... Il m’aime ! dit-elle joyeusement, en arrachant le dernier pétale. Essayez à votre tour, dit-elle à André. ”
Clairville,
Le Carlin de la marquise : vaudeville en deux actes
(1844)
“ Agathe, plaignez-moi. c'est mon rêve. c'est la danse de mon oncle qui s'accomplit. LA VERDURE. Mon ami, je suis désolé. JUVÉNAL. Ça n'est pas vrai. LA VERDURE. Si fait. J'en souffre intérieurement, mais qu'y faire. Les dernières volontés d'un mourant, c'est sacré. Et si un procureur ne donnait pas l'exemple du respect aux lois et aux mœurs. JUVÉNAL, à part. Il parle de mœurs. et il n'a plus de cheveux! AGATHE. Mon père, faites quelque chose pour lui, il le mérite. JUVÉNAL, se levant. Eh bien ! non. Eh bien ! non !. Gardez vos trésors. Vous aimez l'argent. mais j'aime Agathe. ”
