Anonyme, Lettres galantes et philosophiques de deux nones (1777)
“ Passe-moi, ma sœur, cette polissonnerie ; c’est le dernier coup de mon pinceau. Bon soir, Agathe ; il est minuit, et je me couche. Christine. RÉPONSE. Vous êtes charmante, ma chère sœur Christine. Plus je vous lis, plus mon imagination s’alume. Vous parlez le langage de l’amour, comme un professeur de rhétorique, celui de l’éloquence. Vous dépeignez cet enfant avec des couleurs si vives, si naturelles, qu’il n’est pas possible de s’y méprendre. Ô que j’aime votre ton ! il porte au cœur ; il est ce qu’il doit être, ni trop sublime, ni trop fastidieux. ”
