Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Et ma surprise fut extrême d’entendre ainsi le son de ma voix, devant mon esclave dont les yeux s’ouvraient grandement. Or, mon souhait à peine était-il exprimé, qu’un heurt se fit à la porte, comme si c’était quelqu’un qui ne pouvait souffrir l’attente, et une jeune voix soupira : « Le bien-aimé peut-il franchir la porte de son ami ? » Alors, moi, je pensai en mon âme : « Sans doute c’est quelqu’un qui, dans l’obscurité, se trompe de maison ! Ou bien aurait-il déjà porté ses fruits, l’arbre stérile de mon désir ? » ”
