Résumé

Anonyme Lettres d’un Provençal à son épouse (1805)

Si elle eut voulu donner à l’un des prérogatives sur l’autre, sans contredit, c’eût été à mon sexe pour le dédommager des inconvénients qui l’assiégent et des périls qui menacent ses jours. En effet, la femme marche toujours à côté d’un précipice prêt à l’engloutir ; sa complexion délicate lui fait éprouver plus vivement les douleurs de tous les âges ; l’époque des plaisirs de l’amour ne s’annonce chez elle que par des incommodités, bien souvent avant-coureurs de sa destruction totale, qui se renouvellent tous les mois et qui semblent l’avertir du danger qu’elle courra en devenant mère.
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Anonyme Lettres d’un Provençal à son épouse (1805)

Si au contraire il me répugne, je ferme les yeux, et pour me faire naître des désirs, je lui dis de me trousser par degré et lentement... Et comme Éléonore se troussa effectivement en me parlant, je ne pus résister plus longtemps. Je la foutis de toutes les manières. La gueuse me fournit dix décharges contre moi une. C’est la volupté personnifiée. Mon doux ange, me dit-elle en me quittant, je sais qu’il faut que je meure à force de foutre. Reviens me voir, contribue à mon trépas, et si tu as beaucoup d’amis qui te ressemblent, adresse-les moi.
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Anonyme Lettres d’un Provençal à son épouse (1805)

Le plaisir que nous procure la fouterie ne doit pas être confondu avec celui que nous procure l’amitié. J’ai de l’amour pour toi et de l’amitié pour mon époux ; l’amour que j’ai pour toi est commandé par le besoin de mes sens et dès qu’ils sont apaisés je n’ai pour toi et pour tes semblables que la plus froide indifférence. L’amitié, au contraire, est un sentiment qui toujours m’entraîne vers l’objet que j’aime
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