Résumé

Compère Mathieu Les Pantins des boulevards, ou bordels de Thalie (1791)

Il n’est point de moyens qu’elle n’emploie pour faire bander son homme : foutre ou mourir ! c’est sa devise. Aussi, faisant votre tournée, vous l’examinerez sans doute sur le théâtre du bordel des Beaujolais, et à ses regards impudents, à ses discours obscènes, à ses couleurs fanées, à son teint flétri par la fouterie, vous reconnaîtrez ma coquine.
Notre commerce dura deux mois, sans que son époux, cocu débonnaire et pacifique en fût instruit : il est vrai que de son côté il courait les gredines de rempart, et qu’il se montrait très-indifférent sur la conduite de sa compagne.
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Compère Mathieu Les Pantins des boulevards, ou bordels de Thalie (1791)

Oui, mon cher compère Mathieu, je suis le coryphée de la bande des fouteuses à Nicolet, et je vous puis protester, en bonne conscience, que je suis la plus ardente sectatrice des plaisirs de l’amour, que c’est la seule divinité que j’encense, et que la fouterie a tant d’attraits pour moi, que son ascendant est irrésistible. Je ne veux, je ne désire qu’un vit ferme et de grosseur proportionnée à la gaîne que je lui destine.
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Compère Mathieu Les Pantins des boulevards, ou bordels de Thalie (1791)

Si vous m’eussiez vu, les traits animés par la fouterie, nu comme le père Adam, tenant mon vit d’une main, et de l’autre l’instrument d’un correcteur, poursuivre une femme, nue de même, qui, se sauvant de cette fustigation, m’excitait encore plus au plaisir, vous eussiez été enchanté de ce libidineux exercice, et je suis persuadé que la vue de ce tableau de fouterie vous aurait fait bander vous-même !
le compère mathieu. Et c’est ainsi, vieux cocu, vieux pécheur, que vous martyrisez les fesses d’une jolie femme. Quelle manie !
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