Compère Mathieu

Élements biographiques

Compère Mathieu,  Les Pantins des boulevards, ou bordels de Thalie (1791)

“ Il n’est point de moyens qu’elle n’emploie pour faire bander son homme : foutre ou mourir ! c’est sa devise. Aussi, faisant votre tournée, vous l’examinerez sans doute sur le théâtre du bordel des Beaujolais, et à ses regards impudents, à ses discours obscènes, à ses couleurs fanées, à son teint flétri par la fouterie, vous reconnaîtrez ma coquine.
Notre commerce dura deux mois, sans que son époux, cocu débonnaire et pacifique en fût instruit : il est vrai que de son côté il courait les gredines de rempart, et qu’il se montrait très-indifférent sur la conduite de sa compagne.
”
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Compère Mathieu,  Dernier mot des braves sans-culottes au Roi

“ Veux-tu que la religion devienne le frein salutaire des passions, consens à la suppression des prêtres. La correspondance de ces intermédiaires entre dieu, et l’homme, enhardi tous les genres de crimes, que la justice humaine ne peut atteindre, ces vils charlatans font, au nom de l’éternel, un trafic honteux d’absolutions et d’indulgences, comme autrefois tes favoris et tes ministres vendoient les lettres de grace, de pardon et d’abolition. ”
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Compère Mathieu,  Les Pantins des boulevards, ou bordels de Thalie (1791)

“ Oui, mon cher compère Mathieu, je suis le coryphée de la bande des fouteuses à Nicolet, et je vous puis protester, en bonne conscience, que je suis la plus ardente sectatrice des plaisirs de l’amour, que c’est la seule divinité que j’encense, et que la fouterie a tant d’attraits pour moi, que son ascendant est irrésistible. Je ne veux, je ne désire qu’un vit ferme et de grosseur proportionnée à la gaîne que je lui destine. ”
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