Vampire

Définition et enjeux

Paul Féval,  La Vampire (Les Drames de la mort)

“ Chose singulière, dans ce récit, ce qui l’avait frappé le plus fortement, c’était l’épisode nuageux de la vampire.
René eût répondu par un sourire de mépris à quiconque lui aurait demandé s’il croyait aux vampires femelles ou mâles.
Et pourtant son idée ne pouvait le détacher de cette image saisissante, malgré son absurdité : la morte chauve, couchée dans ce tombeau depuis des siècles, et qui se réveillait jeune, ardente, lascive, dès qu’une chevelure vivante, humide encore de sang chaud, couvrait l’horrible nudité de son crâne.
”
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Paul Féval,  La Vampire (Les Drames de la mort)

“ Le jeune homme répondit :
— Il faut du sang pour amasser l’or, et l’or qu’on prodigue fait couler le sang. Il y a un lien mystique entre le sang et l’or. Ce troupeau stupide qui peuple le monde, les hommes, nous appelle des vampires. Ils ont horreur de nous et tendent sans défiance, leurs veines à ces autres vampires qu’on nomme les habiles, les heureux, les forts, sans songer que l’opulence d’un seul, ou la puissance d’un seul, ou sa gloire ne peut jamais être faite qu’avec le sang de tous : sang, sueur moelle, pensée, vaillance.
”
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Paul Féval,  La Vampire (Les Drames de la mort)

“ Le mot vampire était dans toutes les bouches. On dissertait, on commentait, expliquait. Les hommes forts en étaient réduits à reprendre en sous-œuvre l’idée mise en avant depuis longtemps, à savoir, que « la vampire » était uniquement une bande de voleurs.
Cette manière de voir les choses avait un certain succès, mais l’immense majorité tenait à son monstre et lui donnait un nom franchement. La vampire était une vampire et s’appelait la comtesse Marcian Gregoryi.
Elle était belle à miracle, et jeune, et séduisante. Elle affectait une grande piété.
”
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