Paul Féval, La Vampire (Les Drames de la mort)
“ Chose singulière, dans ce récit, ce qui l’avait frappé le plus fortement, c’était l’épisode nuageux de la vampire. René eût répondu par un sourire de mépris à quiconque lui aurait demandé s’il croyait aux vampires femelles ou mâles. Et pourtant son idée ne pouvait le détacher de cette image saisissante, malgré son absurdité : la morte chauve, couchée dans ce tombeau depuis des siècles, et qui se réveillait jeune, ardente, lascive, dès qu’une chevelure vivante, humide encore de sang chaud, couvrait l’horrible nudité de son crâne. ”
