Collin de Plancy

Collin de Plancy

Résumé

Portrait de Collin de Plancy Collin de Plancy Histoire des Vampires

Mais voici un fait plus remarquable : celui qu’elle allait épouser n’avait pas vu le Vampire, n’en avait pas été sucé ; cependant il n’eut pas plus tôt appris ce que le spectre avait dit en étranglant la jeune fille, qu’il tomba malade également, et mourut huit jours après elle.
On déterra le mort que le cri public accusait de Vampirisme. On crut lui trouver le teint frais, et on le brûla [1] . Mais pourrait-on ne pas reconnaître dans cette aventure les tristes effets de l’imagination ? La vérité est ici tellement évidente qu’il est inutile de la montrer.
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Portrait de Collin de Plancy Collin de Plancy Histoire des Vampires

PRÉFACE. Dans ce 19e siècle, si grand, si éclairé, si remarquable par ses lumières, on aurait pu croire que les Vampires ne seraient regardés que comme une monstruosité indigne d’un seul moment d’attention : lorsqu’on rit de pitié au récit des effroyables histoires des loups-garoux, des sorciers, des revenans et des spectres, devait-on penser que la France s’occuperait des Vampires, de ces morts qui sortent en corps et en âme de leur cercueil pour venir sucer les personnes vivantes, leur donner la mort, et s’engraisser de leur sang !
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Portrait de Collin de Plancy Collin de Plancy Histoire des Vampires

Le bailli du lieu, en présence de qui se fit l’exhumation, et qui était un homme expert en fait de Vampirisme, fit enfoncer dans le cœur d’Arnold-Paul un pieu fort aigu, dont on lui traversa le corps de part en part. Le Vampire ne put, dit-on, souffrir ce traitement sans pousser un cri effroyable, comme s’il eût été vivant ; malgré cela on lui coupa la tête et on brûla le tout. On en fit autant de tous les cadavres des autres personnes mortes de Vampirisme, de peur qu’ils n’en fissent mourir d’autres à leur tour.
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