“ L’exhumation dura long-temps. Comme chacun voulait y avoir part, on se gênait mutuellement, et même plusieurs accidens seraient arrivés sans les vieillards, qui ordonnèrent que deux hommes seulement déterreraient le cadavre. ”
Exhumation
Définition et enjeux
L'exhumation désigne l'acte de retirer un corps de sa sépulture, pratique encadrée et symbolique. Prosper Mérimée en dépeint les enjeux sociaux, tandis que Marie-Dominique Chapotin souligne le respect dû aux défunts.
Édouard Diguet évoque des rites funéraires traditionnels, et Claude Debussy en fait une métaphore de la fragilité humaine. F. T. Salomon précise les démarches administratives, illustrant la diversité des perspectives. Ce phénomène, lié à l'inhumation, aux obsèques et aux cimetières, révèle des enjeux juridiques, culturels et spirituels.
Citations sur “exhumation”
Marie-Dominique Chapotin, Une page de l'histoire du vieux Paris… (1870)
“ Nous avouons qu'il nous fallut tout notre respect pour la cendre des morts, pour ne pas ouvrir le cercueil et pour le défendre contre la curiosité des ouvriers et des personnes qui étaient présentes à l'exhumation. ”
Édouard Diguet, Les montagnards du Tonkin (1908)
“ Lorsque le corps de la personne que l'on pleure a disparu, après un combat par exemple, on réunit quelques-uns de ses effets et on procède à la cérémonie de leur crémation et à l'érection du tombeau, comme si le corps était présent. Faire les funérailles de quelqu'un se dit « vêt heo ». Lorsque les parents n'ont pas le loisir ou l'argent nécessaire pour y procéder, le corps est enterré dans une natte ou dans un cercueil et il arrive quelquefois que vingt ans après la mort on procède à l'exhumation et on brûle le cercueil avec le corps. ”
Claude Debussy,
Monsieur Croche
“ Pour soulever le voile de la mort, il faut des mains scrupuleuses, et généralement les exhumations sont faites par des mains maladroites ou soupçonneuses, qui rejettent dans l’oubli ces pauvres fleurs funèbres, guidées par un vilain et secret égoïsme. ”
Georges Alphonse Hubert Lemoine, Traité d'hygiène militaire (1911)
“ Les exhumations après une campagne sont parfois nécessaires, soit pour rassembler dans un même lieu les restes enfouis dans des tombes isolées, soit pour éviter les dangers d'inhumations défectueuses. ”
F. T. Salomon, Le Père-Lachaise
“ Art. 4. Ils seront seuls chargés, dans les cimetières auxquels ils seront attachés, du service des exhumations, ainsi que de la réception et de l’inhumation des personnes étrangères au diocèse de Paris et décédées hors de son territoire ”
F. T. Salomon, Le Père-Lachaise
“ Art. 80. Les exhumations seront opérées à des jours fixés à l’avance pour chaque cimetière. Il devra y être procédé de grand matin, en présence des seules personnes ayant qualité pour y assister [2] . ”
Jean Simon, Les Morts instruisant les vivants… (1844)
“ Mais, lorsque le glaive de la mort a tranché les liens qui unissent l'ame et le corps, que l'ame retourne à son principe céleste, et que le corps est rendu à la boue d'où il fut tiré, c'est alors que la mort nous révèle le néant et la grandeur de l'homme, qu'elle nous humilie dans la poussière, et nous relève jusqu'au ciel! Qu'est-ce donc que l'homme dans le cours de cette vie mortelle, dans le trajet si rapide du berceau à la tombe? Ce cercueil, qui renferme le jeune et digne objet de tant de tendresse et de tant de regrets, vous le dit dans son silence formidable. ”
Alexandre Dumas,
La marquise de Brinvilliers ; La comtesse de Saint-Géran…
(1865)
“ Madame, lui dit le docteur, il est aussi indifférent pour votre salut que votre corps soit jeté au feu pour y être réduit en cendres, que mis en terre pour y être dévoré par les vers; qu'il soit traîné sur la claie et jeté à la voirie, qu'embaumé avec les parfums d'Orient et déposé dans un riche tombeau. De quelque manière qu'il finisse, il ressuscitera au jour marqué, et s'il est désigné pour le ciel, il sortira plus glorieux de ses cendres que certain cadavre royal qui dort en ce moment dans un cercueil doré. Les obsèques sont pour ceux qui survivent, madame, et non pour ceux qui meurent. ”
A la mémoire de Charles-Auguste Siegfried… (1865)
“ En jetant ainsi, membres affligés de la famille de notre cher défunt, en jetant ainsi un coup d'œil sur sa vie, relevez vos cœurs abattus, songez qu'il a dignement rempli sa mission, qu'il a fait, à trente-six ans, ce que bien d'autres n'ont pas fait encore à un âge plus avancé. Songez qu'il était mûr pour une meilleure vie, et détournez vos pensées de ce cercueil qui ne renferme que sa dépouille mortelle, son vêtement terrestre, pour les diriger vers ces sphères supérieures qu'habite son esprit immortel, et où le Dieu devant lequel il n'y a point de mort, lui a assigné une nouvelle mission. ”
Accurse Alix, Paris et Rome, poésies, par Accurse Alix (1850)
“ Versez votre ombre pacifique Sur les gloires de son cercueil ! Pontifes, confesseurs, apôtres, ' Qui peuplez ces murs immortels, Recevez-le comme un des vôtres 7 Sous la garde de vos autels ! — 24 — Non, jamais temple de mémoire, Embaumé d'encens et de fleurs , Ne fut témoin de plus de gloire, Ne fut témoin d'autant de pleurs ! La foule immense et recueillie Entoure d'amour le cercueil, Et, dans ce deuil, chacun oublie Sa propre douleur et son deuil. Dans sa foi naïve, la mère Amène son petit enfant, Pour qu'il effleure le suaire Du saint cadavre triomphant ”
Jean-Marie Bécel,
A la mémoire religieuse de S. A. Madame la Princesse Baciocchi…
(1869)
“ Anges gardiens de ce cercueil, portez jusqu'au trône de Dieu, notre peine, nos besoins, nos prières. Obtenez le repos éternel pour Celle que nous pleurons. Puisse le sacrifice de cette vie si utile à mon pays, être agréable et suffisant! Que la Famille Impériale, souvent et cruellement éprouvée déjà, n'ait pas de longtemps à porter un nouveau deuil ! Princesse, votre fin prématurée fait couler nos larmes. Elles sont amères ! Cependant nous ne pleurons pas comme ceux qui ont perdu toute espérance. Votre mémoire sera vénérée dans ce pays, digne de l'intérêt qu'il vous avait inspiré. ”
Auguste Brizeux,
Œuvres de Auguste Brizeux
“ Sous ses habits de deuil, morne et la tête basse, Où va donc ce vieillard ? — Oh ! de grâce, de grâce, Mes amis, suivez-moi ! C’est la messe des morts Pour l’enfant qui d’un ange avait l’âme et le corps : Le cercueil vide est là, couronné d’immortelle. ”
E. Rolland, Fleurs sacerdotales déposées sur la tombe de M. l'abbé Bécourt… (1879)
“ De la mort voyez sur le corps même Ce cachet de grandeur et d'exquise beauté, Ce calme ravissant et cette paix suprême, Cette sorte d'extase et cette majesté ! Aussi pour moi la tombe est plus belle qu'un trône ! Je trouve le divin dans la paix d'un tombeau : Il me touche, il m'émeut, et ce qui l'environne Pour moi reste toujours et plus grand et plus beau ! Si je vois dans la mort la grandeur de la vie, Dans la mort du martyr quelle autre poésie ! Aimer jusqu'à mourir, ô le sublime amour ! ”
Le Tombeau de Théophile Gautier…
“ Tu surgis au bord de la tombe amère ; Tu nous apparais, ô Mort, vierge et mère, Effroi des humains, Le divin laurier sur la tête altière Et la lyre aux mains. Nous reconnaissons, courbés sur la terre. Que c’est la splendeur de ta face austère Qui dore la nuit de nos longs malheurs ; Que la vie ailée aux mille couleurs, Dont tu n’es que l’âme, Refait par tes mains les cieux et les fleurs, La rose et la femme. Lune constante ! astre ami des douleurs Qui luis à travers la brume des pleurs ! ”
Jean Simon, Les Morts instruisant les vivants… (1844)
“ Ce conseil d'un philosophe païen convient parfaitement à des chrétiens. Songez donc à votre tombe avant que l'âge ou la maladie vienne pâlir votre visage, vous amaigrir et faire chanceler vos genoux affaiblis. Dans la santé, et dès la jeunesse, préparez votre couche funèbre par une vie régulière et chrétienne. Vous tous, jeunes hommes, jeunes personnes, et vous vieillards, vous tous les enrôlés de la tombe, gravez sur la pierre des sépulcres de vos défunts, mais surtout dans vos actions, cette belle espérance de la résurrection de la chair! ”
Abel-Anastase Germain,
Obsèques de M. le Cte d'Auxais…
(1881)
“ MESSIEURS, En présence de ce cercueil, devant cette tombe qui va se fermer, convient-il d'élever la voix? Le silence ne répondrait-il pas mieux à notre poignante douleur? N'est-il pas à craindre de blesser jusques dans la mort cette pudeur de modestie qui ne supportait pas la louange? Aujourd'hui d'ailleurs le cher et vénéré Défunt n'a-t-il pas reçu dans un monde meilleur la louange qui fait taire toutes les autres? ”
Abel-Anastase Germain,
Oraison funèbre de M. l'abbé Desprez…
(1881)
“ Ne dirait-on pas que ces graves paroles ont été prononcées pour l'éloge funèbre de notre cher défunt? Non, si froid que vous soyez dans votre cercueil, vous n'êtes pas mort, ô vous que nous pleurons ! Plus heureux qu'Epaminondas, vous ne laissez pas seulement pour garder votre mémoire deux filles immortelles, vous vous survivrez dans l'immortalié de tant de leçons que vous avez données. Vous n'avez pas seulement versé une goutte dans le sillon douloureux de l'humanité ”
Henri Didon,
Éloge funèbre de Mgr Georges Darboy…
(1871)
“ N'est-ce pas la mort qui révèle dans un dernier élan et une suprême explosion les forces cachées de l'âme humaine ? N'est-ce pas elle qui parfois nous réhabilite et nous sauve ? N'est-ce pas elle qui nous baptise de notre vrai nom, qui grave sur le marbre de notre tombeau l'épitaphe de la gloire ou de l'infamie, et qui, fixant à jamais dans nos mains le drapeau pour lequel nous avons vécu et souffert, nous enveloppe immortels dans ses plis, comme en un suaire glorieux ? ”
C.-P. Arnaud, Recueil de tombeaux des quatre cimetières de Paris
“ Sur les Funérailles, Sépultures, Tombeaux et autres Monumens funéraires des Peuples anciens et modernes. Dans tous les temps et chez tous les peuples, l’amour, la reconnaissance, et même trop souvent la vanité, ont consacré les funérailles par des cérémonies augustes, touchantes et symboliques. Chez chaque peuple ces cérémonies diffèrent suivant le degré de sa civilisation, suivant ses mœurs et ses préjugés ; et chez tous elles paraissent fondées sur le sentiment intime de l’immortalité de l’ame et l’incertitude de sa destinée après sa séparation du corps. ”
Nouvelles Leçons françaises de littérature et de morale… (1843)
“ Pour courir au tombeau tous sortent du saint lieu ; Aucun ne se méprend, chacun connaît la pierre Où tout ce qu'il aima repose sur la terre, Et le tertre modeste où gît l'humble cercueil, Et la croix funéraire, et l'if ami du deuil, Qui, protégeant les morts de son feuillage sombre, A l'ombre des tombeaux aime à mêler son ombre. Dieu ! sous combien d'aspects, dans ce triste séjour, Se montrent le regret, la douleur et l'amour ! Là, les cheveux épars, la soeur pleure son frère; Helas ! trop tôt ravie aux baisers de sa mère, Une vierge a subi son précoce destin ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo
“ Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie. Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau. Toute gloire près d’eux passe et tombe éphémère ; Et, comme ferait une mère, La voix d’un peuple entier les berce en leur tombeau. ”
Henri Zozime de Valori, Oeuvres poétiques du marquis de Valori (1830)
“ Levez-vous, paraissez, ô victimes célèbres, Vous qui depuis vingt ans, par vos soupirs funèbres, Implorez un tombeau ! Elle sonne cette heure où la bonté céleste Attendrit les mortels dont un astre funeste Eclaira les forfaits; Les douleurs du remords doivent les faire absoudre r Les pleurs du repentir vont éteindre la foudre Dans les cieux satisfaits. Pour des morts ignorés quelques grains de poussière, Quelques cyprès voisins d'une tombe grossière Attestent notre deuil, Et du meilleur des rois la dépouille sacrée Par un sable de feu dans un jour dévorée, N'a point eu de cercueil. ”
Grande aumônerie. Mandement pour le carême… (1863-1870)
“ C'est elle enfin qui rajeunit le cœur du vieillard, en y faisant habiter de magnifiques espérances, qui s'assied au chevet des mourants pour les encourager et les bénir, et qui ne les confie à la tombe que munis du corps et du sang d'un Dieu, avec les germes d'une résurrection glorieuse et tout pleins d'immortalité. ”
Paul P. de La Gironière,
Aventures d'un Gentilhomme Breton aux îles Philippines
“ Ils ont une grande vénération pour leurs morts. Pendant plusieurs années ils vont sur leurs tombeaux déposer un peu de tabac et de bétel; l’arc et les flèches qui ont appartenu au défunt sont suspendus, le jour où il est mis en terre, au-dessus de sa tombe, et toutes les nuits, suivant la croyance de ses camarades, il sort de sa tombe pour aller à la chasse. Les enterrements se font sans aucune cérémonie. On étend le mort tout de son long dans une fosse, où on le recouvre de terre. ”
Fernand Giraudeau, La Mort et les funérailles de Napoléon III, par Fernand Giraudeau (1873)
“ Le cercueil est placé dans le char funèbre, qui est orné des armes impériales et attelé de huit chevaux. Le.Prince Impérial paraît sur le seuil, suivi des princes de sa famille et des officiers de sa maison. Il porte le manteau de deuil sous lequel on aperçoit le grand cordon de la Légion d'honneur. Il est très pâle. On lit sur son visage sa ferme volonté de dominer sa douleur. Il s'avance... En ce moment, les nuages épais qui depuis le matin obscurcissaient le ciel, s'entr'ouvrent. Un pâle rayon de soleil vient tomber sur le char funèbre. On se regarde : on s'est compris. ”
Louis-Constant Geoffroy, Eloge funèbre de M. l'abbé E. Fournaise… (1877)
“ Tout ce qui tient au siècle passera avec le siècle. Ce cercueil arrosé de nos larmes vous avertit, mieux que je ne saurais le faire, qu'ainsi disparaît la figure du monde, qu'ainsi s'évanouit l'enchantement des sens, qu'ainsi viennent se briser à la tombe toutes les espérances de la terre. Du fond de ce tombeau , votre pasteur vous parle encore, vous instruit encore. ”
“ Mais quand ils m’entendront crier ma plaidoirie du fond de ma tombe, ils m’écouteront... et la reine aura honte d’avoir été ingrate. Elle se souviendra : la mort réveille la mémoire endormie. On a peur, la nuit, d’offenser les morts. Mes enfants, mes chers enfants seront sauvés par leur deuil ! Elle se leva, et, passant la main sur son front, elle gagna la porte de l’oratoire qui donnait sur la chambre du deuil. ”
Léon Roux, Le droit en matière de sépulture… (1875)
“ Créateur se reflète en quelque sorte sur le monde sorti de sa main. Le moment arrive enfin où la mission de l'Eglise est accomplie. Le cimetière ouvre ses portes à ce mort qui vient reposer auprès des siens, à-l'ombre de la croix. L'heure de la séparation suprême a sonné, heure douloureuse ! mais la religion est là pour en adoucir l'amertume. Elle nous dit que ce tombeau si redouté ne reçoit, après tout, que notre enveloppe périssable, pendant que notre âme est déjà dans le sein de l'infinie miséricorde. ”
Charles Maire, Rimes d'automne (1892)
“ De tant d'êtres chéris, les corps si caressés, Héritage des vers, redeviendront poussière, Par le vent dans les champs ils seront dispersés, Après avoir nourri les fleurs d'un cimetière. Au delà de la tombe est-il un rendez-vous ? Et quelles voix sur terre y parleront de nous, Quand seront retournés aux sources éternelles Les rayons sans emploi des âmes immortelles ?... Si nous sommes limon, pourquoi Dieu nous mit-il Dans le coeur tant d'orgueil, dans l'esprit tant de rêve, Pourquoi chercher toujours, comme en un lieu d'exil, Le problème effrayant que l'infini soulève ! ”
Géris, Discours prononcé sur la tombe de M. André Michaux… (1855)
“ Les oeuvres immortelles du génie, le souvenir de l'homme de bien, les prières que nous venons d'adresser à l'arbitre de nos destinées, les honneurs que nous rendons à celui qui fut notre guide, notre ami, notre bienfaiteur, cet adieu suprême que nous venons déposer sur un cercueil , nous disent assez éloquemment que la tombe est le seuil de l'immortalité ! ”
Alphonse Karr,
La Soupe au caillou, histoires contemporaines…
(1884)
“ Pour vous, les enterreurs civils, qui ne croyez pas à l'àme, ni à une vie future, vous n'amenez au cimetière qu'un cadavre qui va pourrir, et c'est tout... Les chrétiens et ceux qui pensent autrement que vous croient rendre à la terre seulement la partie matérielle de l'ami perdu, un vêtement, une prison de chair, quelque chose comme le cocon que perce et abandonne sans le regarder le papillon, qui cesse d'être chenille et s'élance clans l'air à la recherche du parfum et du nectar des fleurs aussi brillantes que lui. Vous laissez votre mort au cimetière et vous lui dites adieu ”
Mme J Delorme Jules Simon, Âmes de guerre, âmes d'amour, roman (1917)
“ Tu as raison, Mad, laissons dormir nos héros où les balles et les obus les ont frappés. Je respecte la tradition d'après laquelle chacun veut conserver ses morts près de soi pour aller prier et pleurer sur leur tombe, mais nos morts demandent plus que cela. Ils ne veulent pas une place étroite dans nos cimetières, au milieu de la foule des tombes où ils seraient perdus, écrasés par le voisinage somptueux d'un monument élevé à la mémoire de quelqu'égoïste, dont les héritiers reconnaissants auraient cherché à masquer le vide de la vie sous l'entassement des marbres ! ”
C. Courtin, Plaintes (1861)
“ La mère ensevelit une fille charmante, Le fils avant le père est mis dans le cercueil, Le jeune fiancé, de sa trop jeune amante, Morne, accablé, porte le deuil. Auprès de nous, sans cesse, une tombe s'entrouvre, L'homme fort aujourd'hui, disparaîtra demain ”
Antoine Marie Demante, Cours analytique de Code civil… (1881-1889)
“ Le mot funéraire, dérivé du mot funérailles et du latin funus, implique l'idée non pas seulement d'une inhumation, d'un enfouissement, mais d'une cérémonie, d'honneurs rendus à la dépouille mortelle d'une personne décédée, au corps qui a été la demeure d'une âme immortelle. ”
