Résumé

A la mémoire de Charles-Auguste Siegfried… (1865)

En jetant ainsi, membres affligés de la famille de notre cher défunt, en jetant ainsi un coup d'œil sur sa vie, relevez vos cœurs abattus, songez qu'il a dignement rempli sa mission, qu'il a fait, à trente-six ans, ce que bien d'autres n'ont pas fait encore à un âge plus avancé. Songez qu'il était mûr pour une meilleure vie, et détournez vos pensées de ce cercueil qui ne renferme que sa dépouille mortelle, son vêtement terrestre, pour les diriger vers ces sphères supérieures qu'habite son esprit immortel, et où le Dieu devant lequel il n'y a point de mort, lui a assigné une nouvelle mission.
Source : Gallica

A la mémoire de Charles-Auguste Siegfried… (1865)

Pour le négociant en particulier, c'est-à-dire pour l'homme dont les intérêts matériels dépendent en grande partie de la faveur du public, il y a donc un danger sérieux à se ranger parmi les hommes du progrès. Et la tentation est là qui lui dit : «Suis la voie large, adore le passé, sois conservateur; ou bien, si ta raison, ta conscience, ton cœur te poussent vers le parti du progrès, ne le dis à personne, fais-en ton secret, et n'indispose pas imprudemment le public contre toi.»
Source : Gallica

A la mémoire de Charles-Auguste Siegfried… (1865)

C'est parce que j'ose croire que parmi ces jeunes gens, qu'un même sentiment de sympathie et de regret, rassemble autour de cette tombe, il s'en trouvera un qui, lui aussi, verra comme à l'œil, dans cette mort prématurée, le néant de nos aspirations et de nos espérances purement terrestres, et tout ensemble la persistance indestructible des trésors divins, des biens réels qui enrichissent l'âme pour la vie présente et pour l'éternité ; il s'en trouvera un qui, instruit par ce spectacle saisissant, vouera son cœur, ses pensées et sa vie au service des choses de Dieu.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature