Charles Moutte, Chants et poésies, par Charles Moutte (1853)
“ Et, dans mon cœur, fût-elle morte, Moi, je porte son souvenir. Ah ! j'aime tant ma petite Marie ; Sa simple robe et son noir tablier, Et sa croix d'or et son collier. Quel souvenir pourrait faire oublier Le souvenir de la patrie? Le souvenir de son amour Est plus joyeux que l'espérance ; Le souvenir de son absence Est plus triste qu'un sombre jour. Il est sombre comme l'orage, Quand, terribles et furieux, Les flots bondissent jusqu'aux cieux ; Il est triste comme la plage Du pays qui fuit à nos yeux. ”
