Claire Virenque

Élements biographiques

Claire Virenque Les souvenez-vous (1911)

Qu'il m'entraîne aux sommets d'où l'on voit la beauté ; Oh ! n'être qu'un flambeau, n'être qu'une clarté, Une chose d'amour très pur — pas davantage !
S'EN ALLER
A Mme Charles de Pomairols.
S'en aller dans la vie avec un seul amour,
Garder au fond du coeur une seule espérance, Et voir ce grand amour grandir par la souffrance, Et cet espoir si beau s'embellir chaque jour ;
S'en aller vers la mort avec un seul désir,
Celui qui nous conduit par la main, comme un frère, Dans des bois de silence embaumés de prière,
Où l'âme pure goûte un suave plaisir.
Source : Gallica

Claire Virenque Les souvenez-vous (1911)

Sonnez, les cloches bien-aimées, Pour que viennent s'épanouir Les roses d'or du souvenir, Devant nos paupières fermées.
Le Passé revient pas à pas, Cloches lentes, au crépuscule, Sonnez, lorsque le jour recule, L'Angelus que l'on dit tout bas :
Cloches des heures abolies,
Sonnez pour ces ensevelies. Cloches des profondes amours, Sonnez toujours, sonnez toujours !
Sonnez quand nos forces s'épuisent,
Dites-nous l'ancien bonheur, Pour que ses rayons de douceur, Comme des étoiles qui luisent, Brillent au ciel de notre coeur !
Source : Gallica

Claire Virenque Les infirmières, notes et souvenirs… (1918)

Notre pays reconnaît la dette de gratitude immense, profonde, infinie que nous devons à la France, au sacrifice de sas femmes, à la « fortitude » de la population civile, à l'héroïsme de ses vaillants soldats, qui ont affronté et affrontent encore des dangers et des calamités inouïs avec un courage qui a fait palpiter le cœur du monde entier. Notre pays est convaincu que c'est sur le sol français que se décidera la destinée des nations civilisées. Ça a été pour nous un privilège sacré de travailler pour soulager les souffrances des blessés français, des femmes et des enfants.
Source : Gallica

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