“ Ça vient aussi de chez nous. — Il est pépère, celui-là ! L’obus fend l’air à mille mètres peut-être au-dessus de nos têtes. Son bruit couvre tout comme d’un dôme sonore. Son souffle est lent ; on sent un projectile plus bedonnant, plus énorme que les autres. ”
Obus
Définition et enjeux
L'obus, projectile artilleristique emblématique des conflits modernes, incarne la violence dévastatrice de la guerre. À travers les récits de Henri Barbusse, qui dépeint ses effets déchirants sur les tranchées, ou ceux d'Alfred d'Aunay, qui souligne son danger immédiat, l'objet est analysé sous l'angle de l'horreur physique et psychologique.
Louis Dumur, en contrastant l'obus avec la balle, insiste sur son caractère impersonnel, tandis que les Tharaud évoquent une coexistence troublante entre la menace et la routine. Ces perspectives, issues de textes de guerre, révèlent une pluralité d'approches, alliant description sensorielle et réflexion sur l'essence de la violence.
Citations sur “obus”
Alfred d' Aunay, Les prussiens en France : Sarrebruck - Forbach - Borny - Metz - Gravelotte - Saint-Privat-la-Montagne… (1872)
“ En trois minutes, dix obus éclatent au milieu des artilleurs. Heureusement que ces obus s'enfonçant profondément dans la terre fraîchement remuée, ne nous font pas grand mal, mais il y a pourtant des éclats qui blessent et tuent nos hommes, que cela n'a pas l'air d'émouvoir le moins du monde. ”
abbé Miot, Fleurs des tranchées et Fleurs des guérets… (1933)
“ SOUS LES OBUS Au jeune AUDILLE, aujourd'hui Colonel-Pharmacien à Tananarive. De tous côtés, le canon tonne. Dans le danger, le coeur frissonne. Il fait un vacarme d'enfer. Il pleut du fer. L'air embrasé boût, se déchire, Pleure, gémit, tremble, soupire. Tous les démons entrent en jeu. Il pleut du fer. L'obus en mille éclats se brise, Ou s'enfonce en la terre grise, Et dépouille de leurs rameaux Les verts ormeaux. Tout près, la forêt dépeuplée Etend sa ramure endeuillée, Dresse au ciel, comme des moignons, Les pauvres troncs. ”
Jérôme et Jean Tharaud, Revue des Deux Mondes
“ Le pot de soupe bout sur la braise, les obus tombent à leur cadence, un coucou chante dans le bois. Son cri, malicieux et stupide, s’élève obstinément dès qu’un obus éclate, comme s’il s’amusait à ce jeu ; nous-mêmes y prenons plaisir, et nous attendons l’obus pour entendre le coucou chanter. Paix des oiseaux, paix des bêtes ! ”
“ On marche sur un pavage d’éclats d’obus. À chaque pas, le pied en heurte ; on se prend comme à des pièges, et on trébuche dans la complication des armes rompues, des fragments d’ustensiles de cuisine, de bidons, de fourneaux, de machines à coudre, parmi les paquets de fils électriques, les équipements, allemands et français, déchirés dans leur écorce de boue sèche, les monceaux suspects de vêtements englués d’un mastic brun rouge. Et il faut veiller aux obus non éclatés qui, partout, sortent leur pointe ou présentent leurs culots ou leurs flancs, peints en rouge, en bleu, en bistre. ”
Albert Duruy,
Souvenirs de campagne et de captivité…
“ Pendant que je les contemplais, ma pensée retourna sur le champ de bataille, et l’embrassa tout entier dans toute son horreur avec une effrayante lucidité. Je revis l’œuvre terrible des obus : hommes coupes en deux, décapités quelquefois jusqu’aux épaules, quelquefois seulement jusqu’à la mâchoire inférieure, ventres ouverts, entrailles pendantes, dos labourés horriblement, bras et jambes emportés. ”
Louis Dumur,
Nach Paris! Roman
“ Le sifflement de ces petits projectiles, opiniâtres et tarabustants comme des moustiques, me parut plus désagréable encore que le gros vacarme des obus. C'est qu'une balle qui vous stride à l'oreille vous semble précisément destinée. L'obus est plus distant, plus impersonnel et, malgré son bruit, plus rassurant: on a l'impression, du moins en rase campagne, de courir avantageusement sa chance. ”
Jérôme et Jean Tharaud, Revue des Deux Mondes
“ Les obus savent où ils vont et le but qu’ils veulent atteindre ; ils ne s’écartent guère de leur route ; et, à quelques centaines de mètres de l’endroit autour duquel ils tâtonnent, on est parfaitement à l’abri. ”
Paul Lintier,
Ma pièce
(1916)
“ De gros obus s’annoncent. On s’allonge derrière les moutons qui font rempart. Les obus tombent entre la ferme et nous. Au trot, malgré la charge, nous nous écartons de la ligne de tir des obusiers. Nous revoyons les gendarmes morts. Nous ne nous arrêtons que derrière une ligne de peupliers qui nous cache. Trois obus s’abattent à la place que nous venons de quitter. À travers les petits ravins du plateau, et en longeant des taillis, sans encombre, nous regagnons le parc. ”
Charles Delvert, Carnets d'un fantassin (3e mille… (1935)
“ Il retrouve à tâtons le chemin de trous d'obus en trous d'obus. Il n'y a plus de boyau, la plaine, bouleversée par des entonnoirs, où l'on trébuche sur des cadavres. Dans cette nuit d'encre, éclairée seulement par des fusées qui nous font planquer et par l'éclatement rouge des obus, c'est une course haletante, interrompue de coups de fusil. ”
Cyp. Etchegoyen, Mon tour viendra : l'enfer du poilu (1930)
“ Ils grognent. D'autres rivent leurs mâchoires et continuent, rageurs. Je me suis étendu littéralement dans un entonnoir. La boue liquide a circulé dans mes culottes et dans les manches. Nous avons, pour décorer la fête, des lueurs incessantes qui sont des éclatements d'obus, devant nous, à cinq cents mètres, au point que nous traverserons pour continuer notre marche vers la tranchée d'Anderlu. A la lutte qu'on mêne contre la terre qui semble nous absorber, il faut joindre la lutte d'adresse avec les obus ennemis. ”
Rudyard Kipling,
Revue des Deux Mondes
“ Détournez d’eux vos regards pour un instant : ils disparaissent absorbés dans l’immensité des choses, longtemps avant d’atteindre le soulèvement des murs de rocs où commencent les montagnes et le combat. Il n’existe aucune échelle sur quoi l’on puisse se régler. Les plus gros obus font une tache pas plus grosse qu’un moucheron, au coin d’un pli d’ondulation sur le bord d’un champ de neige. ”
Charles Delvert, Carnets d'un fantassin (3e mille… (1935)
“ Les obus s'abattent dans le ravin et sur les pentes comme de gigantesques coups de marteau. Nous sommes ici merveilleusement placés: 155 français et obus boches, nous recevons des éclats de tous les côtés. ”
Lettres de héros (1914-1915) (1915)
“ Je constate, non sans quelque orgueil, que j'ai toute ma lucidité. Je ne peux fouiller dans mon sac pour prendre du papier, la position est intenable, mais nous resterons quand même ; les schrapnels cassent les branches tout autour de nous. Cela sent la poudre, une odeur suffocante, on ne compte plus les obus qui tombent. C'est terrifiant ! ! ! Les obus tombent sur nous (deux compagnies) et leur sifflement lugubre suivi du brutal éclatement est accompagné des cris, des râles des hommes blessés. ”
Laure Junot Abrantès, Choix de mémoires et écrits des femmes françaises au XVIIe… (1892)
“ Malgré la bravoure éprouvée de ces vieilles bandes couvertes de cicatrices, et vaillantes par l'âme et la volonté, l'obus occasionna un mouvement dans les rangs. Napoléon lance son cheval, et vient se placer au bord du carré, devant l'obus; il force l'animal à flairer de plus près la mèche brûlante, il le flatte de sa petite main, et sourit à ses vieux braves : — Eh bien! qu'est-ce donc? leur dit-il. qu'avez vous ? est-ce cet obus ? L'obus éclate! l'empereur ni son cheval ne reçoivent aucune blessure, mais personne n'est atteint! ”
“ Mais partout, de tous côtés et dans tous les endroits vous voyez des tessons, des obus non éclatés, des boulets, des traces de campement, et tout cela est noyé dans la boue liquide, gluante. Il vous semble entendre non loin de vous l’éclat d’un obus, il vous semble entendre de tous côtés les divers sons des balles — bourdonnants comme l’abeille, sifflants, rapides et perçants comme la corde. Vous entendez le terrible grondement du coup qui fait tressaillir, tue, et vous semble quelque chose de terrible. ”
Sergent Lefèvre, Le carnet de campagne du sergent Lefèvre… (1916)
“ Les obus tombent comme une véritable pluie d'orage. Nous marchons sous une nappe de fer et de feu, et je fais le sacrifice de ma vie; car il me paraît impossible qu'un seul d'entre nous atteigne la crête. ”
Soissons 15 avril 1871. Monsieur et très-honoré Père… (1871)
“ Je reste immobile de frayeur : je crois tout le monde mort; les soldats comprennent mon angoisse. Quelques-uns ont couru, je dirai même volé, car en cinq minutes ils furent revenus; ils me rassurent : c'est un obus qui est tombé et a éclaté chez les Sœurs, mais il n'y a aucun mal. Je respire, et, ne retrouvant pas mes jambes, j'essaye, en m'appuyant, d'aller les voir, et je considère les ravages que l'obus a faits. Je vais au dortoir me laver les mains. M. Dupuy me dit de ne pas rester dans cette pièce, qu'il y a du danger. ”
Histoires enfantines (17e éd.) (1925)
“ Un obus tombe sur la chaussée, rue Saint-Dominique. Un gamin de dix ans est accoudé au dossier d'un banc de pierre, tout à côté du point de chute. Le déplacement d'air produit par l'éclatement est tel que le gamin est jeté à terre. On se précipite. Il est déjà debout : — Ah bien ! celui-là, fait-il, ils n'diront pas qu'j'l'ai pas vu tomber ! Encore un obus de la Bertha. Un gavroche se précipite et s'empare d'un fragment de l'obus, encore chaud, qu'il emporte avec précaution, emmaillotté dans un pan de sa veste. Deux Américains l'ont vu. ”
Enrique Gómez Carrillo,
Le sourire sous la mitraille
(1916)
“ Plus de mille obus tombèrent sur le secteur dans l'espace de quelques heures... Mais, maintenant, nous nous mourons d'ennui. » Ces paroles me remettent en mémoire certaine lettre sur la nostalgie du combat, dans laquelle un soldat disait à sa mère : « Le ronflement familier des obus et les mille petits ou grands bruits du front, on s'y attache si vite et si passionnément que, lorsqu'ils viennent à manquer, l'existence paraît insipide comme une marchandise qui a perdu son prix courant... » Tout, dans le lieutenant, indique le dégoût. ”
Xavier Forneret,
Vapeurs : ni vers, ni prose
(1838)
“ Les obus, les boulets jonglent sur son passage, Mais ils le craignent trop pour tuer son courage, Quand préparés au bruit du tambour ou du cor, Quand ailés par la poudre, ils prennent leur essor Pour aller becqueter à travers la fumée La chair, le coeur, le foie de l'horrible mêlée. ”
Vicomte de La Vausserie, Histoire anecdotique et illustrée de la guerre 1870-71 et du siège de Paris (1872)
“ Tout l'espace occupé par nous était couvert d'obus ; ils venaient éclater jusqu'en deçà du chemin de fer ; les projectiles sifflaient, s'abattaient, et, à vingt mètres, taillaient dans la chair humaine. J'ai vu un fantassin l'échapper belle : le culot de l'obus l'atteint par derrière, frappe sur la gamelle appendue à son sac ; l'homme est projeté en avant ; mais, grâce à sa double cuirasse, il se relève sain et sauf, et il ramasse l'éclat. ”
Amédée Achard,
Les Récits d’un soldat
“ Si le froid les engourdissait, les obus les réveillaient. Il en tombait toujours quelqu’un en-deçà ou au-delà du remblai du chemin de fer. C’était l’aubaine accoutumée quand on allait relever les sentinelles ou porter les vivres aux postes avancés. Les précautions diminuaient le péril, mais ne le faisaient pas disparaître; trop de lunettes nous observaient. Un matin, au moment où ma corvée débouchait d’un chemin creux, sept ou huit obus éclatèrent. Chacun de nous se crut mort. La corvée n’y perdit qu’un bidon enlevé des mains d’un zouave. ”
Rudyard Kipling,
Revue des Deux Mondes
“ Une conduite d’eau chauffée par le soleil traverse notre trou d’obus à peu près à la hauteur du menton, et l’eau bourdonne à l’intérieur comme le ronflement d’un obus lointain. L’explication est ponctuée par le grondement de grosses pièces isolées sur le front italien, qui tirent afin de se mettre en goût pour l’action sérieuse en perspective. Tout à coup, le soi se met à hoqueter à quelques mètres en avant de nous, et les pierres — les pierres aux tranchans venimeux du Carso — volent avec le bruit d’une compagnie de perdrix. ”
Stanley Washburn,
Sur le front russe, octobre 1914-février 1915…
(1916)
“ Les obus pleuvront de toutes parts, les éclats d'acier saccageront tout à la ronde, les canons seront renversés, et ceux qui les servent avec tant de patience réduits à l'état d'atomes. Mais, tant qu'ils restent invisibles, les artilleurs vaquent tranquillement à leur tâche accoutumée. Sans rien voir d'autre que le haut des arbres qui bordent la clairière en face, ils font glisser dans l'âme de leurs pièces les énormes obus, et les envoient, monstres rugissants, à des milles et des milles. ”
Joseph-Eugène Payen, L'âme du poilu : journal de route d'un aumônier militaire du 7e corps… (1924)
“ Les obus, de minute en minute, arrivent par quatre, emplissant les vergers de nuages lugubres ; des bandes de pigeons affolés vont d'arbres en arbres foudroyés ; les « caffus » achèvent de briser les vitres ; avançant sur le seuil de la porte ouverte, nous voyons jaillir une flamme aux branches des noyers voisins, frappées par des balles explosives. Assis sur un sac de pommes de terre à demi rempli, je lisais mon bréviaire. Jamais je n'ai mieux senti ma petitesse, ma misère et la grandeur de Dieu ; jamais je n'ai lu les versets des psaumes avec plus d'émotion. ”
Edmond de Goncourt,
Journal des Goncourt
“ L’anéantissement que produit un obus dans un intérieur, j’en trouve deux épouvantables exemples. L’un chez un perruquier : de tout le mobilier de la boutique, il ne reste qu’une scorie d’un poêle en fonte, et la moitié d’un cadran d’horloge sans aiguille. L’autre chez un boulanger : un obus qui a labouré une cloison de bois, en a fait un semblant de natte, dont les fils seraient cassés. Tout le monde déménage. Une femme éperdue jette sur une voiture les tiroirs d’un négoce quelconque ”
Soissons 15 avril 1871. Monsieur et très-honoré Père… (1871)
“ Nous étions un peu à l'abri, car quelques éclats d'obus arrivaient seulement à Saint-Léger. Le bruit, cependant, était toujours effrayant. Mais quelle désolation! On apporte à chaque instant des hommes blessés par les obus, bras et jambes brisés. Le sang coule abondamment, il ruisselle sur les matelas et sur le carreau. Nous passons ces deux jours à nous dévouer auprès de ces pauvres blessés. Il serait impossible d'exprimer le dévouement de nos anciens malades qui nous avaient suivis, pour faire les courses et le déménagement de ce qui était à la petite caserne pour les malades et les Sœurs. ”
Henry Bordeaux,
Revue des Deux Mondes
“ Nous comptons en une minute 8 obus boches sifflant sur nos têtes. Sur la croupe de Vaux, pourprée par le couchant, les nuages noirs de nos 155 s’élèvent de tous côtés. C’est un concert infernal. Le poste de commandement est un trou d’obus recouvert de quelques poutres et d’un peu de terre. Sous le sol, sont des cadavres, peut-être ceux que l’obus a enterrés. On couche là-dessus, — la tête appuyée sur le sac. Les hommes sont empilés dans des niches qui ne les protégeraient certes pas de la pluie. ”
Jules Girardin, Petits contes alsaciens (15e éd… (1912)
“ Mais bientôt des éclairs partent de la masse noire; l'ennemi rend coup pour coup, ou plutôt il rend vingt coups pour un. Les obus éclatent de tous côtés et font à la terre d'affreuses déchirures. Un à un tombent les servants de la pièce. ”
Léon Géraud, Les étapes d'un chasseur à pied… (1872)
“ De temps à autre, ceux qui ne regardaient pas à leurs pieds trébuchaient dans les trous formés par les obus, et, à l'aspect de ces larges entonnoirs, on ne pouvait s'empêcher de penser que les gracieux joujoux avaient mieux fait de tomber ailleurs que sur nos têtes. ”
Amédée Achard,
Récits d'un soldat: Une armée prisonnière…
“ Pendant la nuit, les obus prussiens, passant par-dessus les forts, étaient tombés jusque sur la place du village. Le jour ne sembla que donner plus de certitude et plus de rapidité à leur vol. Il fallut en toute hâte enlever les meubles les plus précieux, atteler les charrettes, fermer les portes et abandonner ces espaliers cultivés avec tant d'amour. ”
Louise Michel,
Mémoires de Louise Michel
“ Plusieurs fois nous étions allés en reconnaissance, tantôt l’un tantôt l’autre ; la promenade dans cette solitude fouillée d’obus me plaisait ; j’avais voulu malgré mes camarades y retourner plusieurs fois ; toujours le coup arrivait trop tôt ou trop tard pour moi. Nous avions déjà des blessés, et j’eus bien de la peine à obtenir de retourner, c’est-à-dire j’allai en reconnaissance malgré mes camarades. Un obus tombant à travers les arbres me couvrit de branches fleuries que je partageai entre deux tombes, celle de Mlle Poulin et celle de Murger dont le génie semblait nous jeter des fleurs. ”
Lorédan Larchey,
Mémorial illustré des deux sièges de Paris…
“ On regarde curieusement les obus, qui pleuvent à droite et à gauche et devant. On se gare derrière un bout de muraille, abrî devenu tout à fait insuffisant et complètement illusoire; il est vrai que tous ceux qui sont arrivés jusque-là ne sont pas peureux. ”
Pierre Loti,
L’Horreur allemande
“ Il y a bien encore des obus isolés, voyageant de droite et de gauche, avec leur bruit de vol de perdrix, mais ils ont l’air de ne plus trop savoir ce qu’ils font, et creusent leur trou dans la terre mouillée, çà et là, comme au hasard. Les fumées, on ne les voit plus se lever que de distance en distance. Les unes sont blanches, nacrées et presque jolies quand un rayon de soleil les illumine par une déchirure des nuages. ”
André Chevrillon,
Revue des Deux Mondes
“ Mais le long sifflement des obus est tout moderne, et de même les tonnerres souterrains qui, sur une longueur de cent mètres soulèvent la terre et changent un morceau de forêt en chaos gris de cendres. ”
