Rudyard Kipling

Rudyard Kipling

Résumé

Portrait de Rudyard Kipling Rudyard Kipling,  Revue des Deux Mondes

“ « Je saute, je descends de ma place sur la neige, » — criait Kotuko, et ses yeux creux brillaient, comme il se penchait en avant dans la demi-obscurité de la hutte. — Elle a dit : « Je vous servirai de guide... » Elle a dit : « Je vous mènerai aux bons trous de phoques... » Demain je vais sortir, et la tornaque me conduira.
Alors l’angekok, le sorcier du village, entra dans la hutte, et Kotuko raconta l’histoire une seconde fois. Elle n’y perdit rien.
”
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Portrait de Rudyard Kipling Rudyard Kipling,  Revue des Deux Mondes

“ Pas ombre de verdure, aussi loin que le regard peut s’étendre : rien que le roc brisé et rebrisé par le feu de l’artillerie. Si battue que soit la terre par les obus, on peut trouver quelque moyen d’y marcher ; mais ici, le pied n’a pas plus de prise que dans une montée de cauchemar. Il n’y a pas deux éclats de la même dimension, et quand on trébuche sur le bord d’un cratère d’obus, ses parois dégringolent avec le bruit de quelque chose de desséché qui s’affaisse. De grandes tombes communes dressent leur masse, retenues par des murs de pierres : ce sont les meules de la moisson de la mort. ”
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Portrait de Rudyard Kipling Rudyard Kipling,  Revue des Deux Mondes

“ Quand nous arrivons à une lisière, quelle qu’elle soit, il n’y a, comme à l’ordinaire, rien d’autre que de l’herbe arrachée sur une certaine largeur et une maison « insalubre » qui, dans ses flancs ravagés par le canon, a jadis abrité des hommes, et où l’eau de pluie s’égoutte dans les caves au plafond constellé de trous. La vue, de là, embrasse les tranchées autrichiennes sur les pentes blafardes, et l’on entend les canons autrichiens, qui, cette fois, ne sont pas paresseux, mais ardens et querelleurs. ”
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