Alfred Driou, Voyage au Pôle arctique et découvertes des terres-polaires (1876)
“ La côte, dont les falaises comptent à peu près quatre cents pieds d'al-litude, et dont les sommets sont blancs de neige toute fraîche, ne présente que des aspects sinistres. La tourmente échevelée, furieuse, s'agite par-dessus les crêtes de ces falaises et se rue sur la pauvre goélette, qui n'en peut mais. Viennent dix heures du soir. Que c'est horrible d'être en mer, pendant la nuit, alors que mugit et gronde la tempête. A peine avance-t-on de quelques mètres. Oh ! c'est un drame d'une irrésistible puissance et d'une horrible magnificence, assurément. ”
