Résumé

Alfred Driou Voyage au Pôle arctique et découvertes des terres-polaires (1876)

La côte, dont les falaises comptent à peu près quatre cents pieds d'al-litude, et dont les sommets sont blancs de
neige toute fraîche, ne présente que des aspects sinistres. La tourmente échevelée, furieuse, s'agite par-dessus les crêtes de ces falaises et se rue sur la pauvre goélette, qui n'en peut mais.
Viennent dix heures du soir. Que c'est horrible d'être en mer, pendant la nuit, alors que mugit et gronde la tempête. A peine avance-t-on de quelques mètres. Oh ! c'est un drame d'une irrésistible puissance et d'une horrible magnificence, assurément.
Source : Gallica

Alfred Driou Voyage au Pôle arctique et découvertes des terres-polaires (1876)

La goëlette s'avance dans un chenal que bordent le rivage, d'une part, et, de l'autre, un interminable champ de glaces. Le vent tombe, et le bâtiment s'arrête. Néanmoins une nouvelle poussière de forte brise fait avancer vers le détroit, appelé de tous les vœux.
On y entre à peine que l'on voit accourir une incommensurable banquise, composée des plus effrayants champs de glaces que jamais navigateurs aient trouvés sur leur chemin. On n'en voit point la fin. Les glaçons ne comptent guère que soixante centimètres au-dessus de la mer, mais ils resserrent constamment l'espace.
Source : Gallica

Alfred Driou Voyage au Pôle arctique et découvertes des terres-polaires (1876)

En effet, l'élément perfide, les eaux de la mer et des océans, à qui on livre tout un monde de matelots et la fortune que renferme un navire, ne sont-ils pas les plus dangereux ennemis de la vie des hommes et du salut des flottes? N'a-t-on pas à craindre sans relâche le vent qui fait rage, les rafales qui sifflent et qui grondent, les vagues qui bondissent en montagnes et se creusent en abîmes, les nappes d'eau fouettées, tordues, déchirées par les tempêtes?...
Source : Gallica

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