Percy Saint-John

Résumé

Percy Saint-John Le Robinson du Nord (1879)

Henry courut regarder par-dessus bord, et il put s'assurer que le patron disait vrai. La mer qui les entourait avait échangé sa teinte verdâtre contre un brun sale, et là de grands blocs de glace flottaient en liberté. Mais ces blocs cependant n'étaient pas assez volumineux pour s'opposer à la marche du vaisseau.
Au-dessus de ces masses, qui se succédaient avec rapidité et
qui à chaque instant venaient frapper avec bruit l'avant du navire, on voyait planer en cercles des nuées de pinsons de mer, de pluviers et d'autres oiseaux particuliers à ces parages.
Source : Gallica

Percy Saint-John Le Robinson du Nord (1879)

Alors les Visages pâles prendront le traîneau pour rapporter de nouvelles provisions, ils les chargeront de vivres pour eux-mêmes, et partiront sans réveiller les pourceaux.
— Bravo ! fit Stop en se frottant vigoureusement les mains.
Wah, vous êtes la crême des jeunes filles.
Wah-pa-nosh se prit à rire de son rire tranquille. Elle alla ensuite se mêler à la troupe des Esquimaux, qui s'étaient construit avec des peaux, du bois et de la neige, une espèce de tente dans laquelle ils entraient pêle-mêle après un repas qui les ravalait au niveau des animaux les plus immondes.
Source : Gallica

Percy Saint-John Le Robinson du Nord (1879)

Le soleil n'allait pas tarder à disparaître de l'horizon; mais avec un guide aussi prudent et aussi courageux que la jeune Chippewaw, nous ne craignions pas de nous aventurer la nuit sur des routes que la neige recouvrait de son blanc manteau, dans une région où le ciel conserve, même à minuit, un faible reflet du jour.
On attacha la dernière courroie, les chiens dévorèrent leur dernière bouchée, Wah-pa-nosh saisit les rênes ; Stop et moi nous prîmes place sur nos bagages, nos fusils dans nos mains gantées de fourrures ; il n'y avait plus rien qui nous retînt.
Source : Gallica

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