“ Je me garde de toute comparaison. Il suffit d’indiquer une longue aspiration vers la survie : même défense, même illustration, l’une plus proche du foyer, l’autre dangereusement assaillie par l’espace. ”
Survie
Définition et enjeux
La survie, concept central à la compréhension de la persistance de l'individu face à l'adversité, a été abordée par de nombreux auteurs à travers des approches variées. Édouard Montpetit la présente comme un désir profond, tandis qu'Alexandre Lacassagne la définit à l'aide de critères médicaux et probabilistes.
Dans le domaine juridique, Charles-Albert Vibert et Alphonse Devergie examinent les signes de survie à travers les blessures et les circonstances des décès. Doris Le May, en revanche, traite la survie dans un cadre existentialiste, mettant en évidence sa dimension collective. Les écrits de Sun Tzu et Séverin Icard soulignent les enjeux stratégiques et médicaux, illustrant ainsi la richesse des visions sur ce thème.
Citations sur “survie”
Alexandre Lacassagne,
Précis de médecine légale
(1906)
“ La survie est, d'après la définition de Fodéré, la puissance qu'on suppose à telle personne d'avoir survécu à d'autres dans un accident commun, d'après l'échelle des circonstances probables et des forces vitales. ”
Charles-Albert Vibert, Précis de médecine légale (8e édition… (1911)
“ La question de survie peut se poser aussi à l'occasion du meurtre simultané ou presque simultané de plusieurs personnes. Ici, le siège et la nature des blessures, la disposition des cadavres et des taches de sang sur le lieu du crime pourraient quelquefois fournir des indices très importants. ”
Alphonse Devergie,
Médecine légale théorique et pratique…
(1852)
“ Elle devient l'indice du genre de mort auquel l'individu a succombé, suivant qu'elle siège à droite ou à gauche, et peut ainsi éclairer les questions de survie en faisant connaître la manière dont la mort est survenue. ”
Doris Le May, Demain, le froid (1969)
“ Vous faites des hypothèses gratuites sur moi et quelques-uns de mes amis. Je vous offre de tenter de vous aider avant que nous ne puissions plus rien faire. Désormais, je n'ai presque plus à intervenir dans le déroulement de l'opération de survie. J'ai, si l'on peut dire, du temps à vous consacrer. Quelle importance, d'ailleurs, cela peut-il bien avoir que je sois Français ou... étranger ? Croyez-vous que l'humanité terrestre puisse tirer quelque avantage de savoir qu'une race extérieure s'intéresse à ce monde en perdition ? ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
(1851)
“ La résistance des nôtres devient désespérée; cadavres sur cadavres s'entassent sur moi et autour de moi. De plus en plus affaibli par la perte de mon sang, vaincu par les douleurs de mes membres brisés sous cet entassement de morts et de mourants, incapable de faire un mouvement, tout sentiment m'abandonne, mes yeux se ferment... et lorsque, rappelé à moi par les élancements aigus de mes blessures, je rouvre les yeux... ”
Narcisse Faucheur, Mon histoire : à mes chers enfants et petits-enfants (1886)
“ Depuis que j'étais militaire j'avais vu bien des morts, j'avais couché sur des champs de bataille couverts de cadavres , de blessés, de mourants ; mais jamais je n'avais eu le cœur aussi serré que dans cette triste inspection. La mort n'épargnait personne : médecins , infirmiers, employés des hôpitaux, toutes les classes payaient leur ribut à l'affreuse contagion, sans la fumée de la gloire , le bruit du canon , l'odeur de la poudre ou l'enivrement de la victoire. ”
Albert Delpit,
Mademoiselle de Bressier
“ Des soldats de ligne, des gardes nationaux, des chasseurs à pied, des artilleurs apparaissaient pêle-mêle sur la berge, sur les talus, sur la route, le visage convulsé, les bras en croix ou repliés le long du corps, couchés sur le dos ou étalés sur le ventre, lugubrement et fraternellement étendus les uns à côté des autres. Pourquoi s'étaient-ils entre-tués, ces êtres humains que la mort réunissait ainsi dans le repos du même sommeil? La vie en avait fait des ennemis: et leurs cadavres réconciliés se touchaient sans dégoût et sans haine. ”
“ IV. Si vous êtes dans un lieu de mort, cherchez l’occasion de combattre. J’appelle lieu de mort ces sortes d’endroits où l’on a aucune ressource, où l’on dépérit insensiblement par l’intempérie de l’air, où les provisions se consument peu à peu sans espérance d’en pouvoir faire de nouvelles ; où les maladies, commençant à se mettre dans l’armée, semblent devoir y faire bientôt de grands ravages. Si vous vous trouvez dans de telles circonstances, hâtez-vous de livrer quelque combat. ”
Séverin Icard, Le danger de la mort apparente sur les champs de bataille (1905)
“ Le blessé est inerte, sans connaissance, et gît étendu sur le sol comme un cadavre : pâleur de la face et des muqueuses, immobilité de tout le corps, résolution complète des membres, dilatation et immobilité de la pupille, sueur froide, respiration lente et s'affaiblissant toujours jusqu'à devenir invisible, battements du coeur très faibles, imperceptibles, pouls petit; dépressible, souvent insensible, ajoutez un abaissement rapide et constant de la température, conséquence forcée du ralentissement des échanges nutritifs, et vous aurez l'image achevée de la mort. ”
“ Un soldat le couche en joue et il tombe. Il y a une quarantaine de corps étendus sur la place, défigurés par d’horribles blessures faites à bout portant ; corps de femmes, corps d’enfants. Deux cadavres d’hommes seulement ; l’un celui d’un vieillard... Des filets de sang commencent à couler sur la terre noirâtre, forment des flaques rouges qui s’étendent, s’étendent... ⁂ Dès que le feu eut cessé, et tandis que les quatorze morts et les vingt-deux blessés gisaient sur la place, quelque chose s’est passé que je regretterais d’oublier. ”
Louis-Émile Bougaud, Discours prononcé par M. l'abbé Bougaud… (1876)
“ Et si nous ne pouvons rien pour ceux qui survivent, que faire pour ceux qui sont morts? Quoi! s'être arraché à un père, à une mère, à toutes les joies, à toutes les espérances de la vie, qui sait même ? aux affections les plus tendres et les plus profondes; être venu à vingt ans, à vingt cinq ans, teindre de son sang la terre couverte de neige, être mort.peut-être, seul, abandonné, sur une botte de paille glacée, à l'angle d'une rue ”
Jules Janin,
Les Chants du soir, par Chéri Pauffin…
(1844)
“ Sur un champ de bataille on peut ouïr des cris, Voir des corps mutilés, d'effroyables débris, Cadavres palpitants dans le sang, la poussière ; La victoire en courant élude leur prière; Mais tombé, mais vaincu, lorsqu'on est en prison Avec tout son sang-froid, son calme, sa raison, Entendre sangloter des enfants et des femmes. ”
Henri Michel,
La résistance française
(1965)
“ Les morts - au combat ou fusillés ou déportés - avaient, les premiers, laissé un message d'espoir. Je ne pense pas que ma mort soit une catastrophe ; songez qu'en ce moment des milliers de soldats de tous les pays meurent chaque jour, entraînés dans un grand vent qui m'emporte aussi... Je me considère un peu comme une feuille qui tombe de l'arbre pour faire du terreau. La qualité du terreau dépendra de celle des feuilles. ”
Francis Jammes,
Le Deuil des primevères
“ Ne vois-tu pas tranquillement mourir les fleurs ? Vivre dans la montagne ou vivre dans la mort, n’est-ce la même chose et le même pays ? Lorsque dans un ruisseau, pris dans un tourbillon, mon cadavre sera comme une feuille morte ”
Alfred Driou, L'Antiquité pittoresque.... Les origines du monde… (1873)
“ Pères, mères, fils, filles, enfants s'attachent en vain les uns aux autres. En vain, des cadavres faisant échelons, cherchent-ils à fuir, à saisir les arbres, à s'accrocher aux rochers, à se cramponner aux pics les plus élevés, la mort les happe au passage, les étreint de ses bras puissants, les presse, les saisit avec rage, les étouffe avec colère, les dévore, les engloutit. Ils périssent tous. Toute la terre est inondée. Les montagnes les plus élevées disparaissent et plongent dans le vide. ”
René Bazin,
Aujourd'hui et demain : pensées du temps de la guerre
(1917)
“ C'est pour vous que nous vivons au milieu de cadavres, dans une atmosphère empestée; pour vous que nous creusons la terre et que nous veillons jour et nuit, pour vous que nous avons soif, pour vous que meurent nos vieux et nos meilleurs camarades, et que, peutêtre, nous allons mourir. ”
Géo Vallis, En Allemagne : impressions d'un évadé… (1918)
“ Nous sommes attachés à la vie par des fibres si profondes qu'il n'en est pas un peut-être parmi nous, les survivants, qui ne préfère, d'instinct, secrètement, aux magnificences muettes de cette mort, les heures fugitives, mais frémissantes de soleil dont il jouit encore. ”
Eugène Morel,
Terre Promise (Eugène Morel - La Revue blanche…
“ Torrent de vie qui coule, pourriture si alerte à muer les charognes en bêtes d’or, qu’entre le cadavre qui croule, et, gerbe de fleurs et d’êtres qui en jaillit : la vie, — pas même un seul instant la mort ne s’est posée ! ”
“ La mort, combattant sur ses lèvres la parole expirante, seule avait pu le vaincre et éteindre sa pensée. Il mourut dans une campagne solitaire, presque sauvage, au milieu des colons qu’il avait lui-même guidés et armés de la hache du défricheur. ”
Maurice-André Gaillard, Devoirs des présidens de cours d'assises… (1835)
“ Si donc vous arrivez le premier près d'un individu enlevé subitement à la vie, qu'il apparaisse ou non à vos regards des traces d'une mort violente, évitez avec soin d'opérer le moindre changement, soit à la position, à l'attitude, auxvêtemens quelconques du cadavre, soit à la disposition des objets qui l'entourent, au déplacement de quoi que ce soit, et veillez avec le plus grand soin à ce que ces changemens ou déplacemens ne soient pas opérés par d'autres. ”
Élie Faure,
Histoire de l'Art. L'Art moderne…
(1921)
“ Voici la guerre, le sang rouge comme le ciel et l'incendie, des yeux mangés de pleurs, des cheveux noirs ou roux tordus comme des vipères, les bras d'un cadavre étendu sur les genoux d'une mourante, les chevaux reniflant la mort. ”
La dernière lettre écrite par des soldats français tombés au champ d'honneur 1914-1918
“ Depuis que nous sommes ici, nous côtoyons la mort: les cadavres encombrent les boyaux, les anciennes tranchées boches retournées par notre artillerie d'où s'exhale une odeur de cadavres en décomposition, les blessés râlent dans la plaine, demandant à boire ou appelant à leur secours leur mère ou leur femme, le tout couvert par les obus qui éclatent de tous côtés et les balles qui sifflent à nos oreilles: voilà le spectacle qui s'ouvre à nos yeux. ”
Charles Mary, Avant et pendant la mêlée : poèmes d'un soldat (1917)
“ Les ordres arrivent, les rangs sont au complet. Bientôt le flot mouvant des combattants s'avance, Une vague humaine déferle sans répit Traversant cet enfer dont le feu la meurtrit, Perdant des braves dans le terrible carnage, Morts silencieux ou blessés dont la douleur Se manifeste par des hurlements sauvages Qui ne font qu'activer la sublime fureur De la masse enivrée. Un sang généreux coule, Des bras sont emportés, des cœurs sont perforés, Mais nos soldats hardis se bousculent en foule ”
Marcel Mauss,
Essais de sociologie
“ Sous l’échafaudage où repose le corps et tout autour, les guerriers aplanissent soigneusement la terre de telle façon que la plus légère marque y soit visible. Le lendemain, on examine attentivement le terrain sous le cadavre. ”
Charles Bigot, Gloires et souvenirs militaires… (1894)
“ J'ai vu des masses d'hommes jeter leurs armes, leurs sacs, se coucher et attendre la mort, une mort certaine, infâme. A force d'exhortations, ils se levaient, marchaient cent pas et, accablés de fatigue, affaiblis par la dysenterie et la fièvre, ils retombaient encore et, pour échapper à mes investigations, allaient se coucher, en dehors de ma route, sous les buissons et dans les ravins. ”
Adolphe Perraud,
Le cardinal Perraud,... Discours militaires…
(1896)
“ Dieu m'a fait la grâce, à la fois terrible et consolante, d'être mêlé de très près aux épreuves de nos soldats et à celles de nos paysans. J'ai vu mourir les uns, j'ai vu piller les autres ; à tous, j'ai pu porter des paroles de consolation et les espérances immortelles de notre sainte foi ! Laissez-moi donc vous parler avec quelques détails de nos populations rurales. Sans doute, rien n'est affreux comme l'aspect d'un champ de bataille, après que la lutte a cessé ;' quand on s'en va, dans la nuit, une lanterne à la main, relever les blessés, absoudre les mourants, enterrer les morts ! ”
“ Allez vers ces astres paisibles que recèle la campagne éternelle, vers les sphères invisibles où vous transporte l’aile séraphique. Fuyez loin de la tombe humide de votre race et de ceux qui survivront au naufrage du monde, — fuyez ! ”
Jules Claretie,
La France envahie (juillet à septembre 1870…
(1871)
“ Elles gisent à côté des cadavres, et ce sont là comme des cadavres d'affections, de baisera, d'amitiés, de tendresses ! Elles sont maculées, jaunies, sanglantes ! Elles volent au vent, elles traînent à terre ! ”
G. Espé de Metz, Fleurs de tranchées ; Preusskopf… (1916)
“ Il baise la joue du cadavre; on entend un soldat sangloter. Rudement. Pas de larmes. Celui que nous regrettons ne les tolérait pas. Au nom de l'Empereur, défense de pleurer. Les soldats se mettent au « garde à vous ». Au soldat qui prie. Est-ce fini ? Le soldat se relève et fait un signe de croix sur le cadavre. Aux soldats. Haut les sabres ! Et toi, trompette, sonne les honneurs. Les soldats présentent le sabre; le trompette sonne. D'Asprevelle prend le cadavre dans ses bras pour le jeter dans le ravin. JEANNE, cherchant à garder le corps de son fils. ”
Ch. Des Ecorres, Au Pays des étapes, notes d'un légionnaire… (1892)
“ Les troupes défilent devant le cadavre. Une lourde tristesse plane dans l'air, une émotion intense serre toutes les gorges. Silencieusement, au pas accéléré, le défilé continue. Les hommes tournent les yeux du côté du paquet informe qui, l'instant d'avant, était un de leurs camarades plein de vie. ”
Eugène François Ravenez, La vie du soldat au point de vue de l'hygiène (1889)
“ Si le spectacle est lugubre, il ne manque pas de grandeur. Là sont toutes les images de la mort, la mort rapide qui laisse aux lèvres une phrase entrecoupée ; la mort du brave, qui se résigne et s'endort ; celle du désespéré qui crispe ses points et cherche à se rattacher à la vie. ”
Eugène Manuel,
Poèmes populaires...
(1899)
“ Je l'ai vue au bord du tombeau, Et j'ai cru mourir avec elle! Aujourd'hui, l'on peut repartir : La guérison nous paraît sûre; Dieu même semble consentir A cicatriser la blessure! A nos absents qui sont là-bas, Et dont l'âme vibre à distance, J'irai reparler d'espérance ; Je leur dirai : « Ne pleurez pas ! » Oui, la France a quitté la couche Où son sang coulait sans tarir, Où son regard fixe et farouche Disait tout ce qu'on peut souffrir; Elle a, faible encor de sa fièvre, Essuyé sur sa pâle lèvre 344 PENDANT LA GUERRE. La honte mêlée au dégoût; Elle a, des yeux, cherché son glaive ”
Joseph Pastisson, Marmanhac : histoire d'une commune de la Haute-Auvergne (1929)
“ Mais vos enfants les retrouveront sur les champs de bataille, sous un autre nom et une autre forme, rendant un autre son, devenues anonymes, meurtrissant les corps, déchirant les chairs, déchiquetant les membres, apportant la mort dans les rangs, le deuil dans les familles. ”
Hippolyte Langlois,
Souvenirs d'un prisonnier d'Abdel-Kader…
(1859)
“ Comme ceux qui restent au camp grimpent sur les troncs d'arbres, sur les gourbis, sur les monticules voisins pour voir une dernière fois des officiers et des frères ! Ah! oui, eux et nous, tous nous savons bien que la mort va venir. ”
Adrien Bourgogne,
Mémoires du sergent Bourgogne
“ Il en était de même de tous ceux qui succombaient, en marchant ou arrêtés : les vivants se partageaient les dépouilles des morts, et souvent, à leur tour, succombaient quelques heures après et finissaient par subir le même sort. ”
Jules Gérard,
Le Tueur de lions, par Jules Gérard…
(1862)
“ Mort pour mort, celle qui vous frappe comme la foudre, en plein bois, sous la voûte étoilée du ciel, vaut encore mieux qu'une lente agonie au milieu d'un espace de quelques mètres, et le lingot de fer du chasseur est préférable cent fois à la phthisie pulmonaire d'une prison. ”
Maurice Sand,
Raoul de La Chastre, aventures de guerre et d'amour…
(1865)
“ Apportez-moi donc le cadavre d'un homme trépassé de mort violente ; ne croyez pas que je mange de la chair humaine; mais, pour guérir les maladies de l'homme, il faut connaître, étudier son enveloppe et ses entrailles. ”
George Sand,
Journal d’un voyageur pendant la guerre
“ Des milliers d’hommes viennent de joncher les champs de bataille de leurs cadavres mutilés. Chers êtres pleurés ! une grande âme s’élève avec la fumée de votre sang injustement, odieusement répandu pour la cause des princes de la terre. ”
Charles Buet,
Le roi Charlot. La nuit du 23 août
(1883)
“ Des membres humains épars çà et là, des têtes coupées grimaçant dans la boue, des cadavres ployés sur des tas de pavés, des armes rompues, des cuirasses abandonnées par des fuyards, témoignaient d'un combat sans merci. ”
Henri-Joseph Dulaurens, Imirce, ou la Fille de la nature (1765)
“ Il y a dans toutes les villes et toutes les campagnes, des gens qui font cette besogne en chantant ; les dames les plus sensibles traversent, sans être émues, les boucheries, et l’aspect de ces cadavres, leurs membres palpitants, le sang qui ruisselle partout ne les effrayent point. ”
“ Et vous, concupiscences monstrueuses, crimes inouïs, famines sombres. meurtres d’hommes et meurtres de peuples, cherchez des cadavres par les rues ! Lugubres incendies, atroces naufrages, tremblements de terre, éléments en fureur, donnez-vous carrière partout ! L’espèce humaine doit recevoir à nouveau le baptême du sang. ”
Eugène Bresson, L'Orléade, poème épique en XIV chants… (1838)
“ Ils dépouillent les corps, contemplent leurs figures, Suivent le l'oeil les coups de leurs larges blessures, Et balancent trois fois le cadavre sanglant Qui tombe et s'accroupit dans la fosse en roulant ”
Gaspard Deguerry,
L'oraison dominicale : sermons prêchés à la chapelle des Tuileries…
(1866)
“ Oh! que de morts au milieu des sociétés! Que d'hommes qui n'ont que les apparences de la vie! A les regarder, à les entendre, à les voir faire, ils sont pleins de mouvement et d'agitation ; néanmoins ce sont réellement des cadavres. ”
