Francis Jammes,
Le Deuil des primevères
“ Il se réjouit bien, quand les douces averses sonnent trembleusement sur ses feuilles alertes, dans l’ébouriffement criard des vieux piverts qui ont fait à son bois de petites fenêtres. Au milieu du feuillage arrondi de ce chêne est un grand nid de mousse, frais comme un bénitier, que tapissent des fils-de-Vierge bleu-rosé et des effeuillements de roses arrosées. C’est dans ce nid d’amour tremblant qu’est étendue, le corps plein de rosée, une jeune fille nue... LE POÈTE En t’écoutant parler, je ne sais quel beau jour gonfle mon cœur comme un raisin plein de soleil... ”
