Jos Parker, Les Poètes du terroir
“ Ah ! qu’est-il de plus triste, en la saison d’automne. Que de vous voir joncher la terre de vos corps. Tandis que, sous le ciel humide et monotone, Les bois silencieux semblent pleurer leurs morts ! ”
L'automne, saison tempérée marquée par la transition entre l'été et l'hiver, est un moment de transformation climatique et écologique. Des auteurs comme Abel Royère ou Jos Parker ont exploré ses subtilités poétiques, liant son déclin à des thèmes de mélancolie et de métamorphose.
Léopold Curez et Marie-Louise Lévêque, quant à eux, ont mis en évidence son rôle dans les cycles naturels, notamment la chute des feuilles et la préparation des espèces à l'hiver. Ces approches, mêlant symbolisme et observations concrètes, soulignent l'importance de l'automne dans les dynamiques écologiques et les représentations culturelles, comme le rappelle la recherche sur les effets du dérèglement climatique.
Jos Parker, Les Poètes du terroir
“ Ah ! qu’est-il de plus triste, en la saison d’automne. Que de vous voir joncher la terre de vos corps. Tandis que, sous le ciel humide et monotone, Les bois silencieux semblent pleurer leurs morts ! ”
Anna de Noailles,
Les Forces éternelles
“ QUAND L’AUTOMNE ARGENTÉ... Quand l’automne argenté et froid comme un raisin Souffle ses vents légers sur l’été qui s’épuise, Quand la fraîche saison, à la fois claire et grise, Comme un printemps plus vif a d’amoureux desseins, Qu’il est doux de trouver dans des yeux qui fascinent Ces vertiges puissants dont le cœur se repaît. Et d’éprouver, tandis qu’une rêveuse paix Sur la riche saison moelleusement chemine, La vivace fierté d’un bonheur stupéfait Qu’enveloppe l’odeur d’un jardin qui bruine... ”
Abel Royère, L'Allée solitaire, sonnets et poèmes (1929)
“ Mon coeur s'attriste avec l'automne qui succombe, Recueillons-nous : entends la douce nuit qui tombe, La nuit mystérieuse au fond des bois jaunis, Parmi la feuille morte et les branches sans nids. A la pâle clarté de l'astre qui se lève, Notre esprit revivra plus glorieux qu'un rêve, Les printemps envolés, parmi les floraisons De baisers et qu'amour a dotés de rayons ! ”
Paul Arène,
La gueuse parfumée
(1876)
“ Nous nous imaginons être plus jeunes que nos pères, disait-il d’une voix à faire trembler, comme si la feuille du prochain automne se croyait plus jeune que les fleurs du printemps dernier. Être l’automne du monde, l’hiver peut-être, quand d’autres plus heureux en furent le printemps et l’été ! ”
Gaston Deschamps,
Le rythme de la vie
(1906)
“ L'été ! c'est la saison où notre pauvre planète, bientôt refroidie, ressemble le plus aux paradis perdus que nous retrouverons peut-être. L'automne, enfin, l'automne roux, fertile en moissons et en vendanges, l'automne, lourd de pêches veloutées, de figues fraîches et de raisins nouveaux, l'automne et une corbeille de fruits qu'ennoblissent déjà les mélancolies des dernières fleurs et le deuil des feuilles mortes. ”
Charles Cros,
Le Coffret de santal
“ Poitrine au vent, les yeux flagellés par la pluie. Je m’avance hagard vers le but inconnu. Le printemps a des fleurs dont le parfum m’ennuie, L’été promet, l’automne offre ses fruits, d’aspects Irritants ; l’hiver blanc, même, est sali de suie. ”
Jacques-André Mérys, Revue des Deux Mondes
“ L’automne a je ne sais quoi de grave et de magnifique qui prête aux lieux les plus ingrats un charme extraordinaire, le charme du regret, la réverbération sereine du soleil qui s’en va ; le printemps laisse à toute chose sa plate, son indigente réalité. ”
“ L’automne a rougi le feuillage Avec son langoureux baiser, Sa brise molle a son langage Et sa tristesse d’apaiser. Le ciel pleure sur la campagne Et l’oiseau songe au bord de l’eau, L’herbe frémit sur la montagne D’un long frémissement de flot. ”
H. Emile Chevalier, L'île de sable
“ Alors, à son tour, elle brille de mille éclats; elle embaume de ses senteurs, et loin de se faner après une révolution du soleil, elle conserve sa fraîcheur, ses magnificences. L'été en drape les tissus, en fond les nuances; l'automne en distille les arômes, en enrichit les saveurs; l'hiver prépare, comme à regret, son linceul de neige. ”
Caroline Normand, Souvenirs et pensées d'une jeune fille (1863)
“ En écoutant ces chants naïfs des vendangeurs, on oublie l'hiver et les frimas qui s'approchent; et puis les teintes de pourpre et d'or qui se mêlent à l'émeraude du feuillage, les brouillards du matin qui, à l'heure où le soleil les dissipe, se transforment en nuages légers et transparents, et vont, sous le souffle du vent, voiler l'éclat du ciel : tout cela est encore un charme de l'automne qui se sent mieux qu'il ne s'exprime. Oh ! oui, chaque saison a ses avantages particuliers. ”
Hélène Swarth,
Octobre en fleur
“ PHAON ENTRA. Comme les longs accords d’un orgue pathétique Les grands souffles du vent chantaient dans la forêt Par la fenêtre entrait l’ombre chaude et mystique. Et l’automne odorait. Et mon cœur adorait. ”
Henri Bernardin de Saint-Pierre, Oeuvres choisies de Bernardin de Saint-Pierre (1836)
“ Les saisons s'y donnent la main comme les heures du jour. Le printemps, couronné de fleurs, y devance le char du soleil; l'été l'environne de ses moissons, et l'automne le suit avec sa corne chargée de fruits. ”
André Van Hasselt,
Nouvelles poésies
“ Que le vent d’automne jaunit. Que le jour commence ou s’achève, Que l’aube succède à la nuit, Que l’étoile du soir se lève, — Ils vont murmurant sans trêve Leur plainte qu’on prend pour du bruit. ”
James Fenimore Cooper,
Les Puritains d’Amérique
“ Si le printemps est la saison de l’espérance, l’automne est la saison des fruits. Il existe assez de changements pour donner du mouvement au cours de l’existence, et pas assez de vicissitudes pour tromper. Succédant à la nudité de l’hiver, le printemps est gracieux par comparaison, et l’on jouit encore des beautés de l’automne lorsque celles de l’été se sont montrées dans tout leur luxe. ”
Tristan Derème,
La Verdure dorée
“ Et voici que l’automne aux tempes couronnées De lierre caduc et de roses fanées S’avance et d’un pied lourd foule les feuilles mortes. Il marche et son manteau de pourpre au crépuscule Se dénoue et se mêle aux nuances champêtres. ”
Alfred Le Roux,
Édouard Aubert, par Alfred Leroux…
(1843)
“ L'automne réunit, dans ses beaux jours, l'éclat de l'été à la gravité de l'hiver. Le soir et le matin ont cet air vif et un peu froid qui donne au corps plus d'énergie ; vers midi, le soleil brille, et le contraste des différentes heures entre elles leur ajoute du charme. ”
Louise Priou, Joyaux du printemps : choix de fables et poésies propres au développement du coeur et de… (1868)
“ LE BLÉ Le soleil dans les cieux pâlit : voici l'automne; La ronce dans la haie étale ses fruits noirs ; De ses rameaux jaunis le chène se couronne, Le lierre seul verdit aux murs des vieux manoirs. Voyez, le laboureur aux sillons de la plaine Jette le froment d'or ; la terre dans ses flancs Reçoit avec amour et cache l'humble graine Qui ressuscitera sous les feux du printemps. ”
Auguste Bertout, Fleurs cueillies sur l'éternel chemin… (1898)
“ Combien de jours encor cachera-t-il sa face? Sur le calendrier, quand vient la nuit, j'efface Le quantième du mois sans y manquer jamais, Le lendemain le temps est tout aussi mauvais. Où me mènent, hélas ! mes cris et ma prière? L'automne est là, l'hiver suit avec sa glacière. Qu'il vienne et passe vite et nous aurons l'espoir Que le soleil chez nous viendra se faire voir ! Quand on n'espère plus et que le coeur se gèle, Alors que la douleur revient par trop cruelle, Elle fuit au plus vite aux rayons du soleil, Et notre front pâli se colore en vermeil. ”
Rodolphe Töpffer,
Premiers voyages en zigzag, ou Excursions d'un pensionnat en vacances dans les cantons suisses et sur le revers italien des Alpes…
(1860)
“ Oui, du jour c'est le couchant qui nous plaît; des saisons, c'est l'automne qui est notre préférée; de la vie elle-même, si tant de voix n'étaient là pour nous contredire, nous penserions qu'une vieillesse saine, riche en fruits mûrs et en fruits tombés, calme et reposée comme l'arrière-saison, commé elle voisine du sommeil passager de l'hiver, est encore la portion la plus désirable. ”
Renée Vivien,
Flambeaux éteints
“ Et je célèbre ici la fête de l’automne. Au-dessus de ma porte, avec un regret doux Et chantant, je suspends les guirlandes d’or roux Qu’une femme au regard que nulle mort n’étonne A cueillis, en pleurant sur la mort de l’automne... ”
Louis-Stanislas Savary de Lancosme-Brèves, Pensées d'un laboureur (1848)
“ L'automne a succédé aux chaleurs de l'été ; les feuilles des arbres ont jauni ; la sève de la vie est arrêtée dans son cours, et l'hiver est près de nous avec sa froidure, ses privations, sa nudité, sa pâleur. ”
“ Même travail alors, même mouvement, dans une saison plus chaude, sous un soleil plus cru:—des vents violents alternant avec des calmes plats, des midis accablants, des nuits belles comme des aurores, et l'irritante électricité des jours orageux. Moins d'ivresse avec plus d'abondance, des monceaux de gerbes tombant sur une terre lasse de produire et consumée de soleil: voilà l'été. Vous connaissez l'automne dans nos pays, c'est la saison bénie. ”
Émile Montégut, Portraits poétiques - Alfred Tennyson
“ Tous ses paysages se rapportent essentiellement à cette époque de l’année où la nature, amaigrie, déjà souffrante, se présente à nous avec une physionomie noblement résignée : l’automne et les premières semaines de l’hiver. L’automne est l’époque où la nature apparaît avec une beauté presque immatérielle, une beauté de l’âme et de l’esprit, qui laisse bien loin derrière elle les voluptueuses efflorescences du printemps et les fiches formes de l’été. ”
Louis-Aimé Martin, Plan d’une bibliothèque universelle
“ Le printemps incline le nôtre vers le soleil jusqu’au solstice d’été et le couvre de verdure et de fleurs ; l’été, en le ramenant à l’équinoxe, en mûrit les moissons, et l’automne tardive le charge de fruits jusqu’au solstice d’hiver qui l’enveloppe de frimas et lui donne quelques jours de repos. ”
Basile Moreau,
La Vendée : poëme en douze chants
(1861)
“ L'automne fuit, déjà l'hiver l'a remplacé, Triste et froid : sous un ciel pluvieux et glacé, Ils gisent, sans abris, quand la nuit est venue, Ou sur la paille humide, ou sur la terre nue, Pareils à des troupeaux, malades et souffrans. ”
V. de Laprade, Bouquet d’Automne
“ Restons au logis, portes closes ; Voici l’automne, adieu les fleurs ! Voici l’automne, adieu les fleurs ! La terre en vain cherche à sourire ; Les soleils sont froids et railleurs, Les cœurs n’ont plus rien à se dire. ”
“ Faites au grand soleil briller vos dix-sept ans. Si les feuilles des bois au vent d’automne pleuvent, Si le ciel s’assombrit, que d’autres s’en émeuvent : Qu’importe cette brume à ce ciel de printemps ? ”
Louis de Robert,
Le roman du malade
(1911)
“ L’AUTOMNEVoici l’automne qui détruit l’été.La lumière baisse par degrés comme si un ouvrier patient éteignait, un à un, les innombrables lustres qui font l’éclat d’août. On voit la nuit prendre les jours dans son étau et graduellement les réduire. De petites sources de froid jaillissent dans l’air par surprise. A chaque seconde, il y a partout quelque chose qui craque et se découd. On n’entend plus les oiseaux.L’automne, je le vois, je le sens si bien, avec une émotion si étrange... C’est qu’il est en moi... ”
Henry Pierret, Promenades botaniques de tous les mois (1885)
“ Ma tristesse n'est pas bien profonde, tout au plus la mélancolie inspirée par l'automne dont les splendeurs peuvent être comparées aux derniers éclats de la flamme près de s'éteindre. Sur le point de s'endormir, la nature nous jette à pleine main ses richesses, et bientôt les bois seront dépouillés, la terre nue, l'hiver sera revenu. ”
Fernand Gregh,
Revue des Deux Mondes
“ Dans la chambre hermétique aux murs tendus d’étoiles. L’automne est le moment du souvenir frileux : A travers les carreaux brouillés, l’âme muette Regarde le passé fuir vers les lointains bleus. Le printemps même, où tout s’inquiète et souhaite, Poursuit sans le chanter le bonheur fabuleux : Les soirs d’été font seuls s’accomplir le poète. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Faut-il s’en étonner, quand on voit l’ordre de l’univers et la marche invariable de la nature ? Jamais l’hiver ne se trompe d’époque ; l’été ramène ses chaleurs au temps voulu ; l'automne et le printemps les remplacent tous deux, à leur tour ”
George Sand,
François le Champi
“ Nous-mêmes, mon ami et moi, nous marchions avec une certaine précaution, et un recueillement instinctif nous rendait muets et comme attentifs à la beauté adoucie de la nature, à l’harmonie enchanteresse de ses derniers accords, qui s’éteignaient dans un pianissimo insaisissable. L’automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l’hiver. ”
Michelle LeNormand,
La Maison aux phlox
“ L’automne était l’apothéose de toutes les saisons, l’automne réunissait toutes les couleurs, toutes les richesses, toutes les pierreries même. Car le ciel, et le lac, et la petite rivière au fond de la vallée creusée entre les formidables et flamboyantes montagnes, tout cela devenait bleu comme des turquoises, du lapis lazuli. ”
A. Togno, Études d'après nature : Les Mois… (1863)
“ Le printemps de ses fleurs a paré la verdure ; L'été , de ses rayons embrasant la nature, A lui splendide dans l'éther ; L'automne a de ses fruits répandu l'urne pleine ; Mais maintenant les cieux sont gris, grise est la plaine : Voici l'hiver, voici l'hiver ! ”
Charles Le Goffic,
Poésies complètes
“ Comme elles tombent, les feuilles, Au bois où tu n’iras plus ! L’automne, hélas ! c’est l’automne. Songe aux longs soirs attristants. Là-bas, en terre bretonne, Les glas tintent tout le temps. ”
Louis Dumont, La Lecture et la récitation. Poésies du XXe siècle… (1914)
“ Les beaux soirs de l'automne sont plus doux que ceux des autres saisons, la lumière y est plus line, le soleil plus tiède, l'horizon plus bleu, et surtout il y a les teintes adorables des feuilles qui meurent. ”
Erckmann-Chatrian, Le Brigadier Frédéric (1874)
“ Nous attendions donc ; et l’automne, toujours si beau dans nos montagnes, avec ses feuilles couleur de rouille, ses grandes futaies silencieuses, où plus un oiseau ne chante, ses prairies nouvellement fauchées, unies comme un tapis à perte de vue, la rivière couverte de glaïeuls et de feuilles mortes, ce grand spectacle, si calme dans tous les temps, avait encore plus de grandeur et de tristesse, au milieu des événements terribles que nous traversions. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Les affinités électives
“ L’automne ne pouvait manquer d’être aussi riche en fleurs que le printemps, car on avait semé une grande quantité de ces fleurs dites plantes d’été, qui fleurissent non-seulement tant que dure l’automne, mais qui ouvrent hardiment leurs corolles aux mille nuances devant les premières gelées, et couvrent ainsi de tout l’éclat des étoiles et des pierres précieuses, la terre qui se cachera bientôt sous le tapis d’argent de la neige. ”
César Lecat Bazancourt, Les secrets de l'épée (1862)
“ L'automne semait déjà les bois et les champs de feuilles mortes et de plantes jaunies. — C'est une belle saison pour les poëtes, car tout près du sommeil de l'hiver, la nature prend un aspect mélancolique et calme qui prête à la rêverie et donne des ailes à la pensée. ”
“ Je sais une chanson meilleure ; Et je l’entonne, quand vient l’heure, En souvenir des jours passés ! Je suis le soir, je suis l’automne, Tout ce qui brille et va finir. Dieu nous reprend ce qu’il nous donne ”
Marie-Louise Lévêque, Les Nostalgies, poésies (1926)
“ Nul n'a jamais vu sur la terre Quelque chose durer toujours. Que durent les papillons roses, Les longs jours tristes et moroses, Toutes les fleurs, les douces roses ? Tout a un printemps, un été, Un hiver ainsi qu'un automne ; Dans les jours joyeux, monotones, L'aube, le soir, le midi, sonnent. ”
Maurice Betz,
Portrait de l'Allemagne
(1939)
“ Et l'automne n'est pas davantage une saison qui décante et épure. C'est une lourde fermentation, un rouge soleil qui fait macérer les bois, une rumeur de mort et de bourrasques, l'âpre méditation qu'inspire la fuite des heures. ”
“ Je retourne en automne, il est tout attristé. On le dirait alors un pauvre corps sans âme. Les feuilles dans le silence tombant d’ennui, S’entre-choquent en route en des bruits de squelette ; Un jour épuisé rôde, éteint, presque la nuit. ”
Léopold Curez, Voyage dans un parc : dédié à S. M. Louis-Napoléon III, empereur des Français… (1855)
“ L'automne, on voit pâlir leurs dernières couleurs, Et l'on peut s'abriter sous la voûte solide Où le Faune poursuit la faible Néréide, Quand les ombres du soir, s'allongeant sous les cieux, Ne nous permettent plus de le suivre des yeux. ”
Charles d' Eberstein, Argent et tourelles, par le Bon d'Eberstein
“ La nuit descendait cependant, une de ces nuits pures, suaves, pleinement délicieuses que nous fait l'automne alors que la terre, après avoir donné tous ses fruits et toutes ses fleurs, semble se complaire, paresseuse et calme, dans sa grâce et dans sa beauté. ”
A. Gérard, Revue des Deux Mondes
“ Les Nô du printemps sont comme illuminés de l’éclat et de la jeune ardeur des cerisiers. Les Nô de l’automne ont la grâce mélancolique des feuilles qui rougissent et tombent, de la brise qui souffle à travers les pins. ”
