Hélène Swarth

Élements biographiques

Portrait de Hélène Swarth Hélène Swarth Octobre en fleur

L’arôme des lys blancs ennoblissait la chambre,
Les grands lys de la Vierge, ô les plus beaux des lys.
Candides, fiers et purs, ô les lys de jadis !
Mais mon cœur frissonnait de froid, comme en Novembre.
La plage était morose et grise était la mer,
Dont j’avais respiré la fraîche odeur saline.
Mon cœur, seul et frileux, tremblait dans ma poitrine.
Le dégoût du passé rendait mon cœur amer.
Ô la vague d’amour où noyer mon angoisse !
Le passé m’a trompée en celui que j’aimais.
Il ne viendra jamais, celui qui, à jamais
Prendra mon cœur comme une fleur, sans qu’il le froisse.
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Portrait de Hélène Swarth Hélène Swarth Octobre en fleur

Toute ma vie en pleurs, je l’attendis en vain.
Depuis, dans mes cheveux, quand le vent les soulève,
Je ne sens plus frémir le mystère divin.
Plus d’un m’a dit : — « Je t’aime, oh ! voulons-nous ensemble
Aller reconquérir le paradis perdu ?
C’est moi ton âme-sœur, viens, mets ta main qui tremble
Dans ma main pour trouver le ciel qui nous est dû ! »
Mais ce n’était pas Lui. Je restai solitaire,
Le cœur déçu, les yeux en pleurs, l’âme en exil
Et n’espérant plus rien du ciel et de la terre.
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Portrait de Hélène Swarth Hélène Swarth Octobre en fleur

Pour qu’en tes bras aimants repose ta colombe.
Je viens me souvenir de nos heures d’extase,
Bien qu’elles aient laissé mon âme inassouvie.
Je viens bénir tes yeux et tes lèvres, ces vases
De lumière et d’espoir où je buvais la vie,
Tes lèvres qui mêlaient aux baisers la parole
De courage et tes mains de joie et de caresse,
Ton haleine au parfum de rose — oh ! la mort vole
Tout ce qui m’a charmée — oh ! tes bras fous d’ivresse,
Tes bras chers, où sont-ils ?
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