“ LES COQUILLAGES Chaque coquillage incrusté Dans la grotte où nous nous aimâmes À sa particularité. L’un a la pourpre de nos âmes Dérobée au sang de nos cœurs Quand je brûle et que tu t’enflammes ; Cet autre affecte tes langueurs Et tes pâleurs alors que, lasse, Tu m’en veux de mes yeux moqueurs ; Celui-ci contrefait la grâce De ton oreille, et celui-là Ta nuque rose, courte et grasse ; Mais un, entre autres, me troubla. ”
Coquillage
Définition et enjeux
Le coquillage, objet naturel ou métaphore poétique, incarne à la fois la fragilité et la résistance. Des auteurs comme Paul Verlaine l’associent à l’amour, tandis que Simon Louis Pierre de Cubières explore ses traits biologiques et esthétiques.
Hélène Swarth le relie à l’émotion, et Mme Figuier le place dans un récit touchant. Victor Hugo, quant à lui, en fait un symbole de réflexion morale. Ces approches variées, allant de l’observation scientifique à l’imaginaire littéraire, révèlent une richesse interprétative unique, illustrée par les textes analysés.
Citations sur le coquillage
Simon Louis Pierre de Cubières, Histoire abrégée des coquillages de mer… (1799)
“ En brisant la pierre dans laquelle est renfermé ce coquillage, on voit que le trou qui lui a servi à y pénétrer, se prolonge en forme d'entonnoir jusqu'à la loge de la coquille. La variété des nuances, l'éclat des orients, la richesse de la robe, deviennent inutile à celui qui se voue à une éternelle solitude ; aussi la PHOLADE laisse-t-elle à L'OLIVE le charme des couleurs et ne dispute point au BURGAU le ton resplendissant de sa superbe nacre; une couleur modeste est celle qui lui convient. ”
“ Le coquillage, c’est-à-dire le maestro (et je soutiens qu’aucune métaphore ne pouvait être mieux appropriée à ses mouvements anguleux, à ses yeux nacrés, à ses pommettes tachetées de rouge, et surtout aux mille petites boucles blanches, raides et pointues de la perruque professorale) ”
Hélène Swarth,
Octobre en fleur
“ Car la mer tout entière est dans le coquillage. Mais toi, si tu m’aimais, tu ne verrais que moi Et tu serais tout pâle et palpitant d’émoi. Et tu prendrais mon cœur, ce frêle coquillage, Car l’amour tout entier chante en mon cœur sauvage. ”
Mme Louis Figuier, Le Gardian de la Camargue, scènes et souvenirs des Maremmes du Rhône
“ Caroubie reprit la coquille, et la porta à l’oreille de l’enfant. Personne n’ignore l’espèce de murmure confus qui s’élève d’un coquillage lorsqu’on l’applique contre l’oreille. La fièvre de la pauvre enfant accrut beaucoup ce bruit, et, comme bercée par les sons mystérieux qu’elle entendait, Manidette s’endormit doucement. Sa mère tenait toujours le coquillage sur sa petite oreille chaude et veloutée. Hissés sur la pointe du pied, Berzile, Alabert et Fennète s’approchaient avec précaution pour tâcher de lire sur le visage de la jeune malade la réponse de la Vierge. ”
Zénaïde Fleuriot,
En congé. Edition 2
(1881)
“ Chaque pêcheuse peut se fournir son potage ou engraisser son petit porc. Berthe transforme les coquilles des patelles en chapeaux pour sa poupée. Que de choses dans la mer, chère maman ! que de coquillages de toutes les couleurs, de toutes les formes, et dans chaque coquillage un petit animal qui peut devenir une nourriture pour l'homme! Je suis émerveillé de ce que je vois, et je suis très-curieux de tous les détails que mon oncle me donne sur toutes choses. ”
Erckmann-Chatrian, Contes et romans populaires
“ Maintenant, pour vous faire comprendre pourquoi vous entendez ces bruits au fond du coquillage, il faut vous expliquer une chose. Vous connaissez l’écho de la Roche-Creuse, qui vous renvoie votre cri quand vous criez, votre chant quand vous chantez, et le son de votre corne, lorsque vous ramenez vos chèvres de l’Altenberg le soir. Eh bien, ce coquillage est un écho semblable à celui de la Roche-Creuse ”
Simon Louis Pierre de Cubières, Histoire abrégée des coquillages de mer… (1799)
“ Que ne fait-on pas pour celle qu'on adore ? Il cherche , il observe. Soit le hasard aveugle, comme l'amour, soit ce dieu lui-même qui le conduit, l'habitant de Tyr découvre que cette couleur est renfermée dans ce dangereux coquillage ; à l'instant il se met en course, parcourt les rivages, les mers, rassemble des pêcheurs, soudoye des plongeurs , les envoye consulter les cavernes submergées , parvient à faire une abondante récolte de la coquille épineuse, en extrait la liqueur, en teint un voile et court en faire hommage à son amie. ”
Victor Hugo,
Les Contemplations
“ LA COCCINELLE Elle me dit : Quelque chose Me tourmente. Et j’aperçus Son cou de neige, et, dessus, Un petit insecte rose. J’aurais dû — mais, sage ou fou, À seize ans, on est farouche, — Voir le baiser sur sa bouche Plus que l’insecte à son cou. On eût dit un coquillage ; Dos rose et taché de noir. Les fauvettes pour nous voir Se penchaient dans le feuillage. Sa bouche fraîche était là : Je me courbai sur la belle, Et je pris la coccinelle ; Mais le baiser s’envola. — Fils, apprends comme on me nomme, Dit l’insecte du ciel bleu, Les bêtes sont au bon Dieu ; Mais la bêtise est à l’homme. ”
Simon Louis Pierre de Cubières, Histoire abrégée des coquillages de mer… (1799)
“ La nature ne nous donne pas les coquilles telles qu'on les voit dans les cabinets d'histoire naturelle. Lorsqu'on les retire de la mer, la plupart sont couvertes d'un drap marin, enveloppe grossière, plus ou moins épaisse, qui contribue à leur conservation. Le coquillage, ainsi qu'un avare, a soin de nous cacher la richesse de sa robe sous cette enveloppe brute : mais à l'aide d'un acide tempéré ou d'une pierre ponce, on la fait bientôt disparoître, et les tissus les plus agréables s'offrent alors à nos yeux ”
Mme Ve Ravinet, Mémoires d'une créole du Port-au-Prince… (1844)
“ LE COMTE. — Quoique les coquillages ne soient pas inconnus à M. le chevalier, s'il veut passer dans mon cabinet, il verra dans les tiroirs de ma commode une suite de coquilles dont la variété et les riches couleurs le réjouiront. Il y verra dans ce petit espace des curiosités des quatre parties du monde. Bien des gens en l'ont amas et les rangent en différentes classes, en donnant à chaque coquille le nom de la chose avec laquelle elle se trouve avoir le plus de ressemblance. Ce n'est pas une science fort flatteuse que de pouvoir donner un nom à chaque sorte de coquillage ”
Simon Louis Pierre de Cubières, Histoire abrégée des coquillages de mer… (1799)
“ Ce qui m'a prouvé que la nature avoit donné à cet animal un moyen de former le vuide dans sa coquille, c'est que toutes les fois que j'en ai percé la sommité pour y faire rentrer l'air , le coquillage s'est séparé à l'instant du rocher auquel il étoit attaché. ”
Various, Le Tour du Monde; Shangaï, la métropole chinoise
“ Voici un industriel qui façonne les petites cyprées marines, le joli coquillage qui servira à orner la coiffure en forme de diadème, en étoffe rouge ou verte, des enfants; il est occupé à les percer de part en part en longueur. ”
Simon Louis Pierre de Cubières, Histoire abrégée des coquillages de mer… (1799)
“ L'animal renfermé dans I'OREILLE DE MER a une tête très-distincte ; elle est garnie de quatre cornes ; ses yeux sont placés au sommet des deux plus petites; lorsqu'il marche sur terre, sa plaque ou la partie charnue sur laquelle il porte, déborde de beaucoup la circonférence de sa coquille. Ce coquillage, médiocrement bon à manger, est destiné à faire des ornemens ou à parer nos cabinets. ”
Louise Colet,
Promenade en Hollande
“ Ces coquillages ont un grand prix, mais ce ne sont pas de ceux qui ravissent les regards ; on dirait de grosses huîtres ternes où le soleil n’a pas incrusté un seul de ses rayons. Je suis attirée par une vitrine où reposent les coquillages les plus éblouissants. C’est une série de grands coquillages nacrés, sur lesquels toutes les teintes de l’arc-en-ciel se graduent ; puis voici toute la riante famille des belles coquilles roses : on dirait des joues de jeunes filles ou des feuilles énormes de frais camélias. ”
Guillaume-Thomas Raynal,
Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux…
“ Elles ont été les premiers pas de la science, qu’il étoit réservé au tems, aux efforts des hommes de génie, & à des hasards heureux de perfectionner. On a tenté de déchirer le voile de la nature avant que de le lever. Les Grecs & les Romains disoient que le coquillage s’élevoit tous les matins sur la surface des eaux, & recevoit la rosée qui s’y changeoit en perle. Cette idée agréable a eu le sort de tant d’autres fables, lorsque l’esprit d’observation a fait connoître que le coquillage restoit toujours au fond de la mer ou attaché aux rochers où il s’étoit formé ”
Simon Louis Pierre de Cubières, Histoire abrégée des coquillages de mer… (1799)
“ Ce coquillage habite ordinairement les retraites obscures que la mer creuse sous les rochers , et ne surnage à la surface de l'onde , que quand l'animal en est entièrement détruit. Voilà sans doute pourquoi on trouve rarement dans les cabinets, les deux battans homogènes de cette belle coquille. La FAÎTIÈRE OU la TUILÉE, est couverte d'écailles couchées les unes sur les autres. Elle est aux autres coquilles, ce que la Baleine est aux autres poissons. On a vu des FAITIÈRES qui avoient jusqu'à cinq pieds de long sur trois de large, et qui pesoient plus de quatre cents livres. ”
Renée Vivien,
La Dame à la louve
“ Elle était hostilement pure comme une de ces petites bêtes marines qui vivent tapies en un coquillage aux parois de nacre... Je vis la contraction douloureuse de tout son visage brun. ”
Pierre Joigneaux,
Pisciculture et culture des eaux
(1864)
“ La Moule est un coquillage trop connu pour qu'une description minutieuse soit nécessaire; nous nous contenterons de dire qu'à l'extérieur, la coquille est d'un violet foncé ou qu'elle est fouettée de violet sombre sur un fond un peu éclairci ”
Alexandre Savérien, Histoire des philosophes modernes… (1760-1769)
“ Il est peu d'êtres dont on tire tant de parti que des coquillages. Les Grecs en composoient un fard avec de la pommade, dont ils se frottoient le corps. Les habitants de Tyr retiroient du coquillage appellé murex une belle couleur de pourpre, dont ils faisoient usage en teinture. Chez les Romains, les buccins, autre forte de coquillages, servoient de trompettes à la guerre. Les huîtres produisent des perles. Et les ouvriers ont trouvé l'art de tirer du burgau une belle nacre, qu'ils incrustent d'or, & dont ils font de très jolis bijoux. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ C’est un coquillage long comme la moitié du petit doigt, mince & de couleur de châtaigne. Il renferme un petit poisson longuet, rouge, odorant, qui se trouve dans les lacs des Indes Orientales, & qui a l’odeur du Nard : les coquilles n’ont point d’odeur lorsqu’elles n’ont plus le poisson. ”
Jules Verne,
Deux ans de vacances
(1888)
“ — Ce n'est pas un coquillage, cela, répondit Briant, c'est. ”
Marcel Schwob,
La Lampe de Psyché
“ Je connais chaque herbe de la plaine marine qui est parfois violette et parfois bleue, et j’ai la science de tous les coquillages enroulés. Il y a de ces herbes qui sont douées de notre vie : celles-là ont des yeux transparents comme la gelée, un corps semblable à la tétine de truie, et une multitude de membres minces qui sont aussi des bouches. Et parmi les coquilles trouées, j’en ai vu qui étaient percées plus de mille fois ; et de chaque petite ouverture sortait ou rentrait un pied de chair sur lequel marchait la coquille. ”
Simon Louis Pierre de Cubières, Histoire abrégée des coquillages de mer… (1799)
“ « L'obscurité vaut mieux que tant de renommée. » La MAÇONNE, dis-je, solitaire, modeste et ennemie du faste, laisse aux autres coquillages le charme des formes, la variété des nuances, la richesse des couleurs et l'éclat des orients. Cette coquille est composée d'une pâte brute, d'une couleur sombre et terreuse ; le poisson qu'elle renferme dépose sur la partie extérieure de sa coquille un gluten ou espèce de mastic, par le moyen duquel elle s'enveloppe toute entière d'une prodigieuse quantité de petits cailloux. ”
Alphonse de Lamartine,
Méditations poétiques/Édition de 1860
“ LE COQUILLAGE AU BORD DE LA MER À UNE JEUNE ÉTRANGÈRE Quand tes beaux pieds distraits errent, ô jeune fille, Sur ce sable mouillé, frange d’or de la mer, Baisse-toi, mon amour, vers la blonde coquille Que Vénus fait, dit-on, polir au flot amer. L’écrin de l’Océan n’en a point de pareille ; Les roses de ta joue ont peine à l’égaler ; Et quand de sa volute on approche l’oreille, On entend mille voix qu’on ne peut démêler. Tantôt c’est la tempête avec ses lourdes vagues Qui viennent en tonnant se briser sur tes pas, Tantôt c’est la forêt avec ses frissons vagues, Tantôt ce sont des voix qui chuchotent tout bas. ”
Robert Louis Stevenson,
Dans les mers du sud.... Les Marquises et les Paumotus
(1920)
“ Pourpre, rouge, blanc, vert, jaune, pie et strié, et nué, les coquillages vivants portent en toutes combinaisons la livrée du récif mort, — si le récif est mort, — de telle sorte que l'œil est continuellement leurré et le collectionneur continuellement trompé. J'ai pris des coquilles pour des pierres, et des pierres pour des coquilles, l'un aussi souvent que l'autre. Un caractère dominant du corail est d'être pointillé de petites taches rouges, et il est étonnant de voir combien de variétés de coquillages ont adopté la même mode et revêtent le déguisement des taches rouges. ”
Johann Rudolf Wyss,
Le Robinson suisse. 1
(1871)
“ Les coquillages, nous dit-il, sont une des branches de l'histoire naturelle les plus difficiles et les moins explorées jusqu'à ce jour. On dirait que la science a reculé devant ces merveilles de la création, et que, prompt à enregistrer les phénomènes qui se révèlent dans l'existence des autres êtres organisés, son oeil investigateur a été inhabile à saisir le secret de la vie qui anime les enveloppes épaisses que nous appelons coques ou coquilles. ”
“ La princesse sortit de la coquille, elle se leva et voulut revenir chez elle, mais elle ne savait où était son pays. Elle ne faisait que pleurer regrettant Noix de Coco ; elle rentra dans la coquille et y resta. La princesse regrettant Noix de Coco ne faisait que pleurer dans la coquille nacrière. Au bout d’un mois et demi elle vit un homme et une femme qui venaient ramasser des coquillages. La princesse rentra dans la coquille et pleura, ses gémissements ressemblaient à ceux d’un enfant. ”
Antoine-Joseph Dezallier d'Argenville, L'histoire naturelle éclaircie dans deux de ses parties principales… (1742)
“ Rien n'est si abondant en Coquillages que la mer rouge ; les Nérites , les Pourpres, les Porcelaines , les Buccins, la Faîtière, le Manteau ducal, les Tonnes, les Limaçons , les Huitres, lès beaux Oursins, les Lepas & quantité de très-belles Coquilles s'y présentent de tous côtés. ”
Tom Tit,
Pour amuser les petits
(1893)
“ Lorsque nous récolterons des coquillages sur le bord de la mer, nous les ferons d'abord bouillir dans de l'eau douce, puis sécher plusieurs jours au soleil, afin qu'ils n'aient plus d'odeur quand nous les rangerons dans nos boîtes. ”
Antoine-Joseph Dezallier d'Argenville, L'histoire naturelle éclaircie dans deux de ses parties principales… (1742)
“ CHAPITRE SIXIEME. Dans quels lieux se trouvent les Coquillages de mer, de riviére & de terre, avec les différentes maniéres de les pêcher. NOUS venons devoir l'admirable structure des Coquillages qui nous font connus, que ne remarquerions-nous point dans ceux que la mer nous cache! Quelle variété dans un même genre! Elle est si grande qu'on trouve rarement deux Coquilles parfaitement semblables ; il y a toujours de la différence dans la grandeur, dans la forme extérieure, ou dans quelques marques particuliéres, la Nature y a même emploie jusqu'à la bizarrerie ”
Guillaume Capus,
Guide du naturaliste préparateur et du naturaliste collectionneur…
(1879)
“ Quoique cette négligence nous fasse perdre l’objet d’une étude anatomique et physiologique des Mollusques, il nous reste cependant encore la satisfaction de pouvoir contempler à l’aise les formes élégantes des diverses coquilles, la beauté et l’éclat de leurs couleurs formant parfois des dessins d’une élégance admirable. Collection de coquillages. — La collection de coquillages est la plus facile à faire de toutes. La plupart des collectionneurs se bornent à ne conserver que la coquille sans l’animal qui l’habitait. ”
Anonyme, Les Mille et Une Nuits
“ Les uns après les avoir bien exercés, se plaisent à les monter, et à faire paroître leur adresse dans les courses. D’autres les attellent à des chars de nacre de perle, ornés de mille coquillages de toutes sortes de couleurs les plus vives. ”
Georges Duplessis, Le peintre-graveur français, ou Catalogue raisonné des estampes gravées par les peintres et les dessinateurs de l'école française… (1835-1871)
“ Un homme, tenant une grosse pierre, s'apprête à écraser, du premier coup, le coquillage qui produit la pourpre, étant au bas, à droite. = Celle qui meurt, etc. 142. (85) Le coquillage qui produit la nacre s'entr'ouvre sur la mer, près de son gardien, espèce de crabe; un poisson s'en approche. ”
Antoine-Joseph Dezallier d'Argenville, L'histoire naturelle éclaircie dans deux de ses parties principales… (1742)
“ Les Huitres, les Buccins, les Pourpres & les Moules font de ces gâteaux qui font une espéce de fray , ou un amas d'humeur visqueuse d'une nature semblable à la semence, & telle qu'en font les grenouilles. (c) Aldrovandus dit que les Coquillages, qui ne font point de ces amas d'humeur, croissent de leur propre volonté. Il y a dans la mer selon lui, beaucoup de parties terrestres remplies de vie; de cette concrétion toutes les Coquilles naislent, une portion de la terre se durcit à l'entour & se forme de maniére, que le corps contient en dedans les parties qui donnent la vie. ”
Antoine-Joseph Dezallier d'Argenville, L'histoire naturelle éclaircie dans deux de ses parties principales… (1742)
“ Les défauts qu'on remarque aux Coquilles font naturels, ou accidentels. Les naturels viennent de la maladie, de l'âge ou de la mort des Poissons ; la maladie ou la mort leur ôtent la durée de leurs belles couleurs, & les vers les piquottent de tous les côtés, ce qui les détruit entiérement. L'âge ou la vieillesse les rend jaunes & livides. On évite tous ces défauts en pêchant les Coquillages en pleine mer, où ils font ordinairement bien vivans. Les autres défauts naturels, comme les raies, les cavités & les excroissances se peuvent pallier ”
