Johann Rudolf Wyss,
Le Robinson suisse. 1
(1871)
“ « Maman ! maman ! s'écria-t-il en approchant, un homard ! Ernest! une écrevisse de mer ! Où est Frédéric? Prends garde, Fritz, il te pincerait joliment! C'est moi qui l'ai pris, là-bas, au bord de l'eau! Le coquin m'avait saisi par la jambe, et, si je n'eusse pas eu un solide pan- talon de matelot, il me l'eût coupée net. Oh ! c'est un terrible animal ! » Ernest, qui était accouru aux cris de son frère, examinait curieusement le homard, puis il émit l'avis qu'on le fit cuire dans le bouillon, attendu qu'il avait su quelque part que la soupe aux écrevisses était une excellente chose. ”
