Alphonse Karr,
Hortense, par Alphonse Karr
(1841)
“ Une de mes joies du matin est d'aller, dès que le jour s'annonce, ouvrir moi-même la porte du pigeonnier que l'on ferme le soir par crainte des fouines et des belettes. Les pigeons, déjà accoutumés à moi, qui me suis chargé de leur déjeûner, viennent à ma voix et à mon aspect. Il y en a un surtout qui m'honore de la plus aimable familiarité, il est blanc comme un cygne et vient poser ses petites pattes roses sur mon épaule, où il s'amuse à fourrer son bec entre mes lèvres. Les autres sont parés des plus riches couleurs : il y en a de gris dont le cou paraît du plus beau vert. ”
