Napoléon Roussel,
Les oiseaux
(1862)
“ Il n'y a de perfection nulle part sur la terre. L'homme lui-même, qui jouit d'une grande supériorité sur tous les autres êtres, se trouve à plus d'un égard moins avantageusement doué qu'eux ! Il se traîne lentement sur la terre, tandis que l'oiseau, volant dans les airs, passe sans fatigue d'un monde à l'autre ; sa patrie c'est l'univers ! Nous apercevons à peine une maison au sommet d'une montagne; mais l'aigle, du haut des cieux, découvre dans nos champs un insecte et s'en empare plus rapide que la pensée. L'homme ne peut vivre qu'à la surface du globe ”
